Voyage et tourisme
La Grèce (Europe)
LA GRECE, officiellement République hellénique, en grec Hellas ou Ellas, est un pays du Sud de l'Europe (Balkans), dans la partie orientale du bassin méditerranéen, formé d'une partie péninsulaire (80 % du territoire) et d'îles (Ioniennes, Crète, Cyclades, Eubée, Sporades du Nord et du Sud, ou Dodécanèse). Elle est formée de 437 îles de toutes tailles. 134 seulement sont habitées. Ce sont, parfois, de modestes îlots ; d'autres, beaucoup plus étendues, présentent un relief tourmenté. A l'ouest, les îles Ioniennes (Corfou, la plus touristique ; Céphalonie, aux plages désertes ; Ithaque, l'île d'Ulysse) ; au sud du Péloponnèse, Cythère, puis la Crète, et au sud-est, les Cyclades (Délos, Milo, Mykonos, Santorin dont les noms évoquent la blancheur des villages et les fleurs éclatant sur la mer bleue) ; plus au nord, ce sont les Sporades et, en direction de la Turquie, les archipels de la mer Egée : Lemnos, Chios, patrie d'Homère, Samos...
La capitale de la Grèce est la ville d'Athènes. Sa superficie est de 131 957 km2 et sa population compte 10,5 millions d'habitants.
La Grèce est bornée par une enceinte slave au nord, latine à l'ouest, islamique et sémitique à l'est et au sud. Montagneuse (mont Olympe, 2 917 m), plus humide qu'on le pense, voire enneigée en hiver, la Grèce est une mosaïque de territoires : Epire, Macédoine, Thrace, Thessalie et Eubée, presqu'île du Péloponnèse. Terre d'érosion, paysages lumineux et rocailleux, conservateurs des beautés antiques et des traditions byzantines. Pays de mer (partout des criques, des plages...) ouvert à tous les échanges, elle reste dotée d'un séduisant pouvoir d'accueil.
L'alphabet grec classique a été créé en Asie Mineure vers 900 av. J.-C., adopté à Athènes en 403 av. J.-C., il comprend 24 signes dont 14 sont empruntés sans changement (même nom, même son) à l'alphabet phénicien (22 signes, uniquement des consonnes) ; 8 modifiés, pour d'autres consonnes ou des voyelles (invention capitale) ; 2 créés pour des lettres doubles : psi et xi.
L'économie est fondée sur l'agriculture (blé, vigne, olivier, tabac, agrumes, coton), l'élevage (bovin et ovin) et la pêche. Importante flotte marchande (3e rang mondial). Hydroélectricité, centrales thermiques et quelques ressources minières (bauxite, fer, lignite).
La Grèce a été un pays d'émigration entre 1920 et 1975 (importante diaspora), mais aujourd'hui, c'est un pays d'immigration, en provenance d'Europe centrale et balkanique.
Quelques rappels historiques
Néolithique : premières traces de peuplement (Cyclades, Crète).
IIe millénaire av. J.-C. : les invasions indo-européennes (Ioniens, Achéens) donnent naissance à la civilisation mycénienne (Mycènes, Corinthe, Argos, Athènes), première civilisation hellénique, tandis qu'en Crète la brillante civilisation minoenne aurait été anéantie par un gigantesque séisme.
Vers 1200 av. J.-C. : les Doriens (Indo-Européens) occupent la Grèce mycénienne, provoquant un recul de la civilisation (Moyen Age hellénique) et une migration de la population vers l'Attique, les îles et l'Asie Mineure. Mais un patrimoine commun à toute la Grèce, fondé sur la langue, l'écriture, la religion, existe désormais.
776 av. J.-C. : la création des Jeux Olympiques, véritable fête panhellénique, marque le début de la chronologie officielle.
750-500 av. J.-C. : époque dite archaïque. La confiscation de la monarchie par une aristocratie qui s'approprie pouvoirs et terres provoque une nouvelle vague d'émigration (Grande-Grèce) et la fondation de colonies commerciales (Marseille fondée par Phocée ; Byzance par Mégare, etc.). Les troubles sociaux favorisent l'arrivée au pouvoir des tyrans (Pisistrate et ses fils) et des législateurs (Dracon, Solon, Clisthène).
Ve siècle av. J.-C. : début de la période classique, siècle d'or de la civilisation grecque. L'impérialisme perse en Asie Mineure aboutit à un conflit avec la Grèce (guerres médiques). La victoire des Athéniens consacre leur hégémonie militaire (Thémistocle) et politique (Périclès). Les arts atteignent leur apogée : tragédie (Eschyle, Sophocle, Euripide), sculpture (Myron, Polyclète), architecture (Phidias, Callicratès, Ictinos). Les autres cités grecques (Corinthe, Delphes, Sparte, Thèbes) s'inquiètent de la puissance d'Athènes, ce qui conduit à la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.) qui scelle la défaite des Athéniens. Le délabrement politique et l'absence d'unité permettent au roi de Macédoine, Philippe II, de dominer la Grèce.
IVe siècle av. J.-C. : son fils Alexandre le Grand conquiert d'immenses territoires et propage la civilisation hellénistique. A sa mort, ses lieutenants se partagent les territoires de l'empire.
Tandis que l'influence hellénique se répand en Asie mineure, Rome et Carthage s'affrontent pour la domination de la Méditerranée. Rome sort victorieuse des guerres puniques. Plus rien ne freine son expansion ; elle va, à son tour, s'étendre vers l'Orient. En 229 avant J.-C., elle s'empare de Kerkyra et, trente ans plus tard, de Malte, ancienne forteresse carthaginoise.
IIe siècle av. J.-C.-VIe siècle apr. J.-C. : début de la conquête romaine de la Grèce, qui aboutit en 86 av. J.-C. à la prise d'Athènes par Sylla. Rome annexe, l'une après l'autre, les îles de la Méditerranée orientale. La Crète, demeurée à l'écart, est conquise en 61 av. J.-C. Neuf ans plus tard, Chypre tombe. Paphos, célèbre pour son temple d'Aphrodite, devient le siège du gouvernement des îles. L'instauration de la pax romana favorise une renaissance de la civilisation grecque, qui est diffusée dans tout l'Empire romain ; pourtant, en 393, la dernière célébration des Jeux Olympiques marque symboliquement la fin de l'Antiquité grecque, et, en 395, la Grèce est intégrée à l'empire romain d'Orient, partageant désormais les destinées de cet Etat chrétien (Empire byzantin) qui connaît une hellénisation rapide.
Dès son origine, le christianisme s'est répandu dans les îles de la Méditerranée orientale. C'est par le gué de leurs archipels qu'il pénètre l'empire romain. Saint Paul, dit "l'Apôtre des Gentils", est un des premiers propagateurs actifs de la nouvelle foi. Il prêche le message du Christ au cours de nombreux voyages à Antioche, Athènes, Ephèse, puis à Rome où il sera martyrisé. Ses Epîtres, au nombre de quatorze, fondamentales pour la jeune religion, sont insérées dans le canon du Nouveau Testament. Il y raconte ses voyages.
Au début du IVe siècle, sous l'empereur Constantin, le christianisme devient religion d'Etat. Mais déjà Rome est sur la pente de son déclin et les barbares franchissent les frontières de l'empire. En 395, Byzance est choisie pour nouvelle capitale du Saint Empire romain d'où le gouvernement impérial continue d'administrer les îles de la Méditerranée orientale.
Les croisades contribuent à former un nouveau foyer de civilisation dans la Méditerranée orientale. Les contacts entre les civilisations latine, grecque et musulmane favorisent un renouveau des Lettres et des Arts dans l'Europe médiévale. L'essor de la navigation et du commerce modifie les structures économiques du monde féodal. Réciproquement, à la faveur des croisades, châteaux forts et églises sont bâtis dans les territoires du Proche-Orient conquis par les chrétiens, en même temps que s'imposent les institutions féodales. Dès le début, pour assurer la protection de ses conquêtes et celle des pèlerins qui se rendent en Terre sainte, la chrétienté organise dans ces pays des ordres à la fois militaires et religieux. Deux grands ordres sont ainsi créés : celui des Templiers, que le pape Clément V devait supprimer en 1312 à l'instigation de Philippe le Bel, et celui des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem : fondé au début du XIIe siècle en Syrie, cet ordre s'installe à Chypre à la fin de la domination franque, puis à Rhodes.
VIIe-XIIe siècles : la Grèce subit de multiples invasions (Slaves, Arabes, Bulgares, Normands).
XIIIe-XIVe siècles : la Grèce continentale se trouve morcelée en principautés tenues par les Francs, vassaux des Byzantins, tandis que la majorité des îles est dominée par Venise.
XVe-XIXe siècles : la conquête ottomane submerge l'Empire byzantin (chute de Constantinople en 1453) et, en 1460, Mistra est la dernière place prise en Grèce. Les quatre siècles de domination turque sont jalonnés de nombreuses révoltes ; les Grecs gardent leur autonomie religieuse (patriarcat de Constantinople) et la diaspora forme à l'étranger des minorités actives et prospères, encourageant l'émergence d'un sentiment national, que les difficultés (guerres russo-turques) de l'Empire ottoman favorisent. Cette agitation se concrétise dans les activités de plusieurs sociétés secrètes, dont la Société amicale, fondée à Odessa en 1814, et celle de Konstandinos Rhigas, chantre de l'unité balkanique.
En 1830, le protocole de Londres, signé sous l'égide de la Russie, de la France et de la Grande-Bretagne, donne naissance à un Etat grec indépendant (Péloponnèse, Grèce centrale et Eubée), reconnu par les Turcs en 1832.
D'abord placée sous l'autorité d'un gouverneur (Capo d'Istria, 1827-1831), la Grèce, soumise à l'influence des grandes puissances, devient une monarchie dominée par des souverains étrangers : un Bavarois, Otton Ier (1832-1862), puis un Danois, Georges Ier (1863-1913), et ses descendants.
XXe siècle : après les îles Ioniennes (1864) et la Thessalie (1881), le royaume s'adjoint pacifiquement la Crète ; les guerres balkaniques contre les Ottomans (1912-1913) lui permettent d'intégrer l'Epire, la Macédoine et toutes les îles de la mer Egée, excepté celles du Dodécanèse.
En 1922, la Grèce, qui s'est vu confier l'administration de la région de Smyrne, en application du traité de Sèvres, rencontre une farouche résistance de la part du gouvernement de Mustafa Kemal et doit renoncer à la Thrace orientale et aux débouchés sur le Bosphore.
En 1924, la proclamation de la république inaugure une période d'instabilité politique. Les problèmes sociaux, liés notamment à la réforme agraire et à la pression démographique, resurgissent avec plus d'intensité pendant la crise des années 1930.
En 1935, le roi Georges II, qui avait abdiqué en 1924, revient au pouvoir, puis laisse le général Ioannis Metaxas instaurer une dictature (1936-1941).
1941-1949 : entrée en guerre aux côtés des Alliés ; la Grèce subit l'occupation des forces de l'Axe dès 1941. Organisée par le parti communiste, la Résistance libère la totalité du pays. Puis une guerre civile (1946-1949) oppose les communistes aux forces gouvernementales, qui triomphent. En 1947, le Dodécanèse est rattaché à la Grèce, qui s'intègre progressivement au camp occidental.
En 1952, la Grèce entre dans l'Otan.
En 1963, elle noue ses premiers contacts avec la C.E.E. (entrée officielle en 1981).
Le 21 avril 1967 : un coup d'Etat porte les militaires au pouvoir.
En 1973, le général Gheorghios Papadhopoulos abolit la monarchie, proclame la république et se nomme président.
En 1974, le "régime des colonels" s'effondre.
1975-1995 : après le rétablissement de la démocratie, les gouvernements conservateurs (Konstandinos Karamanlis, Konstandinos Mitsotakis) et socialistes (Andhréas Papandhréou) alternent. La vie politique est dominée par les problèmes économiques, les scandales et les conflits larvés avec des pays voisins (Macédoine, Albanie, Turquie).
En 1995, Kostis Stefanopoulos, conservateur soutenu par le Pasok, parti socialiste, est élu à la présidence de la République.
En 1996, le socialiste Kostas Simitis succède à A. Papandhréou comme Premier ministre.
Athènes
Athènes, en grec Athinai, est une métropole économique et culturelle, dont l'agglomération rassemble le tiers de la population du pays (port du Pirée inclus), débordant largement la plaine de l'Attique. Elle compte 772 072 habitants (agglomération : 3 093 000 habitants).
Athènes regroupe 50 % des emplois industriels et l'essentiel de la richesse du pays. Elle connaît d'importants problèmes de pollution.
Les vestiges de la cité antique (Parthénon, Erechthéion, Ve siècle av. J.-C., sur l'Acropole ; théâtre de Dionysos, IVe siècle ; Théséion, Ve siècle, sur l'Agora ; bibliothèque d'Hadrien, IIe siècle, sur l'agora romaine...) attirent de nombreux touristes.
Fondée, selon la légende, par Cécrops et consacrée à Athéna, qui lui donne son nom, la cité athénienne, centre politique, économique et culturel de la Grèce classique, crée, au Ve siècle avant J.-C., un des premiers modèles de démocratie.
594 av. J.-C. : réformes de Solon.
561 av. J.-C. : tyrannie de Pisistrate.
508 av. J.-C. : réformes démocratiques de Clisthène.
490-479 av. J.-C. : lors des guerres médiques, les Perses brûlent l'Acropole, mais les Grecs sont victorieux ; les Athéniens, conduits par Thémistocle, sont en première ligne.
477 av. J.-C. : Aristide crée la ligue de Délos, fédération égéenne sur laquelle Athènes assoit son hégémonie.
461-429 av. J.-C. : Périclès, stratège, domine la scène politique ; apogée de la cité.
447-438 av. J.-C. : chargé des travaux de l'Acropole, Phidias construit le Parthénon.
431-404 av. J.-C. : guerre du Péloponnèse ; Athènes s'effondre face à Sparte.
338 av. J.-C. : elle est vaincue par Philippe de Macédoine à Chéronée et doit accepter son hégémonie. Privée de son indépendance, Athènes reste une des capitales de l'hellénisme, mais son histoire ne se distingue plus de celle de la Grèce.
146 av. J.-C. : elle est romaine, puis byzantine.
1205 : la 4e croisade en fait le siège d'un duché français, puis florentin (1385).
1458 : elle est soumise par les Turcs.
XIXe siècle : tirant un trait sur les épreuves des conflits turco-vénitiens du XVIIe siècle et de la guerre d'indépendance (1821-1832), le roi Otton y installe sa capitale (1834).
Elle accueille en 1896 les premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne.
Kerkyra, la Riviera grecque
Sept îles principales composent l'archipel des îles Ioniennes qui s'échelonnent le long de la côte occidentale de la Grèce : Kerkyra, Paxi, Lefcas, Ithaki, Kefalinia, Zakintos et Kithira.
La plus septentrionale, la plus grande et la plus belle de ces îles est Kerkyra, l'ancienne Corfou. Tour à tour colonie de Corinthe, la florissante cité du Péloponnèse, puis de Rome et de Byzance, cette île fut rattachée à Venise à la fin du XIVe siècle. Kerkyra a conservé l'empreinte de la tutelle vénitienne jusque dans le style de ses maisons. Dans leur majorité, ses habitants parlent encore l'italien.
Réputée pour la douceur de son climat et la fertilité de ses terres, l'île est couverte de citronniers, d'orangers, d'oliviers, de vignes et de fleurs. Ses paysages grandioses ont, de tous temps, attiré les voyageurs de marque : princes, riches industriels, artistes... Aujourd'hui, les amateurs de ski nautique et de yachting apprécient ses baies et ses hauts promontoires rocheux.
Encadré de deux forteresses juchées sur des rochers, l'une vénitienne, l'autre byzantine, le port de Kerkyra a été baptisé la "porte fleurie" de la Grèce. Les successives occupations étrangères, dont celle des Français au temps de Napoléon Ier, ont laissé divers souvenirs architecturaux dans la ville. Au XIXe siècle, les Anglais tracèrent les routes de l'île. Les souverains grecs venaient, eux aussi, passer leurs vacances dans l'île et participaient aux manifestations traditionnelles. La plus importante de celles-ci, la fête de Saint-Spyridon, a lieu le 11 août. Ce jour-là, les pèlerins affluent à Kerkyra de tous les points de Grèce.
On déguste dans l'île de délicieux homards et crustacés.
Lefcas (Leucade) s'appelait Saint-Maure au Moyen Age. L'île connut son heure de gloire au temps des Francs et des Vénitiens. Ses musées, ses archives et ses bibliothèques contiennent des ouvrages précieux.
Ithaque, Céphalonie, Zante et Kithira
Vers le sud de la Grèce, se trouvent les côtes rocheuses et abruptes de l'île d'Ithaki (Ithaque), hérissées d'hiératiques cyprès ; elle fut, aux temps légendaires de la guerre de Troie, le royaume du sage Ulysse. Ithaque abrite toujours la grotte mystérieuse des Nymphes où l'on adorait les Naïades, fées des eaux.
En 1953, un tremblement de terre a ravagé Ithaque et sa voisine Kefalinia (Céphalonie). Cette île, la plus grande des îles Ioniennes, possède de belles rades naturelles où les yachts trouvent de bons mouillages. Les vignobles de l'île donnent un vin fameux. Des tombes mycéniennes et des peintures byzantines, des mosaïques anciennes et des forteresses médiévales ajoutent à l'attrait touristique de ses admirables paysages et de ses immenses plages de sable.
Zakintos (Zante) fut, de tous temps, l'île des poètes, la fiore di Levante (fleur du Levant), célèbre par ses carnavals, ses fêtes locales, ses processions et ses sérénades de mandoline jouées au clair de lune. Cette île se distingue également par ses villages pittoresques, ses monastères, ses temples, ses musées et ses grottes.
Kithira, entre le Péloponnèse et la Crète, est l'ancienne Cythère où l'on vénérait la déesse Aphrodite, déesse de la Beauté et de l'Amour, à laquelle les Romains identifièrent leur Vénus. Cette île, qui évoque la douceur de vivre, n'est, en fait, qu'un rocher aux parois abruptes, entouré de récifs dangereux.
Iles de détente pour les habitants d'Athènes
En longeant les côtes du Péloponnèse et en remontant vers le nord-est, on trouve des îles qui ont pour trait commun d'être des lieux de détente pour les habitants d'Athènes. Spetsaï est la plus éloignée de la capitale grecque. Des maisons blanches, bleues, rouges bordent une mer limpide pavée de galets scintillants.
A l'extrémité orientale du Péloponnèse, Hydra a acquis une réputation internationale. Elle attire les artistes, surtout les peintres, séduits par les maisons de son port. Etagées en amphithéâtre, elles offrent au regard une magnifique composition de lignes et de couleurs.
Si Hydra, au sol stérile, doit être approvisionnée en eau par le continent, sa voisine Poros est, en revanche, verdoyante. De charmantes promenades à travers des bois de citronniers mènent à de rustiques monastères et aux ruines du temple dédié à Poséidon, dieu grec de la Mer.
Plus au nord, dans le golfe Saronikos, qui sépare le Péloponnèse de l'Attique, l'île d'Egine fut aux temps antiques la rivale d'Athènes qui, en 456 av. J.-C., la vainquit et déporta sa population. Elle doit à sa proximité d'Athènes et à la beauté de ses sites l'afflux des touristes qui l'envahissent chaque été. Son relief, légèrement accidenté, se pare des riches coloris des plantations agricoles : céréales, vignes, figuiers. Les pistaches sont une des spécialités locales. La pêche, très active, constitue la troisième ressource de l'île avec l'agriculture et le tourisme.
Le beau temple dorique d'Aphaia, admirablement restauré, évoque, en moins grand, le Parthénon d'Athènes. Les sculptures du temple se trouvent à la glyptothèque de Munich. Il fut construit au Ve siècle après la bataille de Salamine qui a donné son nom à l'île toute proche. Au large de ses côtes, Thémistocle, à la tête de la flotte grecque, y remporta une victoire éclatante sur la flotte de Xerxès, roi de Perse, qui dut s'enfuir en Asie. Aujourd'hui, l'île vit surtout du tourisme.
Les Cyclades
En Grèce, on dit que le secret des Cyclades est de commencer partout et de ne finir nulle part. Cet archipel, qui s'étend au sud-est de l'Attique, tire son nom de sa configuration circulaire axée sur l'île de Délos.
Le climat des Cyclades est très sec, il n'y pleut jamais. Lieu idéal pour les vacances, les bains de mer, les sports nautiques, les plongées sous-marines dans des eaux d'une limpidité extraordinaire.
Kéa est la première des Cyclades qu'on aperçoit en venant du continent. Ses criques aux plages ombragées sont peu éloignées des ruines de six temples consacrés à Apollon. La ville de Kéa possède quinze églises et un petit musée où sont exposées les trouvailles archéologiques. Son kastro (forteresse), construit par les Vénitiens, date de 1210. Mais le monument le plus singulier de l'île demeure son lion, haut de neuf mètres, taillé dans le roc et surplombant la mer.
Au sud de Kéa, la montagneuse et aride Kythnos, dont les habitants ont conservé des moeurs ancestrales que le voyageur ravi découvrira à l'occasion d'une noce ou d'une fête. L'île possède des sources thermales chaudes aux vertus thérapeutiques déjà appréciées par les Anciens. Les Kythniens élèvent des chèvres et tirent une grande partie de leur subsistance des produits de l'artisanat : poteries, broderies, paniers tressés avec les joncs et les roseaux de l'île.
Sériphos, Siphnos, Kimolos, Milo, Philakopi, Ios
Deux montagnes rocheuses dominent Sériphos, au sud de Kythnos. Selon la légende, Sériphos aurait été la patrie du cyclope Polyphème. La princesse Danaé y aborda dans un coffre lorsque son père, le roi d'Argos, l'eut bannie de la Grèce parce qu'elle attendait un enfant. Celui-ci, Persée, fils de Zeus, naquit dans l'île et devint un héros fameux. Ce fut lui qui, chevauchant son coursier ailé, Pégase, coupa la tête de Méduse, une des trois Gorgones, la seule qui fût mortelle, délivra Andromède du monstre à la tête entourée de serpents, et l'épousa. L'île possède une église consacrée à la Vierge ; elle date de 950. Les remparts du célèbre monastère des Taxiarchés, datant du XIVe siècle, abritent une bibliothèque et des manuscrits d'une grande valeur historique.
Siphnos, célèbre dans l'Antiquité pour ses mines d'or et d'argent, a toujours été renommée pour l'habileté de ses artisans ; ils se consacrent plus particulièrement aujourd'hui à la céramique, au tissage, au tressage des paniers. Les habitants de l'île vivent d'élevage, d'agriculture et de navigation touristique. Les maisons à deux ou trois étages de Kastros, la capitale, comptent parmi les plus belles de l'architecture des Cyclades on a incrusté dans les façades des stèles et des statues antiques. A Siphnos, on déguste les pois chiches cuits au four, spécialité locale.
Plus au sud, l'île volcanique de Kimolos est séparée par un bras de mer de sa voisine Milo. Les habitants de Kimolos sont des marins ou travaillent dans les mines de pyrite de l'île. Non loin de là, gît sous la mer une cité engloutie, Ellenikon.
C'est à Milo que les archéologues français découvrirent en 1820 la fameuse statue qui se trouve depuis au Louvre sous le nom de Vénus de Milo. Adamas, port pittoresque, est niché au fond d'une baie très profonde qui divise l'île en deux. Des arbres bizarres, les armyrés, aux étranges fleurs mauves, ne poussent qu'arrosés d'eau de mer et ils donnent à la petite ville une physionomie particulière. La civilisation de Milo est la plus ancienne de toutes les Cyclades.
Philakopi connut son plein essor au IIIe millénaire avant notre ère. Les fouilles ont dégagé trois cités préhistoriques dont la plus ancienne date de l'an 2 600 avant notre ère. Les Phéniciens y vinrent chercher de l'obsidienne. Les archéologues ont mis au jour un palais mycénien aux fresques magnifiques. Non loin, au large de Philakopi, sous un des îlots de Glarissonia, s'ouvrent les célèbres grottes marines de Syklas, si vastes qu'on y circule en canot. Les visiteurs y admirent de splendides jeux de la lumière dans les profondeurs limpides.
Après avoir dépassé Folegandros, réputée pour ses succulentes langoustes, c'est l'île d'Ios, qui, encore hors des circuits touristiques, a conservé tout son caractère naturel. Des moulins à vent voisinent avec de petites églises. Sur la côte, une grotte préhistorique qui, selon la légende, aurait abrité le tombeau d'Homère. Mais, dès le XVIIe siècle, on a fait de si nombreuses hypothèses sur l'existence du poète et sur la création des épopées homériques que tout ce qui a trait à l'auteur de l'Iliade et de l'Odyssée est sujet à caution.
Thira
Thira, que les Vénitiens appelaient Santorini, est une des îles les plus méridionales des Cyclades. C'est aussi une des plus mystérieuses. Pour accéder à la ville, Thira, il est recommandé de louer les services d'un âne ou d'un mulet pour gravir aisément les six cents paliers qui y conduisent ! Carrées, les maisons sont d'une blancheur éclatante, leur toit épouse une forme cintrée.
L'île produit en abondance des tomates et du raisin. De ses vignes est tiré un des meilleurs vins de Grèce qu'on déguste avec une des spécialités, un délicieux fromage piquant appelé kopanisti. La pierre ponce est une des ressources de l'île ; il suffit de la détacher des falaises !
Thira offre plusieurs promenades archéologiques passionnantes. L'île a connu de multiples influences. On y trouve des ruines grecques, romaines et byzantines. Elle fut un important centre militaire et religieux au temps des Ptolémées.
Naxos et Paros
Plus au nord, Naxos, pour sa beauté et ses multiples richesses, est considérée comme la reine des Cyclades.
Le monument le plus impressionnant de Naxos demeure la tour hellénistique parfaitement conservée de Himarou.
Peu de distance sépare Naxos de Paros, l'île célèbre pour ses marbres d'une blancheur parfaite. Ses carrières furent exploitées dès l'Antiquité. On utilisa encore son marbre pour le tombeau de Napoléon, aux Invalides. L'île est la plus lumineuse des Cyclades, sans doute à cause du calcaire éclatant de ses roches.
Dilos
Au nord de Paros, Dilos (Délos) serait la terre natale d'Apollon. Ce fut, avec Delphes et Olympie, un des lieux sacrés de la Grèce, le centre religieux de l'ancien monde égéen.
La richesse de son passé, la beauté du site compensent son abandon actuel. Sur une terrasse, cinq lions, à la taille effilée, sculptés dans le marbre de Naxos, et alignés sur un même rang, étonnent dans ce paysage de ruines. Près de l'ancien lac sacré, au milieu des ruines de la ville, dégagées par les fouilles, le sol est recouvert de magnifiques mosaïques parfaitement conservées. Le mont Kinthos, d'où Zeus assista à la naissance de ses enfants, domine les ruines, mais c'est encore du temple des divinités égyptiennes qu'on bénéficie de la vue la plus grandiose sur les îles d'alentour : Naxos, Paros et Tinos.
Mykonos
Au nord-est de Délos, à trois quarts d'heure de traversée en caïque, Mykonos est devenue le séjour de villégiature favori des touristes. Ce rocher lumineux serait la pierre que Poséidon lança sur les Géants qui s'étaient révoltés contre les dieux de l'Olympe.
L'île possède 365 églises, une pour chaque saint de l'année. Dans la capitale, les quatre chapelles de Paraportiani (près du port) sont construites chacune à un niveau différent autour d'un clocher à arcades, comme une ruche d'abeilles.
Tinos et Andros
Au nord-ouest de Mykonos, Tinos appartient à la même chaîne montagneuse fragmentée qui se prolonge au nord vers Andros et l'Eubée. Les trois sommets qui dominent Tinos entourent un plateau central où l'on cultive céréales et vignes. Mais l'île ne doit pas sa renommée à ses seuls paysages d'une beauté saisissante ni à ses ruines antiques. Elle est le lieu d'un fameux pèlerinage qui, tous les ans, les 25 mars et 15 août, réunit les fidèles orthodoxes venus de toutes les régions de la Grèce pour y prier devant une icône miraculeuse de la Vierge. Cette image, attribuée au pinceau de saint Luc, fut trouvée en 1822, à l'aube de l'indépendance grecque ; on lui attribua aussitôt les victoires remportées sur les Turcs et l'indépendance du pays, reconnue en 1832.
Si Tinos est l'île la plus montagneuse des Cyclades, sa voisine Andros n'a rien à lui envier quant au relief. Mais elle a l'avantage sur elle d'être pourvue de nombreux torrents qui permettent l'irrigation des cultures. Dans des vallées fertiles poussent l'olivier, l'amandier, le mûrier et le citronnier. Les flancs des collines sont couverts de beaux vignobles. Des sources d'eau minérale jaillissent sous d'immenses marronniers et platanes. Sur la côte ouest, les vestiges de la vieille ville de Palapolis se dressent près de la tour de Gavrion, construction aux étonnantes proportions. L'île possède, en outre, d'innombrables et curieux pigeonniers de forme cubique.
Les femmes d'Andros préparent de délicieuses spécialités culinaires et particulièrement des chaussons fourrés aux noix et au miel (kalitsounia) très appréciés des gourmets.
Sporades du Nord
On appelle Sporades du Nord le collier d'îles qui s'échelonnent le long de la côte orientale de la Grèce, au nord des Cyclades. Sporade en grec se traduit par "disséminé". Situées dans la partie septentrionale de la mer Egée, elles connaissent un climat plus rude et plus contrasté que celui des Cyclades. Les côtes, tout au long de l'hiver, sont battues par les tempêtes et les vents violents. L'été est frais et très vivifiant.
Skyros, au large d'Eubée, est la plus montagneuse des Sporades. Des forêts la couvrent en partie. Chaque demeure est en soi un petit musée : les meubles, de manufacture locale, sont travaillés selon la tradition byzantine.
Plus au nord, un groupe d'îles et une "poussière" d'îlots barrent l'entrée du golfe de Thessaloniki. Alonissos, isolée et idyllique, a vu sa population de pêcheurs et de bergers s'accroître grâce à de nombreux résidents étrangers. Skopelos possède trois cent soixante églises et monastères. Le raki est la boisson locale. Skiathos charme les touristes par la vie très simple de ses pêcheurs, ses belles plages de sable fin et ses sources qui jaillissent à flanc de colline.
Au nord de la mer Egée, non loin de la côte de Macédoine, Thassos est l'île la plus fertile des Sporades. Les forêts de pins, châtaigniers, platanes et sapins voisinent avec des cultures de céréales et les vignobles.
Près de la côte turque, Samothraki (Samothrace), où les platanes s'étendent jusqu'à la mer et où la plus haute montagne atteint 1 800 mètres. Mais l'île est surtout célèbre pour la statue qu'on y a découverte en 1823, et qui se trouve aujourd'hui au musée du Louvre : La Victoire de Samothrace. On peut visiter encore les ruines de l'ancien sanctuaire des Cabires, mystérieuses divinités orientales, auxquelles était rendu un culte initiatique.
Plus au sud, à Lemnos aussi, on célébrait ces déesses de la nature. La terre de Lemnos est très fertile ; appliquée sur une plaie, elle a la propriété de neutraliser le venin des serpents. Une chapelle abrite le tombeau de la dernière impératrice de Byzance.
Lesbos, Chio et Samos
L'île de Lesbos (Mytilène) est la troisième de la Grèce par son étendue. Terre fertile, bienveillante et bienfaisante, asile des peintres et des poètes, elle possède de nombreuses sources thermales, des collines verdoyantes et variées, des grottes féériques, de riches villages parés de forteresses médiévales, de tours, de maisons seigneuriales, de monastères et de fraîches fontaines. La poétesse Sapho y naquit au début du VIe siècle avant notre ère. Considérée par les Grecs de l'Antiquité comme leur plus grande poétesse, elle se donna la mort, à la suite d'un amour malheureux, en se jetant du haut du rocher de Leucade.
Au sud de Lesbos, l'île de Chio prétend être la terre natale d'Homère. On y produit une pâra aromatique, le mastikha, tirée de la résine d'un arbrisseau, le lentisque, dont le parfum particulier imprègne toute l'île. On s'en sert comme gomme à mâcher. Les habitants sont des commerçants nés ; ils exportent les productions locales : balais et objets de cuir, de fer et d'étain. La soudure du fer aurait, dit-on, été découverte à Chio.
Une mosquée turque dans la capitale de l'île rappelle le souvenir douloureux de l'occupation ottomane ; elle a été transformée en musée. Dans toute l'île alternent les constructions byzantines et génoises. Au village de Vrontado, on montre encore le gros bloc de pierre sur lequel, selon la légende, Homère déclamait ses vers.
Samos, au sud-est, est connue par son excellent vin. Ce fut la terre natale de Héra, la future épouse de Zeus, et au VIe siècle av. J.-C., du philosophe et mathématicien Pythagore. Outre ses magnifiques paysages, l'île possède deux curiosités : le temple ionique d'Héra, le plus riche du monde d'après Hérodote, et l'aqueduc d'Eupalinos, ouvrage souterrain d'irrigation datant du VIe siècle. Long de 1 300 m, il fallut cinquante ans pour le construire. On estime qu'il s'agit de la plus grande réalisation technique de l'Antiquité.
Le Dodécanèse
Après Samos et Icaria, celle-ci célèbre pour ses sources radioactives, commence le Dodécanèse, dont le nom signifie archipel aux douze îles. Ces îles sont, en réalité, au nombre de vingt ; elles s'échelonnent tout près des côtes turques.
Le Dodécanèse, placé à l'intersection de trois continents - Europe, Asie, Afrique - fut, de tous temps, une position maritime clé que se disputèrent les conquérants.
Parmi ces vingt îles, une brève visite s'impose à Patmos, aussi sacrée pour la chrétienté que Délos le fut pendant l'Antiquité, car c'est dans cette île que se retira l'aôtre saint Jean ou Jean l'Evangéliste qui vécut deux ans en ermite dans une grotte où il écrivit l'Apocalypse.
Kalymnos, la perle du Dodécanèse, est une île très colorée et fraîche, aux paysages splendides. C'est aussi, par excellence, l'île des pêcheurs d'éponges.
Nisyros est la seule île volcanique de l'archipel, belle l'hiver, lorsque les amandiers sont en fleurs.
Rhodes
Pindare appelait Rhodes le "don du soleil qui sortit de la mer", car l'île serait née des amours d'Apollon avec la nymphe Rhodia. On l'appelle aussi "l'île aux roses", car les fleurs et les roses y abondent.
Les chevaliers de Saint-Jean firent de l'île leur place forte du XIVe au XVIe siècle. Lorsque les Ottomans occupèrent la ville, ils lui imposèrent un aspect oriental en couvrant de moucharabiehs les fenêtres médiévales, en ajoutant des minarets et des coupoles aux églises, en construisant mosquées et hammams. Les spécialités de l'île sont la céramique aux dessins stylisés et les bijoux en argent.
La ville de Rhodes est bâtie à la pointe nord de l'île, qui forme une étroite péninsule bordée de plages de sable.
Sur la côte orientale de l'île, l'acropole de Lindos vaut à elle seule le voyage. Fondée par les Doriens, cette ville n'a jamais cessé d'être habitée jusqu'à nos jours.
La Crète
La Crète, Kriti en langue grecque, est, avec ses 8 331 km2, la plus grande des îles appartenant à la Grèce. Elle marque aussi la limite méridionale du monde hellène. Située à moins de 100 km du sud-est du Péloponnèse, elle chevauche, entre la mer Egée et la mer de Lybie, le 35e parallèle qui traverse l'Afrique du Nord. Elle s'étend en longueur sur 258 km, mais n'est large que de 56 km.
Le climat de la Crète est doux. La pluviosité diminue au sud et les hivers sont toutefois plus rigoureux à l'intérieur des terres.
Les trois massifs montagneux de l'île culminent avec les 2 456 m du mont Ida, si souvent chanté par les poètes. Le vin et le raisin sec de Crète sont réputés. Derrière les rochers se dissimulent de hauts plateaux dont le plus curieux est celui de Lassithion, hérissé de nombreux moulins aux ailes blanches, qui, en pompant l'eau des couches géologiques aquifères, servent à irriguer la vallée ainsi fertilisée où l'on récolte pommes de terre, pêches et pommes. C'est dans cette région que fut élevé Zeus au fond d'une grotte, vénérée par les Anciens, et qu'on visite toujours pour sa beauté.
Les ressources minières de la Crète sont rares, son industrie est inexistante. A part l'agriculture, le grand espoir des Crétois réside dans le tourisme. L'île ne possède que deux villes importantes, la capitale Khania (La Canée) et Héraklion, que les Vénitiens appelaient Candie.
Khania, aux églises franques, a su préserver les traditions crétoises ; ses habitants portent encore le costume national inspiré du costume turc : le couvre-chef n'est pas sans analogie avec le fez classique, et le pantalon bouffant rappelle le pantalon oriental. Quant aux hautes bottes de cheval en cuir, elles sont d'une innovation récente.
L'impressionnante gorge de Samaria offre aux visiteurs ses sources cristallines et ses grottes profondes.
Rethimnon, sur la route d'Héraklion, reflète dans ses eaux d'un beau bleu sombre ses fortifications vénitiennes, ses églises et ses monastères byzantins.
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