La chronique d'Abdellah AJNAH
Cohabitation
LES FRONTIERES naturelles, c'est-à-dire les aires de transition entre deux milieux différents, sont toujours très riches en espèces et en individus. C'est ce que les écologues appellent l'"effet de bord".
S'il est une limite où l'effet de bord atteigne un maximum d'intensité, c'est bien précisément la frange côtière. Une multitude d'animaux s'intègrent à la communauté côtière. Si de nombreux oiseaux peuvent cohabiter, c'est que la majorité des espèces côtières sont spécialisées ; entendons par là que chacune d'entre elles, à des heures d'activité précises, s'attaque à des proies déterminées, hante des niveaux bien délimités et fait appel à des techniques de chasse élaborées. Les intervalles marginaux laissés libres sont occupés par les mouettes et quelques autres volatiles à régime éclectique.
Quel bel exemple de cohabitation !
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