Voyage et tourisme
L'Azerbaïdjan (Asie)
L'AZERBAIDJAN est un pays du Caucase. Sa capitale est Bakou, la langue officielle est l'azéri et la monnaie le manat. Le pays est sorti de l'URSS depuis 1991.
Histoire
Indépendance : 30 août 1991 (ancienne République soviétique).
Politique
L'Azerbaïdjan est une république à régime présidentiel semi-démocratique. Les dirigeants ont choisi l'alliance politique avec les Etats-Unis mais ont conservé les méthodes totalitaires du régime soviétique.
Aujourd'hui, les Etats-Unis sont bien implantés dans le pays intéressés par la position stratégique de l'Azerbaïdjan dans le Caucase et par la présence de pétrole. La Russie, en fermant les yeux sur le régime autoritaire des ?liyev a retrouvé une large influence à Bakou. Les Iraniens les soutiennent grâce à la forte minorité azérie vivant en Iran (à peu près 20 millions de personnes), mais aussi parce qu'ils recherchent une alliance pour contrebalancer l'influence turque sur la région. L'azérbaidjanais est une langue du groupe turc et il existe de forts liens culturels et politiques avec la Turquie.
- Effectifs militaires : 72 000 (2002)
- Budget de l'armée : 118 millions $ (2002)
Le président Heydar Aliyev, ancien membre du PCUS (Parti communiste de l'Union soviétique), a dirigé le pays de 1993 à 2003, d'une main de fer. Sérieusement malade, il a fait élire son fils ?lham ?liyev à la présidence lors des élections de 2003. L'opposition est descendue dans la rue mais la répression et le manque de soutien de la " communauté internationale " (contrairement à la Géorgie voisine) ont rapidement clos toute contestation. En l'absence d'expérience politique d'?lham ?liyev, le premier ministre Artur Rasizad? a acquis un poids important dans les rouages de l'Etat.
Malgré tout un conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan persiste au sujet du haut karabagh.
Pendant près de 70 ans, le problème est "gelé", en aucune façon résolu. Durant toute cette période, à intervalles réguliers, la grande majorité des Arméniens du Haut-Karabagh proteste pacifiquement [1] contre les suites de cette décision de 1921, et demandent que soit discutée la possibilité d'une intégration du Haut-Karabagh au sein de l'Arménie.
Politique extérieure
Une politique extérieure marquée par le conflit du Haut Karabagh :
Le Haut Karabagh, conquis par les Russes sur la Perse en 1805, a été attribué à l'Azerbaïdjan dans le cadre des compromis russo-turcs de 1921. Ce territoire s'étend sur 4.400 km2 et compterait 150 000 habitants (76 % d'Arméniens en 1989). Le conflit du Haut-Karabagh a fait près de 20 000 victimes depuis le début de la revendication indépendantiste en 1987. Un accord de cessez-le-feu négocié le 12 mai 1994, a gelé une situation militaire favorable aux Arméniens qui occupent entre 15 et 20 % du territoire de l'Azerbaïdjan (le Haut-Karabagh proprement dit et les districts azerbaïdjanais environnants considérés comme un "glacis protecteur"). Bakou a accueilli, depuis 1992, entre 500 000 et 800 000 réfugiés et personnes déplacées et Erevan à peu près 200 000.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer les répercussions internationales de ce conflit :
- l'implication des puissances régionales (Russie, Turquie, Iran) ;
- la "caisse de résonance" constituée par les "diasporas" notamment en Russie, aux Etats-Unis et en France, qui se sont employées à mobiliser les relais d'opinion ;
- la menace directe qu'a paru faire peser le conflit sur les perspectives pétrolières en compromettant la sécurité des investissements (le front se trouve par endroits à 30 km de l'oléoduc Bakou Tbilissi Ceyhan).
A l'origine de la création du Groupe de Minsk (chargé sous l'égide de l'OSCE de fournir un cadre aux négociations) dès 1992, la France a été désignée, en 1997, aux côtés des Etats-Unis et de la Russie pour en assurer la co-Présidence. Les négociations ont connu plusieurs temps forts depuis 10 ans, notamment les entretiens de Paris et Key West en 2001, où les Présidents Aliev et Kotcharian ont accepté d'examiner un projet global de règlement. Les discussions restent cependant soumises aux aléas politiques (attentat au parlement d'Erevan en octobre 1999, élections dans les deux pays en 2003) et à la difficulté pour les deux parties d'accepter les concessions nécessaires.
Le processus de rencontres régulières des co-présidents du GDM avec les Ministres des Affaires étrangères et les Présidents des deux pays , redynamisé en 2005, a permis de dessiner les contours d'un futur cadre de règlement politique du conflit du Haut Karabagh. Les rencontres entre les Présidents arménien et azerbaïdjanais, sous l'égide des co-présidents du groupe de Minsk (Varsovie, 15 mai ; Kazan, 26 août) ont permis de confirmer ces avancées et laissaient espérer une fenêtre d'opportunité pour la conclusion d'un accord de principe au premier semestre 2006, malgré certaines tensions sur le terrain. Les sommets de Rambouillet (10 et 11 février) et Bucarest (4-5 juin) n'ont pas confirmé ces attentes, chacun des chefs d'Etat hésitant, face à son opinion publique, à faire les compromis nécessaires.
Des relations complexes avec la Russie et l'Iran :
Le Président Heydar Aliev a su ménager Moscou, alors que les relations étaient initialement tendues entre les deux pays (intégration limitée de Bakou à la CEI). Les deux pays partagent des préoccupations communes de sécurité, ce qui leur a permis notamment d'aboutir à un accord sur le statut de la base radar de Gébélé (louée pour 10 ans aux Russes contre 7 millions de dollars par an). Ils sont également parvenus à un accord bilatéral sur la délimitation de la mer Caspienne. Depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine et sa première visite à Bakou en janvier 2001, les relations entre les deux pays n'ont cessé de s'améliorer. Le Président Ilham Aliev a effectué sa première visite en Russie en février 2004. Les 21 et 22 février 2006, le Président Poutine s'est rendu à Bakou, où il a inauguré l'année de la Russie en Azerbaïdjan.
Les relations sont également complexes avec l'Iran, du fait de la présence dans ce pays d'une très forte minorité azérie (au moins 20 M d'habitants). L'Iran s'inquiète de la politique pro-occidentale et pro-américaine de l'Azerbaïdjan et entretient de bonnes relations avec son voisin arménien. De plus, la délimitation des frontières en mer Caspienne fait l'objet de litiges entre les deux pays, ce qui a pu être source d'incidents. Bakou craint également un éventuel prosélytisme religieux de l'Iran, même si le pays, de confession chiite, est assez largement laïcisé. Les relations entre les deux pays se sont cependant nettement améliorées avec la visite à Téhéran du président Heydar Aliev en mai 2003, puis de M. Khatami à Bakou en août 2004, et d'Ilham Aliev à Téhéran en janvier 2005. Celles-ci ont permis de conclure divers accords économiques et notamment la mise en place d'un corridor de transport nord-sud, qui intéresse également la Russie. Le 20 décembre 2005, les Présidents Aliev et Akhmadinedjad se sont retrouvés à Nakhichevan pour évoquer les questions énergétiques. Les questions relatives au statut de la mer Caspienne n'ont cependant pas progressé. Le Président Ahmadinejad s'est à nouveau rendu à Bakou le 5 mai 2006, visite qui a pu être interprétée comme une tentative de médiation azerbaïdjanaise dans la crise sur le dossier nucléaire iranien (le Président Aliev s'était rendu à Washington, du 26 au 28 avril 2006, et avait à cette occasion exprimé son inquiétude sur cette question).
De bonnes relations avec la Turquie et la Géorgie :
Les relations sont globalement bonnes avec la Turquie du fait des affinités très fortes existant entre les deux pays et de la solidarité d'Ankara à propos du conflit du Karabagh (maintien du blocus turc sur la frontière arménienne). Les contacts politiques au plus haut niveau sont fréquents (deux visites du Président turc à Bakou en janvier et avril 2006).
M. Aliev entretenait de bonnes relations avec le Président Chevardnadzé (également ancien membre du PCUS) et le changement de régime en Géorgie, s'il a pu un temps inquiéter Bakou, ne remet pas en cause cette relation de bon voisinage. La Géorgie est un partenaire essentiel pour l'évacuation des hydrocarbures de la Caspienne, comme pays de transit, par la voie de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan.
Une implication accrue de l'Occident :
Dans cet environnement, la politique étrangère azerbaïdjanaise vise à une implication accrue de l'Occident dans la région. Le Président Heydar Aliev a assuré une diversification des partenaires économiques du pays (constitution de plusieurs consortia dans la Caspienne). Les interventions gouvernementales américaines se sont accrues grâce à la suspension, décidée en octobre 2001 et rendue effective en janvier 2002, de la section 907 (votée par le Congrès en 1992 dans le cadre du "Freedom Support Act") qui prohibait jusqu'alors toute intervention financière publique directe des Etats-Unis. Le Président Ilham Aliev a effectué son premier déplacement à Washington du 26 au 28 avril dernier.
L'Azerbaïdjan est membre du Partenariat pour la Paix et souhaite une implication accrue de l'OTAN dans la région. Bakou, qui était favorable au désarmement de l'Iraq sur la base des résolutions de l'ONU, a marqué son soutien aux Etats-Unis dès le début de leur opération militaire. Un détachement de 150 militaires azerbaïdjanais est déployé en Iraq depuis août 2004. Un plan individuel de partenariat OTAN/Azerbaïdjan (IPAP) a été approuvé en 2005.
Au lendemain de la "révolution des roses" fin 2003 en Géorgie, l'UE a inclus les trois pays de la zone dans sa politique de voisinage. Les négociations sur les plans d'action ont débuté avec retard, après un long blocage à la suite de la mise en place de liaisons aériennes entre Chypre-Nord et Bakou. L'UE a préféré maintenir une approche globale des trois pays de manière à promouvoir la coopération régionale entre eux.
L'Azerbaïdjan est officiellement devenu le 43ème membre du Conseil de l'Europe le 25 janvier 2001. Cette adhésion est intervenue simultanément à celle de l'Arménie (la Géorgie est quant à elle membre depuis avril 1999). Par ailleurs, l'Accord de Partenariat et de Coopération entre l'UE et l'Azerbaïdjan est entré en vigueur en juillet 1999.
Politique intérieure
Ilham Aliev a succédé à son père à la présidence d'Azerbaïdjan en octobre 2003 avec près de 80 % des voix. Ces élections se sont achevées dans un contexte tendu : manifestations de l'opposition violemment réprimées et arrestation d'opposants et de journalistes. Heydar Aliev, qui préparait depuis plusieurs années une succession en faveur de son fils, Ilham (premier vice-président du parti présidentiel, puis premier ministre en août 2004) est décédé courant décembre. Les élections législatives du 6 novembre dernier en Azerbaïdjan ont été entachées de fraudes massives, malgré les engagements réitérés du Président Aliev en faveur d'un scrutin répondant aux normes internationales (décrets du 11 mai et du 25 octobre). Le parti présidentiel a remporté la majorité des sièges (64 sur 125), un bon tiers revenant aux "indépendants" (dont une bonne partie est proche du pouvoir). Des élections partielles ont été organisées le 13 mai 2006 dans les 10 circonscriptions où les résultats avaient été annulés.
L'Azerbaïdjan est membre du Conseil de l'Europe depuis janvier 2001 et s'est engagé, dans un processus de démocratisation : suppression de la peine de mort, respect des droits de l'opposition parlementaire, élections pluralistes, adoption d'un nouveau code électoral en vue des présidentielles d'octobre, etc. De nombreux progrès restent cependant à accomplir, notamment en matière de liberté de la presse, mais également dans l'organisation et le déroulement des élections, pour lesquelles les observateurs internationaux ont dénoncé certaines irrégularités. La question des prisonniers politiques, renouvelée par la vague d'arrestations qui avait suivi les élections présidentielles de 2003, est aussi un sujet de controverse avec le Conseil de l'Europe. Des décrets présidentiels successifs ont cependant permis, depuis octobre 2004, de libérer plusieurs centaines de prisonniers.
Géographie
- Superficie : 86 100 km2
- Densité : 89 hab./km2
- Frontières terrestres : 2 013 km (Arménie 787 km ; Iran 611 km ; Géorgie 322 km ; Russie 284 km ; Turquie 9 km)
- Littoral : 800 km (Mer Caspienne)
- Extrémités d'altitude : -28 m > + 4 485 m
Villes
- Bakou
- Gandja
- Soumgaït
- Ali-Bayramli
- Khankendi
Subdivisions
L'Azerbaïdjan est divisé en :
- 59 districts (en azéri : raion au singulier, raionlar au pluriel) ;
- 11 villes ;
- 1 république autonome (muxtar respublika), le Nakhitchevan, qui contient elle-même :
Liste :
Toutes les divisions listées ci-dessous sont des raionlar, sauf mention contraire. Le nom azéri des divisions est indiqué entre parenthèses s'il diffère de sa translittération. Les raions de la république autonome du Nakhitchevan sont numérotés et listés séparément. Certains raions sont en totalité ou en partie à l'intérieur de la république auto-proclamée du Haut-Karabakh et son indiqués en vert sur la carte ci-contre.
- Absheron (Abseron - inclut une enclave dans Bakou)
- Agjabadi
- Agdam
- Agdash
- Agstafa
- Agsu
- Ali Bayramli
- Astara
- 9 Bakou
- Balakan
- Barda
- Beylagan
- Bilasuvar
- Jabrayil
- Jalilabad
- Dashkasan
- Davachi
- Fizuli
- Gadabay (borde une enclave arménienne, Artsvashen)
- Gandja
- Goranboy
- Goychay
- Hajigabul
- Imishli
- Ismailli
- Kalbajar (partiellement au Haut-Karabakh)
- Kurdamir
- Lachin
- Lankaran
- Lankaran
- Lerik
- Masally
- Mingachevir
- Naftalan
- Neftchala
- Oguz
- Qabala
- Qakh
- Qazakh (inclut deux enclaves en Arménie, Barkhudarli et Yukhari Askipara)
- Qobustan
- Quba
- Qubadli
- Qusar
- Saatly
- Sabirabad
- Shaki
- Shaki
- Salyan
- Shamakhi
- Shamkir
- Samukh
- Siazan
- Sumqayit
- Shusha (partiellement au Haut-Karabakh)
- Shusha (partiellement au Haut-Karabakh)
- Tartar (partiellement au Haut-Karabakh)
- Tovuz (borde une enclave arménienne, Artsvashen)
- Ujar
- Khachmaz
- Khankendi (capitale du Haut-Karabagh, actuellement appelée Stepanakert)
- Khanlar
- Khizi
- Khojali (partiellement au Haut-Karabakh)
- Khojavend (partiellement au Haut-Karabakh)
- Yardymli
- Yevlakh
- Yevlakh
- Zangilan
- Zaqatala
- Zardab
Les sept raions et la ville du Nakhitchevan sont listés et numérotés séparément :
- Babek
- Julfa
- Kangarli
- Nakhitchevan
- Ordubad
- Sadarak (inclut une enclave en Arménie, Karki)
- Shakhbuz
- Sharur
Economie
L'économie de l'Azerbaïdjan est fortement dépendante de l'exploitation du pétrole en mer Caspienne, qui représente 70% de ses exportations et 50% du budget de l'Etat.
- PIB : 5 585 millions dollars
- PNB/habitants : 650 dollars
Equipements :
- Lignes de téléphone : 663 000 (en 1997)
- Téléphones portables : 40 000 (en 1997)
- Postes de radio : 175 000 (en 1997)
- Postes de télévision : 170 00 (en 1997)
- Utilisateurs d'Internet : 8 000 (en 2000)
- Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 2 (en 2000)
- Routes : 24 981 km (dont 23 057 km goudronnés) (en 1998)
- Voies ferrées : 2 125 km (en 1993)
- Voies navigables : 0 km
- Nombre d'aéroports : 52 (dont 9 avec des pistes goudronnées) (en 2000)
Démographie
Evolution de la démographie entre 1992 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
- Population : 7 771 092 habitants (en 2001), 8 081 000 habitants (en 2002).
- Ages : 0-14 ans : 28,95% ; 15-64 ans : 63,93 % ; + 65 ans : 7,12 %
- Espérance de vie des hommes : 59 ans (en 2001)
- Espérance de vie des femmes : 67 ans (en 2001)
- Taux de croissance de la population : 0,32 % (en 2001)
- Taux de natalité : 18,44 p. mille (en 2001)
- Taux de mortalité : 9,55 p. mille (en 2001)
- Taux de mortalité infantile : 79,00 p. mille (en 2006)
- Taux de fécondité : 2,24 enfants/femme (en 2001)
- Taux de migration : -5,67 p. mille (en 2001)
Culture
La langue officielle de l'Azerbaïdjan est l'Azerbaïdjanais ou Azéri.
Le grand joueur d'échecs russe Garry Kasparov est né en Azerbaïdjan, de père juif et mère arménienne et a commencé sa carrière à l'école d'échecs de Bakou. Le grand homme d'affaires Zeynalabdin Tagiyev a marqué l'histoire du pays par ses actions de mécénat au début du 19e siècle pendant le grand boum pétrolier. Son musée est situé au centre de Bakou.
Religions
- Musulmans (majoritairement chiites) : 95 %
- Orthodoxes : 4,9 %
- Juifs : 0,1 %
Source : Wikipedia
|
|
|
|