Conseil Municipal de Montpellier
La démocratie de proximité fait six nouveaux heureux à Montpellier
Le 27 juin, s'est tenu un Conseil Municipal à l'Hôtel de Ville de Montpellier. Parmi les dossiers traités : la démocratie de proximité avec un découpage des quartiers, l'élection de six nouveaux adjoints au maire et l'ouverture d'un appel d'offres européen en matière de collecte des déchets et de nettoiement de la Ville de Montpellier.
EN PREAMBULE de cette séance publique du Conseil municipal de Montpellier, le maire, Georges Frêche, a rappelé que le feu d'artifice du 14 juillet prochain sera tiré sur le quartier de Port Marianne, près du bassin Jacques Cœur. "Pour une raison de sécurité et vu la forte densité des habitants à proximité de l'Esplanade de l'Europe, les pompiers et les services compétents ont demandé ce déplacement." a expliqué Georges Frêche.
En cette période, les commentaires politiques sur l'action gouvernementale ne manquent guère. Tout d'abord, le dossier des prud'hommes qui siègent actuellement à l'Hôtel particulier Richer de Belleval. "Pour le bon fonctionnement d'une justice qui est au service des travailleurs, nous avons proposé aux prud'hommes de déménager au 16 rue de la République." a précisé le maire de Montpellier. Selon ce dernier, "le montant du financement proposé par le ministère pour pouvoir réaliser les travaux d'aménagement nécessaires au niveau des nouveaux locaux est insuffisant.". Résultat : les prud'hommes vont rester Place de la Canourgue, jusqu'à nouvel ordre.
Par ailleurs, la question du départ de la brigade de la gendarmerie a également déclenché les hostilités de Georges Frêche. "Monsieur Sarkozy veut assurer la sécurité des personnes, or il prive les Montpelliérains d'une brigade de 60 gardes mobiles." a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Ils sont partis en cachette. Je n'étais même pas averti. L'Etat ne respecte plus ses engagements par rapport au contrat local de sécurité". C'est Frédéric Tsitsonis, conseiller municipal de l'opposition, qui a répondu au maire de Montpellier : "Ils reviendront au mois de septembre prochain." Georges Frêche a alors rétorqué : "D'ici là, si les Montpelliérains se font voler ou agresser la nuit, je leur demanderai d'écrire à Monsieur Nicolas Sarkozy."
La démocratie de proximité : découpage de quartiers et élections de six nouveaux adjoints au maire.
La loi du 27 février 2002, relative à la démocratie de proximité, prévoit la création de postes d'adjoints au maire chargés principalement d'un ou plusieurs quartiers. C'est ainsi que le Conseil municipal a voté une délibération qui porte le nombre d'adjoints au maire à 24 au lieu de 18.
Avant de désigner les six nouveaux heureux, c'est le découpage de la ville pour constituer les quartiers qui a concentré les débats. Sept quartiers ont été retenus : Montpellier Centre, Croix d'Argent, Hôpitaux-Facultés, Prés d'Arènes, Cévennes, Port Marianne et Mosson qui, jusqu'à présent, était appelé Paillade et dont le nom a changé selon le souhait des habitants du quartier Celleneuve.
Le patron des Verts, Jean-Louis Roumégas, a été le premier à se lancer dans le débat, la "démocratie de proximité" étant un de ses chevaux de bataille. Il a déclaré : "Il existe une crise de la représentation politique. Les gens se reconnaissent de moins en moins dans les partis." Il a ajouté : "Le quartier Centre est grand, il compte beaucoup d'habitants. Ainsi, il valait mieux le découper".
L'opposition de droite a critiqué la démarche de la majorité : "On n'est pas aujourd'hui au centre du débat. Il y avait possibilité d'aller plus loin au niveau du découpage des comités de quartiers." a déclaré Bruno Barthez. "Nous avons suivi le découpage décidé par l'INSEE. Si nous avions retenu une autre option, vous auriez dit que nous avons changé le découpage de l'INSEE pour servir nos propres intérêts." a répliqué Georges Frêche. L'opposition s'est abstenue lors du vote.
La suite logique était l'élection des nouveaux adjoints. Ont ainsi été élus : Ghislaine Begin, Anne-Yvonne Le Dain, Christophe Moralès, Fanny Dombre-Coste, Régine Souche et Patrick Vignal.
Collecte des déchets et nettoiement de la Ville de Montpellier Appel d'offres européen ouvert
Parmi les affaires étudiées, figurait l'appel d'offres européen concernant la collecte des déchets de la Ville de Montpellier. Les prestations de collecte des déchets et de nettoiement de la Ville de Montpellier sont actuellement assurées par la Société méditerranéenne de nettoiement Nicollin.
L'histoire remonte au mois de mars dernier. Le 27 mars dernier, le Tribunal administratif de Montpellier a ordonné l'annulation de la délibération du Conseil municipal en date du 25 juillet 2001. La Ville de Montpellier a alors décidé de faire appel de ce jugement. "Cependant, l'appel n'étant pas suspensif, il convient de relancer la procédure d'appel d'offres." a déclaré Georges Frêche.
Ce marché de collecte des déchets et de nettoiement fera l'objet d'un appel d'offres ouvert européen. Il sera d'une durée de sept ans, contrairement au précédent contrat qui était d'une durée de cinq ans. La nouveauté a consisté à lancer deux appels d'offres différents. L'équipe municipale a ainsi séparé le marché en collecte des déchets d'une part et en nettoiement d'autre part. Celui de la collecte des déchets pourra être transféré prochainement à l'Agglomération de Montpellier comme compétence optionnelle.
Georges Frêche n'a pas manqué de faire porter à l'opposition la responsabilité d'une éventuelle augmentation des dépenses en matière de déchets. Il a déclaré : "Les fautes relevées sur le contrat qui vient d'être annulé bénéficiaient à la Ville. Pour les cinq années à venir, il faut mettre 50 millions de francs (7,6 millions d'euros) supplémentaires pour avoir les mêmes prestations. Les contribuables montpelliérains apprécieront." C'est Martine Petitout, membre éminent de l'opposition municipale et présidente de l'association des contribuables de l'Hérault, qui a porté l'affaire devant le Tribunal administratif de Montpellier.
Pauvre Martine, elle n'est pas là pour répondre au maire de Montpellier, mais comme elle est connue elle ne tardera à se manifester.
Montpellier, le 02-07-2002
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