contact
Contact

Google

Entretien

Rémy Paillès
Maire PS de Joncels et conseiller général de l'Hérault


La Citoyenneté :
Le projet "Hérault 2005" est déjà en marche. Quel regard porte le conseiller général du milieu rural que vous êtes sur ce projet, par rapport à ce qui existait jusqu'à maintenant ?
Rémy Paillès : Jusqu'à maintenant, nous étions les représentants d'un canton. Mon canton comporte 12 communes rurales. Il est vrai que si ce canton s'intègre dans un pays, vu que dans le projet "Hérault 2005", nous devons faire partie du Piémont Biterrois, j'estime que c'est une bonne chose, car le développement économique ne respecte pas les frontières administratives et, de toutes les façons, les gens vont là où l'économie les appelle. Nous sommes dans la vallée de l'Orb et la métropole de ce pays sera Béziers, bien que politiquement, nous ne soyons pas toujours en très bons termes avec la ville de Béziers. Mais nous sommes obligés de faire avec.

La Citoyenneté : En termes économiques, qu'attendez-vous de ce projet pour le développement rural : harmoniser ou autre chose ?
Rémy Paillès : Harmoniser, il le faut, parce qu'il y a déjà beaucoup de différences entre les communes. Il y a des communes qui sont très petites, mal desservies. Donc, si on peut les rendre moins isolées, les désenclaver, ce sera une bonne chose. J'espère que ce projet a pour but d'amener un aménagement dans ce territoire. Il faut que beaucoup de choses soient faites. Dans mon canton, mon souci c'est de fixer les populations sur ces 12 communes.

La Citoyenneté : Il existe de nombreux dispositifs en matière d'emploi dans le milieu rural. Qu'en est-il du canton de Lunas ?
Rémy Paillès : Notre problème est essentiellement le chômage. Dans les communes rurales, il y a très peu de chômage, mais dès qu'on descend sur le Bousquet d'Orb, qui est la commune la plus peuplée du canton, il y a un problème de chômage assez important. D'autant plus qu'une usine a fermé il y a à peu près deux mois, ce qui fait que plus de 50 ouvriers se retrouvent au chômage. Il y a un espoir de reprise, mais rien n'est sûr pour le moment.

La Citoyenneté : Mais dans votre canton, y a-t-il des projets qui visent à soutenir la création d'emplois ?
Rémy Paillès : Nous sommes en train de nous organiser en communauté de communes. Nous avons quand même la chance d'avoir les laboratoires Pierre Fabre, dont la maison mère est à Castres, mais avec une grosse unité sur Avène. A Avène, il y a des thermes pour soigner les maladies de la peau, et une usine de produits cosmétiques qui sont beaucoup vendus à l'étranger, notamment au Japon. Ce qui est intéressant, c'est que les laboratoires Pierre Fabre vont doubler cette unité qui est sur Avène, aussi bien les thermes que le site industriel. Leur objectif est de passer de 2000 à 4000 curistes par an. Donc il va falloir qu'ils embauchent.

La Citoyenneté : Quelle est la contribution du Conseil général ?
Rémy Paillès : A l'époque, je n'étais pas encore conseiller général. Le Conseil général les a beaucoup aidés à s'installer sur le site d'Avène. C'était au temps de mon prédécesseur Mathieu Ciffre.

La Citoyenneté : Au niveau de votre canton, le Conseil général n'a-t-il pas mis en place un dispositif spécial en matière d'emploi ?
Rémy Paillès : Il y a des mesures au niveau du Conseil général, qui s'appliquent dans tout le Département.

La Citoyenneté : Vous êtes conseiller général depuis début 99. Que vous a amené cette nouvelle fonction pour votre commune ?
Rémy Paillès : Pas grand chose au point de vue financier. Dans le passé, j'avais assez souffert du fait que ma commune était délaissée. Donc j'ai veillé à faire une très bonne répartition des subventions dont j'avais à peu près la maîtrise, par exemple celles destinées au patrimoine et à la voirie pour lesquelles c'est moi qui coupe et qui tranche. J'ai fait en sorte à ce que tout le monde soit arrosé par les subventions.

La Citoyenneté : Quels sont vos projets pour la commune de Joncels ?
Rémy Paillès : Il y a des urgences. Nous avons un patrimoine historique important sur Joncels. Nous avons un cloître dont une partie date du XIIème siècle et est très menacée par l'érosion ; ses pierres de grès s'usent avec les courants d'air et les intempéries. Il y a des colonnes qui risquent de s'écrouler si on ne les restaure pas. Mon souci, c'est de défendre le patrimoine bâti, historique, archéologique et surtout de le faire connaître, et d'améliorer tant que je le pourrai la vie des gens qui sont déjà là, ce qui permettra aussi d'attirer de nouveaux arrivants. En effet, mon but c'est de faire venir le plus de personnes qui voudraient s'installer à Joncels. Pas dans le vieux Joncels, car il y a un manque de lumière et on ne peut pas y circuler en voiture ; les maisons sont accolées les unes aux autres, donc il y a un manque de confort.
Mais je me heurte à la loi montagne qui dit qu'il faut construire autour des zones urbanisées. Cette loi s'est un peu assouplie, donc on peut agrandir les hameaux. J'espère qu'avec la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain), en faisant une carte communale, on va pouvoir déclarer des zones constructibles là où on ne pouvait pas le faire jusqu'à présent. Parce qu'on a de la demande et on ne peut pas offrir des terrains.
Ensuite, j'ai un autre projet. Il me faudra faire un assainissement collectif.

La Citoyenneté : Quel regard porte l'instituteur que vous êtes sur la politique, et surtout sur la citoyenneté en termes de formation à l'école ?
Rémy Paillès : Honnêtement, au début de ma vie, j'étais de droite, c'était de famille. Et puis j'ai fait plusieurs années d'enseignement, et là je me suis aperçu que la droite ce n'était plus vraiment ça, je me trouvais un peu en déphasage. Ce qui a le plus provoqué ce changement, c'est que le ministre de l'époque, Alain Peyrefitte, avait déclaré dans une émission télévisée qu'il fallait éradiquer le syndicat des instituteurs. J'ai également converti mes parents.

La Citoyenneté : Comment vivez-vous cette situation particulière d'être un élu de proximité ?
Rémy Paillès : Si on veut mobiliser des électeurs, il faut avoir des candidats de proximité, qui vivent déjà sur le même territoire que les électeurs, et que ces derniers puissent être sûrs de les rencontrer à chaque fois qu'ils en ont besoin.

Montpellier, le 15 Novembre 2001


MAGAZINE

- Nouveaux articles
- Tribune citoyenne
- Côté jeunes
- Côté institutions
- Portraits
- Société
- Rétro
- Europe
- Chroniques
- Livres
- Voyage, tourisme et découverte
- C'est arrivé ce mois-ci
- Comprendre l'Union européenne



PAGES PERSO

- Sciences et Médecine
- Gastronomie
- Les plus belles oeuvres de l'humanité
- Sports et Loisirs
- Cinéma (films et acteurs)
- Collection de Myriam Kettani
- Galerie web
- Peintures de Mustapha Belkouch
- Traiteur et Saveurs
- Euro mag
- Mosaïque Magazine
- EURO SBART



ANNUAIRE DES ELUS DE FRANCE


Languedoc-Roussillon

- Aude (11)
- Gard (30)
- Hérault (34)
- Lozère (48)
- Pyrénées-Orientales (66)


Midi-Pyrénées

- Ariège (09)
- Aveyron (12)
- Haute-Garonne (31)
- Gers (32)
- Lot (46)
- Hautes-Pyrénées (65)
- Tarn (81)
- Tarn-et-Garonne (82)


Provence-Alpes-Côte-d'Azur

- Alpes-de-Haute-Provence (04)
- Hautes-Alpes (05)
- Alpes-Maritimes (06)
- Bouches-du-Rhône (13)
- Var (83)
- Vaucluse (84)


Union européenne
Union européenne
Restaurant
Le SHIVA

7-9, place du Millénaire - Antigone
34000 Montpellier
Tél. : 04 67 20 00 49



A vendre le nom de domaine www.lacitoyennete.com
Contactez-nous


info@lacitoyennete.com