contact
Contact

Google

Elections
Entretien avec Jean-Luc Meissonnier, maire de Baillargues
"Instaurer un droit d'inventaire et laisser la place aux jeunes"



Jean-Luc Meissonnier, maire de Baillargues, est à son premier mandat. Elu sous l'étiquette RPR, il est aujourd'hui candidat déclaré pour les législatives sur la troisième circonscription de l'Hérault. Il risque l'exclusion de son parti, vu qu'il s'engage contre Jean-Pierre Grand, maire de Castelnau-le-Lez et candidat RPR sur la même circonscription. Jean-Luc Meissonnier est connu comme étant un ardent opposant à Georges Frêche au sein de la Communauté d'Agglomération de Montpellier.

Entretien

La Citoyenneté :
Vous êtes un candidat déclaré aux élections législatives. Le maire de Castelnau-le-Lez, Jean-Pierre Grand, a dit que vous faites le jeu de Georges Frêche. Qu'en pensez-vous ?
Jean-Luc Meissonnier : Je ne sais pas si Jean-Pierre Grand mesure ses propos, mais ce qui est sûr, c'est que si Jean-Pierre Grand se positionne de cette façon, je me permettrais de dire que, contrairement à lui, j'ai le mérite d'être clair vis-à-vis de Georges Frêche, c'est-à-dire de ne pas lui manger dans la main.

La Citoyenneté : Et votre exclusion éventuelle du RPR ?
Jean-Luc Meissonnier : Vous savez, au niveau du RPR local régional, il y a 4, 5 ou 6 courants, on ne les compte plus maintenant. Ces guerres intestines n'intéressent plus personne, et notamment les jeunes RPR comme moi, qui préfèrent se mettre en retrait de tous ces règlements de compte qui ne font qu'entacher l'image de la droite modérée. Ainsi, je préfère me mettre à l'écart plutôt que d'adhérer à une idéologie et à une politique politicienne qui ne m'habitent pas pour le moment.

La Citoyenneté : Autrement dit, vous vous mettez en congé, avec un éventuel retour plus tard ?
Jean-Luc Meissonnier : Il y en a qui l'ont fait avant moi, qui se sont mis en disponibilité sur certaines échéances électorales, et notamment aux dernières législatives. Donc, pour le moment, il est évident que je suis un jeune élu, que je ne suis pas en mesure de prétendre à quoi que ce soit au niveau du RPR, vu que les uns ont leurs entrées à Paris, les autres à Montpellier, par exemple. Ce que je veux surtout représenter, c'est une nouvelle image de la politique, qu'elle soit de droite ou de gauche.
A gauche, il y a des jeunes qui montent aussi, et je trouve que cela est très bien, parce qu'aussi bien à droite qu'à gauche, les gens en ont marre de toutes ces salades et de voir tous ces dinosaures qui se battent à chaque échéance électorale. Les gens n'ont plus foi aux hommes politiques. Ils préfèrent, à la limite, ne pas aller voter, parce qu'à chaque élection, on retrouve les mêmes têtes, les mêmes idées et les mêmes promesses. Donc, à travers un programme électoral, qu'il soit législatif ou présidentiel, les gens s'attacheront aux têtes nouvelles, mais surtout à des personnes qui auront des discours différents et sincères.

La Citoyenneté : Vous avez donné votre signature à Corinne Lepage et non pas à Jacques Chirac. Pourquoi ce choix ?
Jean-Luc Meissonnier : Jacques Chirac pouvait se passer de ma signature, parce qu'il est beaucoup plus facile de donner sa signature à Jacques Chirac -dans la démarche hypocrite, on ne fait pas mieux- que de la donner à Corinne Lepage. C'est une femme que j'aime bien, parce qu'elle a un discours cohérent par rapport aux problèmes de l'environnement, par rapport à son positionnement et à son appartenance politique, qui est certes beaucoup plus à droite qu'à gauche, puisqu'elle a fait partie du gouvernement Juppé; mais elle est beaucoup moins politique que les autres candidats.

La Citoyenneté : Seriez-vous d'avis pour limiter les mandats dans le temps ?
Jean-Luc Meissonnier : Je serais effectivement d'avis pour limiter les mandats dans le temps. Mais je serais surtout d'avis pour faire un état des lieux avant de prendre une fonction, et après une première échéance électorale. L'idéal, ce serait d'avoir la traçabilité d'un homme politique, ce qui permettrait de connaître son parcours et de voir, à chaque échéance électorale, ce qu'il a fait de bien pour sa commune. Cela permettrait d'avoir une possibilité de démasquer les gens.

La Citoyenneté : Quels sont vos projets pour cette campagne législative ?
Jean-Luc Meissonnier : Le groupe auquel j'appartiens, je ne le connais pas pour le moment. Donc on verra comment se dérouleront les législatives. Il s'agit surtout de faire remonter les problèmes de la ruralité à un haut lieu.

La Citoyenneté : Selon la version Verts ou la version Chasseurs ?
Jean-Luc Meissonnier : Chez les Chasseurs, il y a du bon et du mauvais. Les Verts s'éloignent actuellement de la logique, on le voit à travers tous leurs programmes. Au niveau des écologistes, c'est pareil, ça se chevauche. En fait, nous sommes dirigés par des gens qui ne sont pas concernés par notre ruralité ni par notre authenticité.
Certes, les programmes de l'environnement existent. Concernant les Verts, il y a des exemples qui ne sont pas très flagrants à Montpellier, pour montrer leur clarté. Il faut être clair, dire que c'est comme ça et que ce n'est pas autrement. Il y a eu tout un électorat qui disait, par dépit, "moi, je vais voter Vert parce que ça ne mange pas de pain". C'est grave. Cela veut dire que derrière, il n'y a pas de programme.

La Citoyenneté : Vous avez assisté au meeting du Jean-Pierre Chevènement, ainsi qu'à celui du candidat Chasseur. Comptez-vous aller écouter Jacques Chirac, Lionel Jospin et les autres ?
Jean-Luc Meissonnier : Non. Chirac et Jospin, c'est du réchauffé. Même si j'aime les bons petits plats qui sont remis sur la table le lendemain, parce que ça amène une petite saveur de plus, en politique, on ne peut pas faire le parallèle. Au contraire, ça devient insipide.

La Citoyenneté : Et Robert Hue, qui est déjà passé à Montpellier ?
Jean-Luc Meissonnier : C'est pareil. Ce que j'aimerais, c'est qu'il y ait des jeunes communistes qui montent, avec des idées nouvelles qui soient appropriées à une actualité. On ne peut plus parler des idées de Karl Marx, en disant que c'est l'avenir, il faut être logique. Il faut arriver à redonner une dynamique. Tout le monde aimait aller écouter Georges Marchais, parce que c'était un spectacle. Le problème, c'est qu'en même temps, on a enlevé de la crédibilité au message. En toute logique et en toute honnêteté, je préfère avoir affaire à des communistes qu'à certains socialistes, parce que le discours est beaucoup plus franc et beaucoup plus clair.

Baillargues, le 14-02-2002

Lire aussi :
Portrait de Jean-Luc Meissonnier
Questions à Jean-Luc Meissonnier

MAGAZINE

- Nouveaux articles
- Tribune citoyenne
- Côté jeunes
- Côté institutions
- Portraits
- Société
- Rétro
- Europe
- Chroniques
- Livres
- Voyage, tourisme et découverte
- C'est arrivé ce mois-ci
- Comprendre l'Union européenne



PAGES PERSO

- Sciences et Médecine
- Gastronomie
- Les plus belles oeuvres de l'humanité
- Sports et Loisirs
- Cinéma (films et acteurs)
- Collection de Myriam Kettani
- Galerie web
- Peintures de Mustapha Belkouch
- Traiteur et Saveurs
- Euro mag
- Mosaïque Magazine
- EURO SBART



ANNUAIRE DES ELUS DE FRANCE


Languedoc-Roussillon

- Aude (11)
- Gard (30)
- Hérault (34)
- Lozère (48)
- Pyrénées-Orientales (66)


Midi-Pyrénées

- Ariège (09)
- Aveyron (12)
- Haute-Garonne (31)
- Gers (32)
- Lot (46)
- Hautes-Pyrénées (65)
- Tarn (81)
- Tarn-et-Garonne (82)


Provence-Alpes-Côte-d'Azur

- Alpes-de-Haute-Provence (04)
- Hautes-Alpes (05)
- Alpes-Maritimes (06)
- Bouches-du-Rhône (13)
- Var (83)
- Vaucluse (84)


Union européenne
Union européenne
Restaurant
Le SHIVA

7-9, place du Millénaire - Antigone
34000 Montpellier
Tél. : 04 67 20 00 49



A vendre le nom de domaine www.lacitoyennete.com
Contactez-nous


info@lacitoyennete.com