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Emploi

L'emploi en Europe en 2006 : Quel est le taux d'emploi global dans l'UE ?


EN 2005, le taux d'emploi moyen dans l'UE a augmenté de 0,5 point de pourcentage pour atteindre 63,8 %. Cet accroissement est similaire à celui enregistré en 2004, et cela malgré le ralentissement temporaire de la croissance économique.

Quels sont les facteurs à l'origine de cette croissance ?
Au niveau de l'UE, le taux d'emploi des femmes a continué d'augmenter plus rapidement que celui des hommes entre 2004 et 2005 (le taux d'emploi des femmes a augmenté de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 56,3 %). Il y a eu toutefois un redressement du taux d'emploi des hommes âgés de 25 à 54 ans après plusieurs années de déclin, ce qui rétablit partiellement l'équilibre. D'autres développements importants sont les tendances toujours positives des taux d'emploi des travailleurs plus âgés (qui ont augmenté de 1,5 points de pourcentage pour atteindre 42,5 %), ainsi que l'accroissement de la proportion des emplois à temps partiel et des contrats à durée déterminée.

Des progrès ont-ils été réalisés en ce qui concerne le chômage ?
Oui. Le taux de chômage dans l'UE est tombé de 9,1 % en 2004 à 8,7 % en 2005. Depuis 2001, cette tendance s'est également inversée pour le chômage de longue durée qui, de 4,1 % en 2004 est descendu à 3,9 % en 2005. Pour la première fois depuis plusieurs années, le taux de chômage moyen des jeunes (âgés de 15 à 24 ans) est tombé lui aussi à 18,5 % en 2005, ce qui représente une baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport à 2004.

Qu'est-ce que la flexicurité ?
La flexicurité est une formule globale de politique du marché du travail qui combine des arrangements contractuels suffisamment flexibles - permettant aux entreprises et aux salariés de s'adapter aux changements - et la sécurité pour les travailleurs qui peuvent conserver leur emploi ou en trouver un nouveau rapidement tout en étant assurés de disposer d'un revenu adéquat entre deux emplois. A la base de ce système: une formation tout au long de la vie, des politiques actives du marché du travail et de hauts niveaux de protection sociale.

Pourquoi ce système est-il d'actualité ?
Ces dernières années, on a surtout répondu à la nécessité d'une plus grande flexibilité en assouplissant les réglementations concernant les travailleurs temporaires. Cela a entraîné la création d'emplois certes flexibles mais en même temps précaires et peu sûrs. Pour faire face aux nombreux défis d'une économie globale en rapide évolution et d'une main-d'oeuvre vieillissante, l'Europe doit trouver de nouveaux moyens de rendre ses marchés du travail plus flexibles, en offrant simultanément la sécurité d'emploi. Le débat sur la manière d'élargir le système de la flexicurité s'inscrit dans le cadre de la réaction de l'UE visant à relever ces défis communs.

Les réformes du marché du travail semblent difficiles à réaliser. La notion de flexicurité pourrait-elle être utile à cet égard ?
Certainement. On peut aussi considérer la flexicurité comme un échange entre différents acteurs sociaux. Par exemple, les salariés peuvent accepter davantage de flexibilité à condition qu'elle s'accompagne de nouvelles formes de sécurité dans le changement - autres qu'un travail pour la vie. On peut veiller notamment à ce que les travailleurs reçoivent une formation régulière à toutes les étapes de leur carrière et l'assurance de percevoir un revenu plutôt que de bénéficier de la sécurité de l'emploi, ce qui les rassure quant à leurs perspectives de trouver un emploi et de le conserver, même s'ils changent plus souvent d'emploi.

Qu'entend-on par des politiques actives du marché du travail ?
Il s'agit de mesures ciblées visant à améliorer les perspectives d'emploi et de revenu des personnes qui cherchent du travail et ont beaucoup de difficulté à s'imposer sur le marché du travail. Parmi les politiques actives du marché du travail figurent, par exemple, l'amélioration de la formation professionnelle et l'assurance de services publics de l'emploi efficaces.

Combien les Etats membres consacrent-ils actuellement à ces mesures ?
En 2004, les dépenses consacrées aux mesures actives, sans tenir compte des services publics de l'emploi, correspondaient en moyenne à 0,6 % du PIB dans l'UE-15 (voir tableau). Le Danemark, les Pays-Bas et la Suède sont les pays qui ont enregistré le pourcentage le plus élevé de dépenses par rapport à leur PIB, soit plus de 1 %. Ils étaient suivis par l'Allemagne, la Belgique, la Finlande, où ce pourcentage était compris entre 0,7 % et 1 %. En République tchèque, en Estonie, en Grèce, en Hongrie, en Lettonie, en Lituanie, en Slovaquie et au Royaume-Uni, les dépenses consacrées aux mesures actives étaient inférieures à 0,25 % du PIB.
Mais l'ampleur des ressources affectées aux mesures actives n'est pas la seule chose importante - si l'on veut qu'elles débouchent sur des résultats, il faut aussi les cibler de manière adéquate pour répondre aux besoins appropriés.

La main-d'oeuvre de l'UE dispose-t-elle des compétences nécessaires pour relever les défis que représentent la mondialisation de l'économie, le vieillissement de la main-d'oeuvre et le développement technologique ?
Non, pas encore. Le profil des compétences de la population de l'UE-25 en âge de travailler s'est amélioré ces dernières années.
En 2005, les travailleurs hautement qualifiés (c'est-à-dire ceux qui avaient terminé des études de troisième cycle) représentaient près de 20 % de la population en âge de travailler, tandis que les travailleurs faiblement qualifiés (qui avaient atteint tout au plus le niveau inférieur du secondaire) ne représentaient qu'un peu moins de 33 % de cette population. Ces taux sont comparables aux taux respectifs de 17,6 % et 36,2 % enregistrés en 2000 et reflètent les améliorations constantes du niveau du capital humain de l'UE.
Cependant, malgré cette tendance encourageante, l'UE reste largement à la traîne des Etats-Unis. Pour qu'elle puisse prendre la tête du développement technologique d'ici 2010 - comme l'ont prévu les chefs de file européens lors du sommet de Barcelone en 2002, il faut procéder à des réformes radicales et investir considérablement dans l'enseignement supérieur et dans la formation : par exemple dans la modernisation des systèmes d'enseignement supérieur, en améliorant les liens avec les milieux industriels ; et dans la recherche et le développement.

Source : Commission européenne
6 novembre 2006


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