Visite ministérielle
Avant le grand tour de Lionel, voilà le petit tour d'Elisabeth
La ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Elisabeth Guigou, était en Languedoc-Roussillon le lundi 11-02-02. La Citoyenneté a couvert la conférence de presse qu'a tenue la ministre à la Préfecture de l'Hérault.
EN plein "tour de France du Travail ou de l'Emploi", Elisabeth Guigou a fait escale lundi 11 février à Montpellier. Elle s'est réunie avec les acteurs de l'emploi dans la région, avant de tenir une conférence de presse à l'Hôtel de la Préfecture de l'Hérault.
Accompagnée du Préfet de Région, Daniel Constantin, la ministre du Travail et de la Solidarité a fait le point sur la situation de l'emploi : "Une situation difficile dans certains départements plus que dans d'autres".
Elisabeth Guigou a expliqué : "Nous sommes dans une situation transitoire qui n'est pas destinée à durer, cette situation pénalise les demandeurs d'emploi". En tablant sur les indices de reprise aux États-Unis, la ministre mise sur une reprise en France qui "ne tardera pas à se manifester."
La ministre n'a pas omis de rappeler la mise en place récente de l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie).
Actualité oblige, la ministre n'est pas passée à côté du secteur de la Santé. Concernant les 35 heures dans les hôpitaux, Elisabeth Guigou a rappelé que "quatre accords ont déjà été signés dans la Région Languedoc-Roussillon, à Lodève, Pont-Saint-Esprit, Chalabre et Port-la-Nouvelle".
Concernant les difficultés liées à la mise en place des 35 heures, Elisabeth Guigou les a passées sur le compte de la peur qui accompagne les changements. Elle a expliqué : "Il n'est pas surprenant que cette phase de négociations soit une phase où s'expriment des craintes". Et de faire valoir les côtés positifs de la réduction du temps de travail : "De nombreux pays étrangers qui s'intéressent au système français, notamment la Grande-Bretagne, veulent s'inspirer de notre modèle de réduction du temps de travail".
La ministre a aussi plaidé pour un équilibre des professions de santé : "Tout comme je l'ai fait pour les médecins, je dois le faire pour les infirmières libérales". Projet, programme ou tour de France de l'emploi oblige, la ministre a proposé de "créer des réseaux de santé", avant d'ajouter : "Les différents corps médicaux et paramédicaux doivent travailler ensemble".
Alors que les infirmières libérales manifestaient devant la Préfecture pour faire valoir leurs revendications, la ministre a déclaré : "Nous ne pouvons pas satisfaire tout de suite toutes les revendications, mais nous avançons sur le bon chemin".
Elisabeth Guigou n'a pas échappé aux questions des journalistes qui lui ont demandé de commenter la candidature de Jacques Chirac à l'élection présidentielle, déclarée quelques heures plus tôt à Avignon. Une terre "chère" à la ministre du Travail et sur laquelle elle a mené l'année dernière une campagne pour conquérir la Ville. Une aventure qui s'est soldée par une défaite face à la candidate RPR Marie-José Roig.
"C'était plus facile pour lui de déclarer sa candidature à Avignon plutôt qu'à Paris", a-t-elle ironisé. Et de continuer : "Cherchez et vous comprendrez pourquoi."
La ministre du Travail a ajouté que "Lionel Jospin gouverne et s'est imposé comme règle d'aller jusqu'au bout, alors que le Président de la République est candidat depuis cinq ans". Elisabeth Guigou a enfin fait savoir que ses "attaches familiales et amicales pour la terre d'Avignon sont toujours aussi solides".
Ainsi, avant de recevoir Lionel Jospin pour son grand tour de France de la présidentielle, Montpellier a eu droit au petit tour de France de l'emploi d'Elisabeth Guigou.
Montpellier, le 12-02-2002
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