Zimbabwe
Pas de consensus sur le résultat du scrutin présidentiel
LES discussions entre la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) et l'opposition sur l'issue du scrutin présidentiel, suspendues jeudi 1er mai 2008 sur un désaccord, doivent reprendre vendredi à 07h 00 GMT.
La réunion à huis clos, qui visait à aboutir à un consensus sur les élections du 29 mars, a été interrompue jeudi en fin d'après-midi, l'opposition affirmant l'avoir emporté dès le premier tour face au chef de l'Etat Robert Mugabe.
Selon des sources présentes au cours de cette réunion, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), a affirmé que son candidat, Morgan Tsvangirai avait remporté 50,3 % des suffrages, synonyme de victoire dès le premier tour.
Cependant, la ZEC a assuré que Morgan Tsvangirai n'avait remporté que 47,8 % des suffrages, contre 43,2 % pour le président Mugabe et 8 % pour l'ex-ministre dissident Simba Makoni.
L'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), parti au pouvoir, a soutenu qu'aucun candidat n'avait obtenu la majorité absolue au premier tour.
Ni Robert Mugabe, 84 ans, ni Morgan Tsvangirai, 56 ans, n'étaient présents lors de cette réunion.
Jeudi matin, Morgan Tsvangirai a une nouvelle fois affirmé qu'il avait remporté la majorité absolue. "Il n'y a pas besoin d'un second tour", a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision France 24.
Le président zimbabwéen Robert Mugabe s'est déclaré prêt de son côté à accepter les résultats du second tour des élections présidentielles et a invité l'opposition à en faire de même, a annoncé jeudi soir le gouvernement sénégalais dans un communiqué.
Selon le chef de l'opposition, le climat de violence et d'intimidation qui domine dans le pays depuis le 29 mars rend impossible la tenue d'un second tour.
Il y a une semaine, la Commission électorale a confirmé la victoire historique de l'opposition au Parlement pour la première fois depuis l'indépendance de l'ex Rhodésie du Sud britannique en 1980.
01-05-2008
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