Rétro
Auguste COMTE
Le fondateur du positivisme
"Nul ne possède d'autre droit que celui de faire toujours son devoir". A ce moment crucial
de l'histoire, une telle parole prend tout son sens.
AUGUSTE COMTE est né le 19 janvier 1798 à Montpellier, au
n° 5 de la rue de la Merci.
De parents catholiques et royalistes, Auguste est l'aîné de trois enfants. A l'âge de 9 ans,
il est boursier de l'Empire et est placé interne au lycée de Montpellier. Il est très vite
remarqué par son intelligence et sa mémoire exceptionnelles, mais aussi par son esprit révolté
contre toute autorité et son respect pour la supériorité intellectuelle et morale. On l'appelle
alors le Comtou à cause de sa petite taille.
A 14 ans, il rejette les dogmes de l'église et cesse de croire en Dieu.
A 15 ans, trop jeune pour passer le concours de polytechnique, il remplace son professeur
de mathématiques, Daniel ENCONTRE, et fait la classe à ses camarades.
A peine âgé de 16 ans, il est reçu 4e à l'École polytechnique. Entre les cours, il lit
Bichat, Condorcet, Hume, Kant... C'est alors qu'éclate son exaltation républicaine et son rejet
du régime de Napoléon, ce qui entraîne son exclusion de l'École en 1816. Par la suite, il vit
pauvrement en donnant des cours de mathématiques tout en étudiant les sciences morales et
politiques, la physiologie et la médecine.
Entre 1817 et 1822, période de préparation et de formation de sa pensée, il est l'ami et
le secrétaire de Saint-Simon ; mais cette collaboration prend fin en 1822, Saint-Simon
ayant rejeté le "Plan des travaux".
Son mariage avec Caroline MASSIN, ouvrière en linge et de moeurs légères, en 1825, se
soldera par un échec et sera à l'origine de sa crise de folie durant dix mois.
En 1830, il fonde l'"Association polytechnique" pour l'instruction des ouvriers
parisiens. De 1830 à 1842, il professe les "Cours de philosophie positive", publiés en
1842. De même, le Cours d'astronomie populaire qu'il professe jusqu'en 1851, a pour but de
montrer que le progrès, en politique comme en science, naîtrait de l'ordre : il le publie
en 1844 sous le titre de "Traité d'astronomie populaire".
A partir de 1842, commence pour la philosophie d'Auguste COMTE la période de constitution.
Grâce à son amitié intellectuelle pour Clotilde DE VAUX, en 1844-1845 (elle décède en 1845), à
qui il dédie la "Politique positive, ou traité de sociologie instituant le culte de l'Humanité"
(1851-1854), il retrouve le culte du sentiment. Parallèlement, c'est le 8 mars 1848 que COMTE
fonde la "Société positiviste", pour la propagation du culte de l'Humanité ; la
même année, il publie le "Discours sur l'ensemble du positivisme". D'autres ouvrages
paraîtront par la suite : le "Catéchisme positiviste..." en 1852 ; l'"Appel
aux conservateurs" en 1855 ; le premier volume de la "Synthèse subjective" en
1857.
Le 5 septembre 1857, A. COMTE s'est éteint à Paris d'un cancer de l'estomac.
En fondant le positivisme, A. COMTE a instauré d'une part, une méthode d'investigation
scientifique pour l'étude des faits moraux et sociaux, et d'autre part, un système qui a
hiérarchisé et coordonné l'ensemble des connaissances humaines. Sa doctrine vise donc à
réorganiser la société. Il a inventé la sociologie et a été l'instigateur du courant
scientiste. Son influence a été très grande, puisque sa philosophie s'est épanouie
jusqu'au Brésil qui a pour devise sur son drapeau national "Ordre et Progrès".
Montpellier - Le 20 Août 2002
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