Communauté d'agglomération de Montpellier
La transition est en route
En attendant que le Tribunal administratif de Montpellier examine plus de soixante-dix recours, déposés par les opposants au périmètre de la Communauté d'agglomération de Montpellier, ladite collectivité continue son processus de mutation de 15 à 38 communes. Le 25 janvier dernier, les membres de la Communauté d'agglomération version 15 communes, se sont réunis en session pour traiter les affaires courantes.
UNE séance au cours de laquelle les élus devaient voter dix affaires. Un ordre du jour qui paraissait maigre, mais l'actualité était dense et Georges Frêche a eu tout le temps pour la commenter.
Dans son préambule, le Président de l'agglomération de Montpellier a tenu à apporter certaines précisions concernant les derniers développements des dossiers de la Communauté d'agglomération.
Parmi les affaires traitées, les déchets, les transports et l'assainissement figuraient en "bonne position", actualité oblige.
"Les secrétaires de mairies qui ne viennent pas aux réunions de la Communauté d'agglomération se comportent comme des militants et non comme des fonctionnaires" a déclaré Georges Frêche, qui a également mis en garde certaines personnes qui participent aux manifestations des opposants à la Communauté d'agglomération. En ligne de mire, les chauffeurs des camions d'ordures. Et d'enchaîner : "Ils ne devraient pas obéir à des ordres irresponsables". "Ce ne sont pas des menaces mais des mises en garde" a-t-il précisé. Un avertissement qui a pris tout son sens lorsque le Président de la Communauté d'agglomération a expliqué que "les fonctionnaires et les employés du SIVOM de l'Étang de l'Or seront intégrés dans les services de l'Agglomération", avant d'ajouter : "s'ils sont corrects, je serai correct." Le mot correct a tout son sens chez Georges Frêche : "S'ils continuent à militer et à sortir de leur rôle de fonctionnaire, nous allons appliquer la loi à la lettre." Appliquer la loi à la lettre est un autre chapitre que le Président de la Communauté d'agglomération sait décortiquer lettre par lettre : "Ceux qui subiront les conséquences de ces agissements seront les fonctionnaires et non les élus".
"Les avocats commencent à faire des conférences de presse." a déclaré Georges Frêche, faisant allusion à Maître Gras, avocat de l'ADSIC, qui a tenu dernièrement une conférence de presse à Saint-Aunès.
Au cours de cette séance, une délibération a été votée, posant les premières pierres du contrat d'affermage pour l'exploitation du service d'assainissement avec la commune de Beaulieu. Une occasion pour Georges Frêche de lancer "un avertissement à ces entreprises qui acceptent de traiter les marchés d'assainissement pour les communes", pour la simple raison que ces entreprises "risquent de voir leurs honoraires impayés, puisque la loi n'autorise plus les communes qui font partie de la Communauté d'agglomération d'exercer cette compétence".
Un autre chapitre est celui de la répartition des vice-présidences. L'assemblée de la Communauté d'agglomération a voté le montant des indemnités pour les élus de ladite collectivité, et Georges Frêche a tenu à préciser que "toutes les communes qui sont favorables à la Communauté d'agglomération hériteront d'une vice-présidence". Le nombre en sera fixé entre 26 et 28 postes de vice-présidents. Une décision qui risque, sans doute, de provoquer quelques distorsions entre les membres de la majorité représentant la Ville de Montpellier.
Une sortie de haches et de sabres entre les Verts et Georges Frêche est dans l'air du temps, sauf que ce dernier, grand "politico-magicien", arrive toujours à retirer des postes de responsabilité de son chapeau. Il a proposé la création de postes de conseillers spéciaux, un statut intermédiaire entre les vice-présidents et les conseillers ordinaires.
Une Communauté d'agglomération qui s'agrandit, a bien évidemment besoin de nouveaux fonctionnaires. Le Conseil a adopté à l'unanimité une délibération qui préconise "le changement du tableau des effectifs et la création de postes".
Le prochain Conseil a été fixé au 28 février à 18 heures.
Montpellier, le 19-02-2002
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