La chronique d'Abdellah AJNAH
Pourvu que ma tête soit épargnée !
UN jour, on apprit à Zoomy que son village prenait feu. Il répondit, imperturbable : "Heureusement pour moi !".
"Mais Zoomy, c'est ton quartier qui est en feu !", lui précisèrent ses informateurs.
"Que voulez-vous que cela me fasse ?", répondit-il.
"Mais enfin Zoomy, c'est ta maison qui est en feu !".
Au lieu de se ruer pour constater les dégâts, il se contenta de répondre : "Heureusement pour moi !".
Ne s'attendant pas à son désintéressement, l'assistance le contempla médusée.
Lorsqu'il comprit qu'il avait choqué son auditoire, Zoomy s'écria : "Pourvu que ma tête soit épargnée !...".
Alors, comment réagiraient nos hommes politiques s'ils perdaient simultanément tous leurs mandats ?
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