La chronique d'Abdellah AJNAH
Savoir se vendre
IL était une fois un vieux richissime. A sa mort, il laissa un testament dont le contenu est curieux : "Je lègue ma fortune à un seul de mes quatre fils, à condition qu'il justifie devant le juge qu'il est le plus paresseux".
Les quatre enfants se présentèrent alors devant un juge qui les interrogea l'un après l'autre :
- Comment justifiez-vous que vous êtes paresseux ?
- S'il pleut, je peux rester sous la pluie, car je ne supporte pas de marcher. Je peux mourir de faim et je ne mangerais pas car j'ai horreur de mâcher la nourriture, répondit le premier.
Le juge s'adressa au deuxième :
- Venez à la barre pour nous expliquer votre paresse.
- Désolé, monsieur le juge, par le fait d'être paresseux, il m'est très difficile de venir jusqu'à vous pour m'expliquer.
- Excellent ! Vous êtes meilleur que le précédent.
En interrogeant le troisième, c'est une femme qui prit la parole :
- Mon mari est tellement paresseux qu'il ne peut même pas parler.
- Très bien, je pense que personne ne peut mieux faire, mais par devoir, j'interroge le dernier.
Une autre femme prit alors la parole :
- Monsieur le juge, mon mari n'est pas là. Il est tellement paresseux qu'il n'a pas pu faire l'effort de venir assister à l'audience. Il m'a chargée de vous transmettre ses excuses.
Dans le monde de la politique, ceci s'appelle savoir se vendre.
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