Espagne
Zapatero élu pour un second mandat à la tête du gouvernement
JOSE Luis Rodriguez Zapatero, 47 ans, a été officiellement investi vendredi 11 avril 2008 à la présidence du gouvernement espagnol pour un second mandat de quatre ans, à la majorité simple du Congrès des députés.
Il va devoir s'atteler en priorité à gérer le brusque ralentissement de l'économie espagnole, après un premier mandat de réformes sociales terni par sa négociation manquée avec l'organisation indépendantiste basque ETA.
Le dirigeant socialiste prêtera serment samedi 12 avril devant le roi Juan Carlos, avant d'annoncer la composition de son gouvernement, au sein duquel il devrait reconduire les piliers de son équipe sortante, notamment Pedro Solbes à l'Economie et Miguel Angel Moratinos aux Affaires étrangères.
José Luis Rodriguez Zapatero a été investi par le parlement avec le seul appui des députés du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, 169 députés), net vainqueur des élections législatives du 9 mars, mais à la majorité relative.
Les conservateurs du Parti populaire (PP, 154 députés) ont voté contre tandis que la plupart des partis minoritaires se sont abstenus.
Alors que les socialistes ont remporté cinq sièges de députés de plus qu'en 2004, José Luis Rodriguez Zapatero a, cette fois, "préféré commencer cette législature libre de tout engagement", en particulier vis-à-vis des nationalistes, relevait le quotidien El Pais (centre-gauche).
L'économie espagnole est en plein ralentissement, sous l'effet conjugué de la crise financière internationale et du brusque coup d'arrêt de la construction, moteur de la vigoureuse croissance de la décennie écoulée.
Il a souligné qu'il allait organiser "d'urgence" des discussions entre syndicats et patronat pour tenter de nouer un pacte social permettant de "renforcer la compétitivité de l'économie, dont celle du marché du travail".
José Luis Rodriguez Zapatero avait annoncé mardi 8 avril un paquet de mesures volontaristes, promettant de puiser dans les dizaines de milliards d'euros d'excédents budgétaires accumulés sous son premier mandat, pour amortir le choc du ralentissement, sans rien sacrifier de son "plan de cohésion sociale".
Il a réitéré vendredi 11 avril son offre de pactes avec la droite sur certains sujets essentiels comme la lutte antiterroriste, "pour en finir avec l'ETA".
11-04-2008
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