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Voyage et tourisme

L'Australie



L'AUSTRALIE, en anglais Commonwealth of Australia, est un Etat fédéral ou Commonwealth, constitué par les Etats d'Australie-Méridionale, d'Australie-Occidentale, de Nouvelle-Galles du Sud, du Queensland, de Tasmanie, de Victoria et des Territoires du Nord et de Canberra, membre du Commonwealth britannique.
C'est un continent massif (3 850 km sur 3 200 km, soit quatorze fois la France !), traversé par le tropique du Capricorne, baigné par l'océan Indien (Ouest et Sud) et l'océan Pacifique à l'Est.
La capitale de l'Australie est Canberra. Sa superficie est de 7 682 300 km2 et sa population de 19 millions d'habitants, dont 95 % de Blancs et 1,5 % d'aborigènes.
La langue parlée en Australie est l'anglais et la monnaie est le dollar australien.



Rappels historiques



Le 10 février 1606, Quiros découvre une grande île et, persuadé d'avoir touché au but, la baptise Australia del Espiritu Santo. Ce n'était que l'île principale des Nouvelles-Hébrides. Son second, Luis Vaez de Torrès, commandant d'un autre navire, poursuit son voyage vers l'ouest, longea la côte sud de la Nouvelle-Guinée par le détroit qui portera son nom. Mais il manqua de peu la Terra Australis.
Dix ans encore passeront avant que le premier Européen prenne pied sur le sol du continent austral. Le découvreur allait être le capitaine hollandais Dirk Hartog, commandant de l'Eendracht, qui débarqua à Shark Bay, au nord de Perth, le 25 octobre 1616.
Vers 1630, les navigateurs hollandais ont acquis une bonne connaissance des côtes sud et ouest, puis le gouverneur de Batavia envoie, le 14 août 1642, deux navires commandés par Abel Tasman en expédition vers le sud. Le 24 novembre, une terre apparaît, les explorateurs débarquent et repartent très vite en imaginant qu'elle était peuplée de géants... Cette île d'abord baptisée Terre de Van Diemen, deviendra la Tasmanie.
Abel Tasman poursuivit ses voyages maritimes jusqu'en 1644 et dressa un relevé des côtes australiennes, mais en excluant la partie orientale. Le continent retrouvé pouvait désormais figurer légitimement sur les cartes nautiques ; on lui donna le nom de Nouvelle-Hollande. Cette désignation ne durera qu'un temps, car de nouveaux venus s'imposaient déjà dans les mers du Sud : les Anglais. Et, parmi eux, deux navigateurs d'une trempe exceptionnelle : William Dampier et James Cook.
Fils de paysans du Somerset, William Dampier passe deux mois sur le territoire australien en 1686 - il a alors 34 ans - et l'étudie comme nul autre avant lui. Puis il rentre en Angleterre et publie un récit qui passionne l'opinion. Tant, que l'Amirauté lui confie le commandement d'un navire de guerre vermoulu, le Roebuck, et la mission d'explorer la côte nord de l'Australie. En fait, son périple de 1699 sera assez décevant.
Au début du XVIIIe siècle, les Hollandais maintenaient assez mollement leurs droits, les Français manifestaient leur intention d'entrer dans la course aux terres australes, les Anglais se piquaient au jeu. En 1766, Bougainville a été envoyé dans le Pacifique avec les frégates La Boudeuse et L'étoile. Deux ans plus tard, le capitaine James Cook part dans son sillage avec l'Endeavour. C'est lui qui, le 29 avril 1770, touchera Botany Bay, près de l'actuelle Sidney, puis longera la côte orientale de l'Australie avant de s'engager dans le détroit de Torrès. Pour finalement, le 22 août 1770, près du cap York, prendre possession au nom de Sa Majesté britannique du pays qu'il baptise Nouvelle-Galles du Sud.
Jusqu'en 1786, ni l'Angleterre ni les puissances maritimes européennes ne s'intéresseront beaucoup à la "Nouvelle-Hollande". Certes, les navigateurs touchent plus régulièrement ses côtes, mais tous rapportent que le pays est peu hospitalier et vide des richesses fabuleuses que les légendes lui prêtaient.
En cette seconde moitié du XVIIIe siècle, l'Angleterre est en face d'un problème angoissant : la surpopulation pénitentiaire. Les prisons sont combles. Depuis un siècle, la transportation en Amérique du Nord avait été une solution idéale, mais la guerre d'Indépendance a tout remis en question. Ainsi, suite aux suggestions de James Cook de transporter des prisonniers en Australie, le 18 janvier 1788, après huit mois de mer, la "Première Flotte", formée de deux navires de guerre et de neuf transports, jette l'ancre à Botany Bay. A leur bord, 250 officiers et soldats, 736 forçats dont 200 femmes : les fondateurs de l'Australie anglaise. L'autorité est confiée au capitaine Arthur Phillip, avec le titre de "Capitaine général et gouverneur en chef du territoire appelé Nouvelle-Galles du Sud". Peu satisfait du choix de Botany Bay, Arthur Phillip est immédiatement parti en reconnaissance vers le nord. Et il découvre "le plus beau port du monde" inhabité où pourront débarquer ses passagers. Il le baptise Sydney Cove.
Pendant que s'installent les bagnards et leurs gardiens, l'exploration de l'arrière-pays peut commencer. Elle s'achèvera en 1928 ! Bientôt, ils sont des centaines qui se lancent à l'aventure. Les uns resteront ignorés, les autres attacheront leur nom à une montagne, une rivière ou un lac. Certains y perdent la vie.
En 1850, l'Australian Colony Act accorde aux Australiens un début d'autonomie.
En 1901, le Commonwealth d'Australie est créé.
Au XXe siècle, l'Australie participe aux deux guerres mondiales aux côtés des Alliés et se rapproche des Etats-Unis.
Depuis 1945, conservateurs libéraux et travaillistes alternent au pouvoir. L'Australie joue un rôle croissant dans le Pacifique Sud et s'oppose à la nucléarisation de la région.



Aperçu géographique



Les géographes s'accordent à qualifier le relief de l'Australie de sénile. On divise généralement le pays en trois grandes régions : le Great Dividing Range, ou Cordillère, à l'est ; les plaines centrales ; le plateau désolé de l'ouest.
La Cordillère, qui s'allonge sur 3 000 km parallèlement à la côte orientale, n'est, en fait, qu'une chaîne de hauts plateaux dont l'altitude dépasse rarement 1 000 m. Au Queensland, le Bartle Frere culmine à 1 586 m et au sud, dans l'Etat de Victoria, le Bogong à 1 954 m. Toutefois, cette dernière partie de la Cordillère, connue sous le nom de Snowy Mountains ou d'Alpes australiennes, est beaucoup plus élevée et atteint 2 233 m au mont Kosciuzko où la neige subsiste pendant plusieurs mois.
Les plaines centrales ne sont jamais à plus de 150 m d'altitude, délimitées par le bassin du Murray et de son affluent, le Darling en Nouvelle-Galles du Sud, et par le Grand Bassin artésien qui, du lac Eyre, se relève au Selwyn Range, puis se prolonge jusqu'au golfe de Carpentarie. Enfin, il y a toute la partie occidentale, immense plateau désolé de 200 à 600 m d'altitude, dunes de sable et déserts de pierre, avec quelques massifs montagneux arides. Pourtant, sur l'océan Indien, une étroite plaine côtière est plus accueillante à l'homme.
Traversée par le tropique du Capricorne, l'Australie a un climat chaud et sec. Les températures d'hiver (juillet) décroissent selon la latitude : 24°8 à Darwin, 14°8 à Brisbane, 12°8/12°1 à Perth et à Sydney, 9°5 à Melbourne. En été (janvier), les écarts sont plus faibles : 28°3 à Darwin, 19°4 à Melbourne. Mais dans les régions désertiques de l'intérieur, les différences entre les saisons deviennent très marquées. A Alice Springs, par exemple, des extrêmes de +47° et -5° ont été enregistrés.
L'Australie est un pays aride, mais cette aridité ne frappe pas tout le territoire. Certes, le coeur du continent reçoit moins de 100 mm de pluie par an et les 2/5 du pays moins de 300 mm. Mais, au nord et à l'est, les précipitations augmentent régulièrement au fur et à mesure qu'on se rapproche de la côte. On enregistre ainsi 1 490 mm par an à Darwin, 1 100 m à Brisbane, 657 mm à Melbourne. Mais le régime des pluies est irrégulier et fonction de la situation géographique.
La pauvreté du réseau hydrographique est la conséquence normale des conditions géographiques et climatiques. En fait, dans les 2/3 du pays, il n'existe aucun écoulement des eaux vers la mer. Quelques rivières le plus souvent à sec aboutissent à des dépressions, à des cuvettes boueuses, à des lacs qui évoquent les chotts. Le seul bassin fluvial australien est en Nouvelle-Galles du Sud et formé par le Murray, avec ses affluents : le Darling, le Murrumbidgee, le Lachlan qui se jette dans l'océan Indien à Adélaïde. Mais ce fleuve de plus de 4 000 km qui draine une superficie grande comme deux fois la France a un débit inférieur à celui de la Seine.



La flore



Pauvre, mais originale, la végétation australienne pouvait passionner les botanistes. 5 440 espèces sont en effet particulières au continent. Mais les "associations forestières" ne couvrent que 4,6 % de la superficie du pays et la véritable forêt environ 1 %.
On distingue trois types de forêts avec franges intermédiaires. Au nord et au nord-est, après la mangrove du littoral, s'étend la forêt tropicale, humide avec ses peuplements de bambous, ses lianes et ses fougères arborescentes, hostile à l'homme. Puis, à l'est et au sud-est, en particulier sur les plateaux de la Cordillère, la forêt australe dominée par les eucalyptus de 60 à 100 m de hauteur, appartenant à de nombreuses variétés (jarrah, tuart, karri, etc.) qui, toutes, font partie de la flore originale australienne.
Plus à l'intérieur des terres, dans les régions où les précipitations sont assez faibles, la forêt claire est caractérisée par l'abondance des acacias et des casuarinas. Elle se transforme progressivement en savane, le célèbre bush, avec bosquets d'épineux, arbres-bouteilles (Sterculia rupestris), arbres à poivre, et encore des variétés d'eucalyptus et d'acacias nains. Cette savane forme le Grassland qui couvre de vastes superficies du bassin du Murray et du Queensland, elle est très favorable à l'élevage. Puis vient le désert qui est rarement sans la moindre trace de végétation. On lui donne souvent le nom de scrub, terme général englobant des arbustes nains et le redoutable porcupino grass, ou "spinifex", qui fixe les dunes de sable.



La faune



L'Australie apparaît un peu comme le conservatoire d'une faune disparue depuis bien longtemps du reste du monde. Sans doute le doit-elle à son isolement géographique, à l'absence de grands fauves et de population de chasseurs. On a, en effet, répertorié 160 espèces de mammifères qui n'existent en aucune autre région du monde. En particulier, les marsupiaux et les monotrèmes.
A côté du grand kangourou rouge, on découvrira les wallabies et les wallaroos, puis les rats-kangourous, les phalangers ou faux opposums, les bandicoot, et même des carnivores comme le "diable de Tasmanie". Mais le kangourou "classique" a vu sa popularité éclipsée par le koala, charmant marsupial arboricole qui se nourrit des feuilles de certains eucalyptus.
Autre espèce très curieuse : l'ornithorynque. Un animal des bords de fleuve, doté d'un bec de canard et de quatre pieds palmés, au corps couvert de poils, qui pond des oeufs et allaite ses petits ! A la même famille appartient l'échidné, petit fourmilier fouisseur couvert de piquants, doté d'un bec corné et de puissantes griffes.
Mais cette faune originale est entrée en compétition pour sa subsistance avec les animaux importés par les Européens : les moutons, les vaches et même les chameaux réservés aux régions désertiques. Pourtant, l'équilibre naturel allait être surtout bouleversé par le lapin. En 1859, un colon en lâcha un couple dans la nature ; un demi-siècle plus tard, la descendance de ce couple se comptait par millions.
Le continent est aussi le paradis des oiseaux : 651 espèces dont 430 purement australiennes. Deux d'entre eux sont des coureurs : l'émeu, dont la taille est voisine de celle de l'autruche, et le casoar, un peu plus petit et dont le plumage est semblable à du crin. Mais il en est d'autres : le kookaburra, un martin-pêcheur qui est devenu très populaire, l'oiseau-lyre qui imite les chants et les bruits des alentours, l'oiseau-fouet, les bellbirds, une extraordinaire variété de perroquets (kakatoa, galaks, rosella, etc.), et le célèbre cygne noir.
Les reptiles sont représentés par 130 espèces de serpents dont six très venimeux, deux de crocodiles et 240 de lézards dont les varans, les "diables épineux", les lézards barbus", à collerette, etc. Enfin, l'Australie est le refuge d'espèces de termites Mastotermes, de fourmis Nothomyrmecia qui peuvent être considérées comme les plus primitives de la terre. De plus, malgré la faible importance des eaux vives ou dormantes, on compte 180 espèces de poissons et 750 de mollusques.
Mais, depuis l'arrivée des Européens, cette faune originale est menacée de disparition. Au XIXe siècle, la chasse à courre de l'inoffensif kangourou était un passe-temps des squatters et ainsi le koala, l'émeu, l'oiseau-lyre échappèrent de peu à l'extermination. Aujourd'hui, ces espèces sont sérieusement protégées dans les 20 millions d'hectares de parcs nationaux : Cleland National Park, près d'Adélaïde, Lone Pine Koala Sanctuary, près de Brisbane, Lamington National Park au Queensland, etc.



Les aborigènes



Vers 1788, il y avait 300 000 aborigènes (ab origine : "présents depuis l'origine"). Aujourd'hui, ils sont à ce même nombre.
Noirs de peau, très minces, complètement nus, portant sur leur tête tantôt un panier tressé, tantôt un filet, ils n'ont jamais entendu parler d'or, d'argent, d'étain, de fer, de plomb, de cuivre, pas davantage d'épices.
On leur donna le nom d'aborigènes. Une désignation générale qui, avec une initiale majuscule, prendra bientôt le sens exclusif d'autochtones d'Australie.
Cette population demeurée à l'âge de pierre était, en fait, totalement ignorée des envahisseurs occidentaux. Nomade, vivant de chasse et de cueillette, elle laissait le champ libre aux nouveaux venus qui, dès lors, les jugèrent inoffensifs et "incivilisables".
Il faudra attendre le début du XXe siècle pour que les anthropologues se penchent sur ces sociétés primitives australiennes. Leur tâche était malaisée, le sujet d'études passionnant. On dénombrait, en effet, près de 500 clans parlant plus de 300 langues ou dialectes. Chacune de ces tribus avait son organisation sociale, ses rites, ses techniques d'adaptation au milieu, son aire de nomadisme. Pourtant, on pouvait constater une certaine unité culturelle entre tous ces groupes qu'on qualifiait de "primitifs" un peu trop hâtivement. Et depuis les travaux de Berndt, d'Elkin, de McCarthy et de quelques autres, les sociétés australiennes révèlent une complexité qu'on ne soupçonnait pas.
Ces populations sont condamnées à des déplacements incessants à travers un territoire aux ressources alimentaires des plus limitées, avec, dans les régions désertiques du centre, l'obligation de passage aux points d'eau saisonniers.
Nous devons aux aborigènes deux inventions assez remarquables : le propulseur de javelot et surtout le boomerang, cette arme de jet qui revient vers son lanceur quand le but est manqué. Mais on découvre aujourd'hui qu'ils ont une organisation sociale développée dans le cadre de la famille, du groupe et du clan, un système de parenté fort compliqué, une vie religieuse très riche et, surtout, un sens profond de l'alliance de l'homme et de l'univers s'exprimant dans de grands mythes.
De 1910 à 1970 : 100 000 enfants aborigènes ont été placés dans des familles blanches australiennes.
En 1967, on reconnaît leur statut de citoyen, ils obtiennent le droit de vote.
En 1976, on leur restitue progressivement leurs terres et, en 1984, ils sont tenus de s'inscrire sur les listes électorales.
Alors qu'en 1990, l'ASTIC (Commission des Aborigènes et des insulaires du détroit de Torres) est créée, en 1991, le Conseil de réconciliation aborigène voit le jour.
En 1993, l'organisation Native Title Act crée un titre foncier. Ils disposent alors de titres de propriété inaliénables sur plus de 600 000 km2 (1/10 du pays), alors qu'ils ne représentent que 1,5 % de la population. Ils touchent des royalties sur les opérations minières effectuées sur leurs terres et bénéficient de fonds alloués pour eux. 66 % sont urbanisés.
En 1996, la Cour suprême décide d'accorder des baux de pâturages particuliers au Queensland ne mettant pas nécessairement fin aux titres que possèdent les Aborigènes de Wik et Thayorre sur ces terres.



Un pays exportateur



L'Australie est le quatrième producteur et le second exportateur, après Cuba, de sucre au monde.
Les fruits d'Australie ont fait leur apparition depuis la fin de la seconde guerre mondiale sur les marchés européens de l'hiver. Plus de 120 000 hectares sont plantés en arbres fruitiers, pommiers, poiriers, pêchers, abricotiers. Cette production est d'ailleurs surtout mise en boîtes, séchée ou transformée en jus de fruits. Pour les facilités de l'exportation et aussi parce que, bizarrement, les consommateurs australiens ont une préférence exclusive pour les fruits en conserves et au sirop.
L'Australie a également un vignoble de 60 000 hectares dans la Hunter Valley en Nouvelle-Galles du Sud. De même dans la Barossa Valley en Australie méridionale et dans la Swan Valley, près de Perth. Ainsi, 97 millions de litres ont été exportés en 1992-93.
Au siècle dernier, des vignerons rhénans s'installèrent à Barossa Valley. Plus tard, arrivèrent des vignerons bourguignons et bordelais. Les premiers seraient les créateurs de vins blancs secs au bouquet agréable, mais les rouges baptisés bordeaux, et plus spécialement le Coonawarra, ont du corps et constituent un excellent vin de table.



La passion du sport



Les premiers matches de cricket sur le sol australien remontent à 1803, les premières rencontres avec les équipes britanniques à 1877. Ce sport est encore populaire, mais les adversaires internationaux sont ceux de la mouvance anglaise et les immigrants y sont totalement hermétiques. Il en est de même pour le jeu de boules sur gazon et pour le polo crosse. D'autres sports, importés ou inventés, sont pratiqués dans toutes les villes et bourgades : le tennis, le golf qui recrute dans toutes les couches sociales, le ski - de juin à octobre -, le base-ball, le hockey sur gazon, etc.
Mais les quatre principaux sont incontestablement le jeu à XIII et le rugby à XV (en Nouvelle-Galles du Sud et au Queensland), le football qui gagne du terrain grâce aux immigrants européens, et, surtout, le football australien. Ce dernier, dont la capitale est Melbourne, découle du vieux jeu gaélique pratiqué par les mineurs irlandais en 1850 et se joue à 18 participants sur un terrain ovale de 137 à 183 mètres. La finale qui clôture la saison est la manifestation sportive la plus importante de l'année. En concurrence avec la Melbourne Cup, célèbre course de chevaux.
Les sports nautiques occupent naturellement la première place, vu qu'en Australie la quasi-totalité de la population vit sur la côte qui bénéficie d'un climat doux pendant la plus grande partie de l'année. Ainsi, les nageurs et nageuses australiens se classent toujours parmi les premiers dans les compétitions internationales. Mais qu'il s'agisse du surfing, du ski nautique, du yachting, les Australiens s'avèrent des virtuoses ou des concurrents redoutables.
Le sens de la compétition est un caractère australien très affirmé, un héritage des bushmen. On le retrouve dans des concours d'abattage d'arbre et de débitage du tronc ou de tonte des moutons qui attirent un public nombreux, ou encore dans des concours de lancer du boomerang, devenu un nouveau sport national, voire dans la pêche en mer, particulièrement au large de Cairns sur la côte nord du Queensland, où l'Australie revendique des records mondiaux avec des merlans de 300 kg, des thons bleus de 100 kg, des requins, des raies géantes, poissons-scie et espadons.



Sept villes pour les 2/3 de la population



Tout d'abord, la capitale (depuis 1927) Canberra est une enclave de 2 360 km2 en Nouvelle-Galles du Sud, sur le plateau de Monaro, entre Sydney et Melbourne. La première pierre avait été posée en 1913, l'architecte américain Griffin avait tracé un plan grandiose autour d'un grand lac artificiel. Elle compte aujourd'hui 325 000 habitants avec Queanbeyan. La ville connaît depuis 1945 un développement constant. Ainsi, Canberra est devenue une cité politique fonctionnelle, avec 32 ministères sur 37, l'Université nationale, l'Académie des Sciences, la Monnaie, 54 ambassades ou représentations diplomatiques étrangères. Elle bénéficie d'un climat ensoleillé, sans chaleur excessive l'été et agréable l'hiver, et d'un caractère de cité-jardin ignorant la pollution.
Sydney est un des ports les mieux situés au monde et la première ville d'Australie avec près de 3 713 000 habitants. Le centre (site de l'Opéra moderniste) est séparé des quartiers résidentiels par les indentations du littoral (plages). Les vestiges des premières constructions ont été engloutis par les gratte-ciel. Seules quelques vieilles maisons du XIXe siècle subsistent encore à Victoria Square et font figures de reliques. La City, quartier des affaires, grouille de vie et d'activité pendant la journée et évoque le coeur de n'importe quelle métropole d'un pays prospère. La ville où l'on réside s'étend sur plus de 25 kilomètres, le long de Botany Bay et jusqu'à Port Hacking. Elle s'étale de part et d'autre du Pacific Highway vers le nord en une banlieue sans fin de pavillons aux toits rouges où la vie est calme et tranquille. Par ailleurs, il y a les plages de Manly, de Mona Vale, de Palm Beach, le soleil et le sable fin.
A 726 km, Melbourne, capitale de l'Etat de Victoria, fondée en 1835, au fond de la baie de Port Phillip, avait été capitale fédérale en 1901. Elle a perdu son titre en 1927, mais conservé un caractère en particulier dû, un peu, à son souci de sauvegarder les bâtiments officiels du début du siècle et de perpétuer des manifestations sportives et populaires typiquement australiennes telles les foires agricoles et la Coupe de football. C'est un grand centre universitaire et bancaire. C'est un très important port exportateur de produits alimentaires et de laine. Sa population compte plus de 3 189 000 habitants. Elle renferme un magnifique jardin botanique, la National Art Gallery, des lacs et des parcs.
Brisbane, capitale de l'Etat de Queensland, a été fondée en 1825. C'est un centre un peu à part, très différent des autres grandes villes du Sud qui sont un mélange de ville coloniale ayant grandi trop vite et de station balnéaire à l'américaine. Ses 1 422 000 habitants vivent d'ailleurs sur un rythme en accord avec le climat subtropical, isolés entre les admirables plages de la Sunshine Coast et la chaîne des Darling Downs.
Adélaïde, capitale de l'Australie méridionale, fondée en 1836, à 1 200 km à l'ouest de Sidney, est la plus britannique des villes australiennes. Dans un site splendide, entre le Lofty Range et le golfe Saint-Vincent, une cité bien tracée, agréable, qui était le lieu de retrait privilégié des hauts et moyens fonctionnaires. Mais elle compte aujourd'hui 1 071 000 habitants, et le développement industriel de la région commence à altérer son caractère paisible et victorien.
Perth, c'est l'isolement à 3 350 km de Sydney, avec la ville la plus proche, Adélaïde, à 2 150 km. Jadis agglomération de bungalows, la capitale de l'Australie occidentale est aujourd'hui une ville de 1 221 000 habitants qui dresse ses buildings sur les deux rives de la Swann, à 18 km de la mer. Les exploitations minières de la région sont à l'origine de son extension, de sa prospérité, de son modernisme qui évoque assez les cités californiennes.
Enfin, Darwin, capitale du Territoire du Nord, n'est qu'une bourgade humide et étouffante. Elle compte 78 000 habitants.

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