Emploi
Les Européens seraient prêts à relever le défi du marché de l'emploi
Une enquête publiée aujourd'hui montre que la majorité des Européens portent un jugement positif sur la contribution de l'Union dans le secteur de l'emploi et des affaires sociales. Par ailleurs, les trois quarts d'entre eux estiment que l'Union joue un rôle utile dans l'accès à l'éducation et à la formation, la création d'emplois et la lutte contre le chômage. Enfin, ils sont 84 % à avoir bon espoir de conserver leur emploi actuel à court terme, mais une proportion similaire reconnaît qu'"un métier pour la vie" est un concept révolu. La plupart des personnes interrogées soulignent l'importance d'une formation régulière et de la faculté d'adaptation à de nouvelles tâches. A cet égard, beaucoup sont conscients de l'aide qu'apporte le Fonds social européen aux travailleurs qui souhaitent améliorer leurs compétences et leurs perspectives d'emploi.
COMMENTANT ces résultats, le commissaire à l'emploi, aux affaires sociales et à l'égalité des chances, M. Vladimir Spidla, a déclaré : "Il est heureux que les gens soient de plus en plus conscients de la nécessité d'un apprentissage tout au long de la vie pour préserver leur capacité d'insertion professionnelle, élément fondamental de la flexisécurité. Cependant, le rapport de 2006 sur l'emploi en Europe révèle que c'est précisément dans ce secteur que les marchés du travail européens accusent le déficit le plus grave." M. Spidla a ajouté : "Les citoyens font clairement savoir qu'ils sont prêts à accepter les changements dont ces marchés ont besoin. Les politiques gouvernementales doivent répondre à leurs attentes et créer les conditions propices à la mise à profit du potentiel offert par toutes les générations sur le plan de l'emploi."
Sept Européens sur dix pensent que "les contrats de travail devraient être plus flexibles pour encourager la création d'emplois" et 84 % d'entre eux - soit 3 points de pourcentage de plus qu'en 2004 - sont confiants de conserver leur travail actuel pour les six mois à venir. Plus de la moitié demeurent relativement sûrs de retrouver un emploi s'ils venaient à être licenciés. Pourtant, leur assurance varie d'un Etat membre à l'autre ; c'est au Danemark, patrie de la flexicurité et pays souvent cité en exemple pour sa combinaison de souplesse et de sécurité d'emploi, qu'elle est la plus élevée.
La grande majorité des Européens (88 %) ont la conviction qu'une formation régulière améliore leurs perspectives d'emploi. Ceux qui déclarent avoir effectivement suivi des cours de formation d'une sorte ou d'une autre au cours des douze derniers mois sont nettement moins nombreux (24 %), encore que ce chiffre soit loin d'être négligeable. Il ressort de l'analyse des résultats que la formation a une influence bénéfique sur la confiance des intéressés dans leur aptitude à conserver leur poste et à s'y maintenir à moyen terme.
Au total, 56 % d'Européens (soit 4 points de pourcentage de plus à l'échelle de l'Union des Quinze depuis la fin de 2003) portent un jugement positif sur la contribution communautaire dans le secteur de l'emploi et des affaires sociales.
En outre, les trois quarts d'entre eux, voire plus, estiment que l'Union joue un rôle utile dans l'accès à l'éducation et à la formation (79 %), l'égalité des sexes (76 %) et la lutte contre les autres formes de discrimination (75 %), la création d'emplois et la lutte contre le chômage (72 %) et la lutte contre l'exclusion sociale et la pauvreté (71 %).
Par ailleurs, ils approuvent vivement diverses mesures d'inspiration communautaire - dont la formation régulière sur le lieu de travail (87 %) ou la multiplication des installations de puériculture (82 %) -, dont ils estiment qu'elles permettent à un plus grand nombre de personnes d'accéder au marché du travail et d'y rester plus longtemps.
Dès lors que le Fonds social européen apporte un soutien financier aux politiques de l'Union dans les domaines de l'emploi et des affaires sociales, le jugement positif porté sur le rôle de cette dernière dans les domaines en question prouve que ce fonds fonctionne extrêmement bien. Un tiers des Européens ont du FSE une connaissance qui tourne souvent autour de l'une des multiples activités qu'il finance.
Enquête :
http://ec.europa.eu/employment_social/news/2006/nov/euro_baro_report_fr.pdf
Résumé de l'enquête :
http://ec.europa.eu/employment_social/news/2006/nov/euro_baro_summary_fr.pdf
Rapport de 2006 sur l'emploi en Europe :
http://ec.europa.eu/employment_social/news/2006/nov/employment_europe_en.pdf
Source : Commission européenne 6 novembre 2006
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