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Voyage et tourisme

Le Koweït (Asie)


LE Koweït est un Etat situé en Asie, au nord de la péninsule arabique, sur le golfe Persique. Il a pour voisins l'Arabie saoudite et l'Irak et son indépendance a été proclamée le 19 juin 1961.
Le Koweït est un important producteur de pétrole et est membre de l'OPEP.

Histoire du Koweït


  • XXe siècle av. J.-C. : Faïlaqa, la plus vaste île du pays, est un comptoir commercial et un avant-poste de la civilisation dilmun.
  • IVe siècle av. J.-C. : Présence grecque puis romaine.
  • VIIe siècle : Début de l'ère musulmane
  • 1660 - 1716 : Les " Outoub ", tribus arabes, quittent l'Arabie centrale et s'installent sur la côte.
  • 1672 : Le chef de la tribu Bani Kaled Barrak, bâtit une petite forteresse (Kût, en arabe, diminutif de kuwayt).
  • Fin du XVIIIe siècle : Le Koweït constitue une entité politique et économique souveraine.
  • 1869 : Le gouverneur ottoman de la province de Bassorah reconnaît au cheikh de Koweït le titre de caïcaman.
  • 1899 : Signature d'un traité de protection avec le Royaume-Uni, mais le Koweït reste jusqu'en 1918 sous autorité nominale ottomane.
  • 1914 : Le Koweït devient un protectorat britannique.
  • 1934 : Première concession pétrolière au Royaume-Uni.
  • 1958 : L'Irak revendique la souveraineté sur le Koweït.
  • 19 juin 1961 : Indépendance.
  • 1971 : Abrogation de l'accord de sécurité avec le Royaume-Uni.
  • Décembre 1975 : Nationalisation du pétrole.
  • 1981 : Le Koweït est membre fondateur du Conseil de coopération du Golfe.
  • 1982 : Krach financier de la bourse parallèle du Souk al Manakh.
  • Juin 1986 : Dissolution du parlement.
  • 2 août 1990 : Invasion irakienne, début de la Guerre du Koweït.
  • 28 février 1991 : Les troupes irakiennes se retirent du Koweït suite à l'opération Tempête du désert.
  • 19 septembre 1991 : Signature d'un accord de sécurité avec les Etats-Unis.
  • 16 avril 1992 : La commission spéciale de l'ONU fixe le tracé de la frontière avec l'Irak.
  • 5 octobre 1992 : Elections législatives.
  • 19 juillet 1994 : Débat autour de l'application de la charia
  • 21 septembre 1994 : Proposition irakienne de réconciliation.
  • 7 octobre 1994 : Menaces irakiennes à la frontière. Envoi de nouvelles troupes américaines.
  • 16 octobre 1994 : Reconnaissance officielle du Koweït par l'Irak.
  • 7 octobre 1996 : Elections législatives pour un mandat de quatre ans. Les Koweïtiennes demandent le droit de vote. Scrutin partagé entre les proches du pouvoir, les islamistes et les libéraux.
  • 20 janvier 1997 : Action en justice engagée par les islamistes contre un romancier et un écrivain. Création d'un comité sur les droits de l'homme.
  • 4 mai 1999 : Dissolution du parlement
  • 16 mai 1999 : L'émir accorde le droit de vote aux femmes. Succès de l'opposition aux élections législatives.
  • 28 janvier 2001 : Remaniement ministériel.
  • 24 février 2001 : Renouvellement du pacte de défense liant le Koweït aux Etats Unis.
  • 30 septembre 2001 : Création d'un comité pour réglementer les activités des organisations caritatives islamiques.
  • 16 mai 2005 : Vote du parlement donnant le droit de vote aux femmes.

Politique


Le Koweït est une monarchie constitutionnelle. Il est dirigé par un Premier ministre, responsable devant le parlement, composé de 50 députés élus et des ministres en exercice qui ont également le droit de vote.
L'ancien Premier ministre, le cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah est devenu émir le 29 janvier 2006, remplaçant le cheikh Saad Al-Abdallah Al-Sabah qui a été destitué le 24 par le parlement pour des problèmes de santé . Celui-ci n'aura donc régné que quelques jours, puisqu'il avait succédé à Jaber Al-Ahmad Al-Sabah, décédé le 15 janvier.
Jusqu'en mai 2005, 15 % de la population a le droit de vote : les femmes étaient exclues du corps civique ainsi que les militaires. L'âge minimum pour voter est de 21 ans. Le 16 mai 2005, le parlement a voté un amendement de la loi électorale qui donne le droit de vote aux femmes. L'article premier de la loi électorale, qui date de 1962, limitait, avant son amendement, le droit de vote et d'éligibilité aux hommes seulement, alors que la Constitution du Koweït garantit l'égalité entre les sexes. Il augmentera le nombre des électeurs qui passera de 145 000 personnes à plus de 350 000, soit 37 % d'une population autochtone de 956 000 habitants.

Subdivisions du Koweït


Le Koweït est divisé en 6 subdivisions (muhafazat, au singulier : muhafazah) :
  • Al Ahmadi
  • Al Farwaniyah
  • Al Asimah
  • Al Jahra
  • Hawalli
  • Mubarak Al-Kabeer
Les Iles :
  • Ile de Failaka
  • Ile de Bubbiyan
  • Ile de Warba

Economie


90 % des recettes publiques du Koweït viennent du pétrole et le pays a l'intention d'investir plus de 40 milliards de dollars dans les 15 prochaines années pour moderniser ses installations dans l'industrie pétrolière.

Démographie


100 % de la population est musulmane, principalement de rite sunnite.

Koweït : succession, clans et générations (25/01/2006)


Au Koweït, la succession automatique du prince héritier Saad al-Abdallah à l'Emir défunt Jabr devait incarner le respect de l'ordre successoral traditionnel et constitutionnel. Toutefois, les Koweïtiens s'inquiètent de l'incertitude engendrée par l'état de santé de leur nouveau dirigeant et plusieurs voix au sein de la famille ont manifesté le souhait d'accélérer le renouvellement de la classe politique. Dès le décès de l'Emir Jabr, la fréquence des réunions de la famille royale semblait révéler un blocage à la succession de Saad, qui avait été annoncée immédiatement par le Président du Parlement afin de combler la vacance du pouvoir. Aujourd'hui, la déposition au Parlement d'une motion de destitution pour incapacité, fondée sur la loi successorale de 1964, met en pleine lumière les divergences au sein de la famille Al Sabah. Dimanche, le clan Saad avait tenté de passer en force en faisant fixer à Mardi la date de sa prestation de serment devant le Majlis al Umma.
On ne sait pour l'heure, laquelle de ces deux motions concurrentes sera amenée à primer. Si aucun consensus familial ne se dégage, il est probable que Saad - si sa santé le lui permet - prêtera serment Mardi, parachevant son institution. Par la suite, le Parlement pourrait être amené à trancher, en votant ou en rejetant la motion de destitution, requise à une majorité de 2/3. En cas d'adoption, la question de la succession serait renvoyée de nouveau au consensus de la famille régnante, dont la majorité semble actuellement soutenir le Premier ministre, Sabah al Ahmed al Sabah.
La succession est en effet au centre de plusieurs revendications : celle du clan Salem ne voulant pas être défavorisée en passant son tour, celle des nouvelles générations des Sabah, et enfin celles de la société civile pour une participation plus importante aux décisions. A l'heure actuelle, le Koweït traverse un dilemne historique frappant : la Constitution et la tradition désignent un vieil homme, mais tant l'héritage tribal du consensualisme que les nécessités modernes de l'Etat soulèvent le problème de sa maladie.

Divergence des clans émiraux


Dimanche, l'émir Jabr al Ahmad al Sabah est mort après une longue maladie. Le souverain, âgé de 78 ans, régnait depuis 1977. Traumatisé par son exil forcé en 1990, et victime d'un accident cérébral en 2001, il était largement en retrait de la vie politique. Le second du Koweït, le prince héritier Saad al-Abdallah al-Sabah - de la branche Salem - était également malade depuis 1997, et avait, pour cette raison, abandonné en 2003 le poste de Premier ministre à Cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah - un Jabr, alors que certains membres de l'élite politique avaient émis le souhait qu'il passe son tour dans la succession.
Directement après la mort de Cheikh Jabr, le Cabinet koweïtien a proclamé Emir le prince héritier Saad al-Abdullah, et organisé le serment devant le Parlement, en application des dispositions constitutionnelles. Le Premier ministre Cheik Sabah a manifesté son respect de la tradition successorale, qui alterne entre les branches Salem et Jabr des al Sabah, les deux fils de Moubarak le Grand. Toutefois, le jeune Cheik Salem al Ali al Sabah, chef de la Garde Nationale et quatrième au protocole, a déclaré son intention partagée par certains de ses frères de voir réformer certaines "imperfections" constitutionnelles. Depuis la maladie de Sabah, en 1997, de nombreuses voix s'étaient levées au Koweït manifestant le souhait de voir le pays dirigé par des jeunes. En octobre, Salem avait proposé la formation d'une troïka de jeunes pour assister le Premier ministre, critiquant implicitement ses capacités. La jeune génération a depuis quelques années été de plus en plus intégrée aux affaires publiques, avec la concession de quelques ministères. Toutefois, leur profil d'économistes et leur inexpérience dans les affaires tribales leur a souvent été opposée pour réfuter leur demande de responsabilités.
Comme l'a noté al Safir, les Koweïtiens ont accepté la transmission du pouvoir à Saad par fidélité à la tradition et par respect envers son rôle honorable pendant l'invasion de 90 (il avait convaincu l'Emir de se réfugier à Taef), mais sans illusion quant à sa capacité de diriger sur le long terme. Alors que la relève des générations de l'indépendance s'est accomplie à Doubaï, à Abu Dhabi et en Arabie de manière légaliste, et même à Bahrein et au Qatar par des dépositions, elle continue de se prolonger indéfiniment au Koweït avec la perspective d'un règne de Saad et de Sabah, présents au coeur de la scène politique depuis plus de 30 ans.
La succession a été au centre de plusieurs revendications. Celle des clans d'abord, le clan Salem ne voulant pas être défavorisé par rapport au clan Jabr en passant son tour de pouvoir. Celle des jeunes générations des Sabah également, qui appellent à une transition générationnelle. Enfin, celles de la société civile pour une participation plus importante aux décisions. Cette dernière revendication est certainement la plus profonde, surtout dans la mesure où elle se télescope avec les pressions réformistes de l'allié américain. Afin de limiter ses implications, la lutte pour la succession a toujours été confinée au sein de la famille royale. Toutefois, depuis 2000, elle n'a cessé de s'exposer : en 2003, la revendication d'un dirigeant valide a conduit à la distinction des postes de Premier ministre et de Prince héritier.

Eclatement de la scène politique


Au début du 18e siècle, une sècheresse provoqua la migration de nombreuses familles Anaiza du Najd. D'un groupe réfugié au Qatar, se distingua un sous-groupe qui prit la route du Nord et se fixa près d'un fortin Bani Khalid, sous tutelle du gouverneur ottoman de Basra. Cette marche au Nord (atabu ila al-shimal) consacra ce groupe en une tribu nommée Bani Uttub, sous l'autorité d'un Sabah, l'émissaire envoyé à Basra pour demander asile. En 1716, un accord des familles Galahima, Khalifa et Sabah formalisa la compétence politique et militaire des Sabah, émirs dès 1752. Les Bani Khalid étant plutôt terriens, les Bani Uttub devinrent une collectivité maritime, perlière en été et commerçante en hiver, acceuillant tant les caravanes d'Alep et Bagdad que leurs contrebandiers. L'héritage tribal demeura, hiérarchisant la société en plongeurs, capitaine, négociants et famille régnante. A cette époque, la pression perse portait ses premiers coups à l'Empire ottoman (prise de Basra), et l'assistance intéressée des Britanniques des Indes permit l'autonomisation des taxes ottomanes.
Dans les années 1920, la concurrence des perles artificielles d'Asie provoqua la ruine du Koweït, et sa dépendance totale de la tutelle britannique. Les grandes familles de négociants Bani Uttub entreprirent alors une fronde contre les taxes publiques obtenant en 1938 l'établissement d'un parlement pour le consentement à l'impôt. Les Sabah réagirent dès 1939, par sa dissolution. Toutefois, le développement de l'exploitation pétrolière, dès la première concession en 1934 apporta aux Sabah une rente qui leur permit de coopter la classe négociante par de grands marchés d'aménagement, et les classes moyennes par des emplois publics et des prestations sociales. Dès l'indépendance, la Constitution de novembre 1962 consacra l'héritage parlementaire, érigé en spécificité nationale, dans la mesure où le principe de souveraineté demeurait monarchique, l'Emir demeurant législateur unique et désignant le Premier ministre. Dans les années 1980, dans le contexte du contre-choc pétrolier et de la crise iranienne , de nouvelles revendications s'élevèrent. L'Emir dissout le Parlement en 1986 pour ne le rétablir qu'en 1992, face à l'intransigeance de l'opposition qui l'avait posé en condition de son soutien pendant l'invasion de 1990.
De cette histoire, demeura un clivage structurel entre la famille Sabah et les grandes familles commerçantes Bani Uttub. Ces dernières ont pu être cooptées dans les phases de croissance économique, mais ont toujours manifesté un instinct frondeur et revendiqué une plus grande participation aux décisions ou une plus grande liberté économique dans les périodes plus difficiles.
La phase pétrolière aura toutefois consacré leur déclin, au regard de leur importance dans le PIB, et au regard de la politique de prestations sociales, orientée par l'Emir Jabr dans le sens de l'émergence d'une classe moyenne conservatrice, culturellement tribale ou islamiste, comme contrepoids à la tendance libérale des grandes familles. Depuis 1992, la scène politique koweïtienne s'est donc retrouvée partagée en plusieurs tendances :
  • Le Minbar al Dimukrati, forum démocratique rassemblant la gauche et les libéraux, en déclin relatif.
  • Les indépendants chiites, plutôt proches de la gauche et d'un discours séculier en raison de l'exclusion que connaît la communauté et de la méfiance dont elle est victime dans le contexte régional.
  • Les indépendants tribaux, produit de la politique de redistribution de l'Etat, dont ils constituent l'appui principal. Bien qu'essentiellement nationalistes, ils retrouvent les religieux dans une coalition conservatrice, comme de 1999 à 2005, en opposition au vote des femmes.
  • Le bloc religieux, qui s'unit autour de la revendication de l'exclusivité de la charia comme source juridique. Il se divise en une tendance salafiste, en essor, et une tendance Frères musulmans plus modérée, qui a parfois fait primer son nationalisme sur l'affiliation à l'organisation internationale. La tolérance du pouvoir à l'égard du courant salafiste pourrait être remise en cause depuis les attentats de 2005, pour lesquels 6 membres des Lions de la Péninsule ont été condamnés en décembre.
  • Enfin, les exclus du corps électoral, la citoyenneté n'étant reconnue qu'à 10 % des résidents, et excluant plusieurs parties de la population, les bidouns, par exemple pour une origine iranienne.
Au regard de la succession, ces différentes tendances pourraient entrer en concurrence en cas d'externalisation des négociations au-delà du cercle de la famille royale. Saad a toujours été critiqué par les libéraux qui l'accusaient de ralentir les réformes économiques et la baisse des prestations sociales. Ceux-ci pourraient tactiquement soutenir les jeunes princes, même si l'expérience des voisins a montré que l'étatisme rattrape vite les jeunes réformateurs. Au contraire, le pôle religieux pourrait plutôt souhaiter le ralentissment de la transition générationelle. Il est probable qu'il adhère à une solution légaliste, dans la mesure où son défi principal est de ne pas être marginalisé du jeu politique dans le contexte des pressions alliées. En arbitrage, le pôle tribal serait logiquement un appui pour les anciennes générations. Toutefois, selon les options, son nationalisme pourrait être partagé entre sa tendance conservatrice et son attente d'un Etat protecteur. Dans ce contexte, la famille royale a certainement intérêt à faire front commun et à masquer ses divisions, dans cette étape sensible de la succession.

Contraintes internationales


Ce fut paradoxalement l'invasion perse de Basra et la défaillance ottomane qui permirent l'autonomisation du Koweït et du Qatar, soutenue par les Britanniques des Indes. En mai 1896, l'assassinat de Shaikh Muhammad bin Sabah par son demi-frère, Moubarak le Grand en réaction à une tentative allemande dans la région, consacra cette alliance scellée en 1899 dans un accord échangeant protection contre contrôle diplomatique. En 1920, le Koweït devint indépendant sous protectorat. L'Arabie saoudite s'y opposa, mais ses Ikhwanes furent arrêtés à Jahra et une zone de copropriété fut établie.
Dans les années 1980, le Koweït participa à l'endiguement de la révolution iranienne, en soutenant l'Irak par un effort financier important, notamment dans le cadre du CCG. L'Iran attaqua donc les pétroliers koweïtiens, et les Etats-Unis prirent position dans les eaux du Golfe afin de les protéger. Après la guerre, le Koweït fut envahi le 2 août 1990 par Saddam Hussein en réaction à l'hostilité économique du Koweït et dans le cadre d'un contencieux territorial historique. Après une ambiguïté, les Etats-Unis réunirent une coalition internationale mandatée par l'ONU, et réinstallèrent l'Emir réfugié à Taef par une opération entre le 23 et le 27 février 1991.
Après sa libération, le Koweït a développé une diplomatie d'alliance avec les membres du Conseil de sécurité, conluant des accords de défense avec le Royaume-Uni, la Russie et la France. Il a en outre intensifié ses relations avec les pays qui avaient été membres de la coalition (CCG, Syrie et Egypte) et a rompu ses relations avec les soutiens de l'Irak (Jordanie, Soudan, Yémen, Cuba). En 2003, le Koweït fut la base principale d'Iraki Freedom, et le seul état arabe à soutenir publiquement l'invasion. Ainsi, au terme d'une histoire de résistance aux irrédentismes voisins, le Koweït enracine sa survie dans le choix d'une alliance occidentale, essentiellement américaine, mais relativement diversifiée par un solide ancrage dans la communauté internationale. Cette alliance internationale tend à favoriser les réformes, perçues comme garantes de la stabilité. Face à la réapparition de la menace iranienne, le Koweït a renouvellé récemment ses alliances et partenariats stratégiques avec les grandes puissances internationales, dont la protection demeure impérative. En cas de dérive de la question successorale, ces partenaires pourraient avoir leur mot à dire, dans la mesure où le Koweït recèle 10 % des réserves mondiales et que sa stabilité est aussi une question internationale.

Source : Wikipedia


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