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Le Népal (Asie)


LE NEPAL est un pays d'Asie situé dans les Himalayas et bordé au nord par la République Populaire de Chine, région autonome du Tibet, et au sud par l'Inde. Sa capitale est Katmandou, la langue officielle est le Népalais et la monnaie est la roupie Népalaise. Si l'ethnie majoritaire de ce pays est de langue indo-aryenne, jusqu'au dix-huitième siècle sous la dynastie des Malla, c'est une ethnie tibéto-birmane, les newar qui dirigeaient le pays ; le néware est toujours parlé dans la vallée de Katmandou. Les autres peuples principaux du Népal sont les Tamang-Gurung-Thakali, les Kiranti et les Magar.

Histoire

Histoire ancienne


Entre 400 et 750 après J.-C., la capitale actuelle du Népal Katmandou était dirigée par la dynastie des Licchavi. Les preuves archéologiques de cette période consistent principalement en des inscriptions sur pierre, datées de deux époques consécutives. La plus ancienne, l'époque Åšaka, date de 78 après J.-C., tandis que la seconde, Amshuvarm, date de 576.
Bien que la plupart des inscriptions indiquent les dates et commissaires des constructions en pierre, certaines transmettent des édits royaux, des mantras religieux ou des notes historiques. C'est grâce à la corroboration entre les mythes locaux et ces découvertes archéologiques qu'un peuple antérieur aux Licchavi a été identifié, connu sous le nom de Kirata. Très peu d'informations sont disponibles à ce sujet.

Histoire moderne


Origine du nom
Le toponyme "Népal" dériverait du sanskrit nipalaya qui signifie "au pied des montagnes", en référence à sa situation proche de l'Himalaya. Cela pourrait donc être un équivalent au toponyme européen "Piémont". Il a également été suggéré que le nom viendrait du tibétain niyampal qui signifie "terre sacrée".

Formation
Le Népal moderne est créé dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle lorsque Prithivî Nârâyan Shâh, le chef de la petite principauté de Gorkha, unifie un certain nombre d'Etats indépendants des contreforts de l'Himalaya. Le pays est fréquemment appelé le royaume Gorkha, l'origine du terme gurkha employé pour des soldats du Népal.

L'administration Rânâ
Après 1800, les héritiers de Prithivî Nârâyan Shâh sont incapables de maintenir un contrôle politique effectif du Népal. Le pays sombre dans une période d'agitation, confirmée par la défaite du Népal dans la guerre contre les Britanniques de 1814 à 1816. La stabilité est retrouvée après 1846 quand la famille Rânâ accapare de manière héréditaire le poste de Premier ministre, reléguant le monarque à un rôle de représentation. Le régime Rânâ, une autocratie fortement centralisée, poursuit une politique isolationniste, coupant le Népal de toutes influences externes. Cette politique permet au Népal de maintenir son indépendance nationale pendant l'ère coloniale, mais elle contrecarre également le développement économique du pays.

Les réformes démocratiques
En 1950, le roi Tribhuvan, un descendant direct de Prithivî Nârâyan Shâh, se sauve de sa prison dorée pour rejoindre l'Inde nouvellement indépendante. Avec l'aide de Jawaharlal Nehru, il revient au pouvoir et un Premier ministre ne faisant pas partie de la famille Rânâ est nommé. Pendant les années 1950, un projet de constitution est rédigé instituant une forme représentative de gouvernement, basée sur un modèle britannique.
Au début de 1959, le roi Mahendra promulgue la nouvelle constitution, et les premières élections législatives démocratiques sont organisées. Le parti du congrès Népalais, un parti socialiste modéré, remporte largement les élections. Son chef, B.P. Koirala forme son gouvernement et devient Premier ministre.

L'échec démocratique
Déclarant, 18 mois plus tard, l'échec de la démocratie parlementaire, le roi Mahendra démet le gouvernement de Koirala et promulgue une nouvelle constitution le 16 décembre 1962. Celle-ci établit le système sans parti des panchayats (conseils) que Mahendra considére comme une forme démocratique de gouvernement plus proche des traditions Népalaises. En tant que structure pyramidale partant des villages pour atteindre le Rastriya Panchayat ou Parlement national, le système du panchayat instaure une monarchie absolue et installe le roi à la tête de l'état avec une autorité complète sur toutes les instances gouvernementales, y compris le Cabinet (Conseil de Ministres) et le Parlement.
Le roi Birendra, son fils de 27 ans, succède au roi Mahendra en 1972. Sous la pression des manifestations estudiantines et antigouvernementales de 1979, le roi Birendra appelle à un référendum national pour décider de la nature du futur gouvernement du Népal, soit la conservation du système de panchayat amélioré par des réformes démocratiques, soit l'établissement du multipartisme. Le référendum est organisé en mai 1980, et le système du panchayat gagne d'une courte victoire. Le roi institue les réformes promises, y compris celle du choix du premier ministre par le Rastriya Panchayat.
Les habitants des zones rurales avaient eu l'espoir d'être mieux représentés après l'adoption de la démocratie parlementaire en 1990. Quand il devient évident que les réformes agraires promises n'auront pas lieu, les ruraux de certaines parties du pays vont décréter leur propre réforme pour gagner une certaine maîtrise sur leurs vies face aux propriétaires terriens. En réaction contre ce mouvement, le gouvernement Népalais organise une répression féroce qui entraîne l'élimination de plusieurs des principaux activistes en la lutte. Ces opérations répressives amèneront beaucoup de leurs témoins à se radicaliser.

Le début de la guerre civile
Le 12 février 1996 voit le lancement de la guerre du peuple d'inspiration maoïste, une insurrection dont le but affiché est de renverser la monarchie parlementaire et d'établir une république communiste, une "démocratie populaire". Menée par le Dr. Baburam Bhattarai et Pushpa Kamal Dahal (connu également sous le nom de Prachanda), l'insurrection débute dans cinq zones du Népal : Rolpa, Rukum, Jajarkot, Gorkha, et Sindhuli. Les maoïstes annoncent la création d'un "gouvernement du peuple" temporaire au niveau local en plusieurs endroits du territoire.

De 2001 à aujourd'hui
Le 1er juin 2001, le prince héritier Dipendra, ivre et sous l'emprise de la cocaïne, abat 10 membres de la famille royale au cours d'un dîner. Parmi les victimes, se trouvent ses parents : le roi Birendra et la reine Aiswary, Dipendra retournera l'arme contre lui-même et mourra, après 3 jours de coma. Suite à ce drame, Gyanendra, le frère de Birendra, opportunément absent à ce dîner, hérite alors du trône. De nombreuses voix font état d'une possible implication de Gyanendra dans le massacre de sa famille.
En octobre 2002, le roi démet le gouvernement, incapable de maîtriser l'état insurrectionnel dans lequel se trouve le pays. Il s'arroge les pleins pouvoirs sans fixer de date pour de nouvelles élections, puis instaure l'état d'urgence le 1er Février 2005. Face à ce coup de force, les partis d'opposition déclenchent le 6 avril 2006, une grève générale illimitée destinée à faire plier le souverain, réclamant notamment la convocation d'une assemblée constituante. Quant aux plus radicaux d'entre eux, ils n'hésitent pas à proner l'instauration d'une république. Le 24 avril 2006, face à la pression de la rue, le roi accepte finalement de réformer l'assemblée dissoute de 2002 et nomme Premier ministre, Girija Prasad Koirala, qui annonce lors de son investiture devant les parlementaires (et avec l'accord unanime des partis d'opposition), son intention de convoquer une assemblée constituante destinée à celler le sort de la monarchie.
En attendant, durant le mois de mai suivant, le parlement vote une série de réformes institutionnelles supprimant tant des prérogatives royales (commandement de l'armée, nomination du gouvernement) que le caractère sacré de monarchie (désormais, le roi pourra être poursuivi devant les tribunaux comme tout citoyen). Du plus, le monarque sera tenu de payer ses impots comme tout Népalais.

Chronologie du Népal


  • Vers le VIIe siècle av. J.-C. : date supposée de l'installation des Kirata, dynastie tibétaine dans la vallée de Katmandou.
  • 566 avant J.-C-466 avant J.-C : vie de Bouddha (né peut-être à Lumbini au Népal)
  • 250 avant J.-C : fondation de la ville de Patan
  • 400-750 : la dynastie Lichhavi règne sur le sud du Népal et le nord du Magadha. Naissance de l'art Népalais.
  • 1100-1484 : les rois Malla gouvernent l'ouest du pays.
  • 1184-1196 : règne du roi Kama Deva de la dynastie des Thakuri, fondateur de la ville de Katmandou (Kantipur).
  • 1200-1216 : Arimalla, le premier monarque de la dynastie Malla gouverne dans la vallée de Katmandou.
  • 1349 : les musulmans dévastent la vallée de Katmandou.
  • 1382-1422 : règne du roi Jayastithi Malla.
  • 1400 : le roi Jayastithi Malla introduit le système hindou des castes au Népal. Le Népal jusqu'alors bouddhiste s'hindouise.
  • 1422-1427 : règne du roi Jyotir Malla.
  • 1427-1480 : règne du roi Yashka Malla.
  • 1480 : le roi Yashka Malla divise son royaume entre ses fils.
  • 1559-1570 : règne de Dravya Shâh, fondateur d'un royaume Gurkha dans une vallée à l'ouest de Katmandou. Il s'agit de Rajpouts qui ont fui l'Empire moghol.
  • 1618-1661 : règne de Siddhi Narsing à Patan.
  • 1640-1673 : règne de Pratapa Malla à Katmandou. Premiers contacts avec les Européens.
  • 1696-1722 : règne de Bhupatindra Malla à Bhadgaon (Bhaktapur).
  • 1768-1722 : règne de Prithivi Narayan, roi Gurkha, fondateur de la dynastie Shah et unificateur du Népal.
  • 1790 : les Gurkha attaquent le Tibet.
  • 1792 : les Chinois envahissent le Népal ; traité de Nawakot avec la Chine ; les Gurkha combattent les Britanniques dans le Teraï.
  • 1815 : guerre anglo-Népalaise.
  • 1816 : défaite Népalaise devant les Britanniques ; traité de Sagauli, les frontières actuelles du Népal sont fixées.
  • 1846 : le Premier ministre Jung Bahadur Rana s'empare du pouvoir qui devient héréditaire. Le roi ne conserve qu'un rôle de représentation.
  • 1850 : première visite d'un homme d'Etat Népalais, Jung Bahadur, en Angleterre et en France.
  • 1854 : guerre avec le Tibet.
  • 1857 : le Népal apporte son aide aux Britanniques au cours de la révolte des Cipayes.
  • 1949 : le Népal commence à s'ouvrir aux étrangers.
  • 1950 : le roi Thibuvan se réfugie en Inde.
  • 1951 : le roi Thibuvan met fin à la dictature Rana.
  • 1953 : première ascension de l'Everest, le 29 mai
  • 1955-1972 : règne du roi Mahendra.
  • 1959 : promulgation de la première constitution pluraliste
  • 1960 : le roi Mahendra interdit tous les partis et rejette la constitution
  • 1972 : le roi Birendra accède au trône.
  • 1975 : couronnement du roi Birendra.
  • 1980 : le roi Birendra annonce un référendum après des émeutes pour un choix entre le système panchayat ou le multipartisme.
  • 1989 : le roi déclare que l'interdiction des partis politiques est levée, qu'il laisse l'opposition diriger un gouvernement provisoire et qu'il accepte le rôle de monarque constitutionnel.
  • 1991 : premières élections libres depuis 32 ans. Le parti du Congrès Népalais l'emporte avec 110 sièges, le Parti communiste du Nepal-Union marxiste léniniste (CPN- UML) obtient 69 sièges.
  • 1996 : début de la rebéllion maoïste.
  • 1999 : Krishna Prasad Bhataharai est nommé Premier ministre.
  • 2001 : le prince héritier Dipendra assassine toute sa famille et se suicide. Son oncle, Gyanendra, impopulaire, est couronné roi.
  • 2002 : Gyanendra dissout l'Assemblée et s'arroge les pleins pouvoirs. Le mouvement de révolte contre le roi prend de l'ampleur, soutenu par les partis d'opposition.
  • 2006 : une grande grève générale est déclenchée le 6 avril. La pression de la rue fait alors plier le roi, qui réinstaure le parlement dans ses droits (le 24 avril). Le parlement vote aussitôt dans les semaines qui suivent une série de lois supprimant de nombreuses prérogatives royales, ainsi que le caractère sacrée de la monarchie qui est alors mise en sursis.

Politique du Népal


Le royaume du Népal est divisé administrativement en 14 régions (Anchal) et 75 districts.
Le régime est une monarchie constitutionnelle depuis 1990. Le chef d'Etat est le roi Gyanendra Bir Bikram Shah Dev depuis 2001 suite à l'assassinat du roi Dipendra, son neveu.
La fonction de roi est héréditaire. Il nomme le gouvernement selon les recommandations du Premier ministre. Le Premier ministre est le chef du parti majoritaire lors des élections législatives.
Le fonctionnement législatif Népalais est basé sur les fonctionnements indien et britannique. Le Parlement (bicaméral) est constitué de deux chambres :
  • La Chambre des représentants, qui comporte 205 sièges. L'assemblée est élue par le peuple tous les 5 ans. Un nombre de siège est alloué à chaque région en fonction de leur taille.
  • Le Conseil national, il comporte 60 sièges (35 élus par la Chambre des représentants, 10 par le roi, 15 par un collège électoral). Cette assemblée est élue pour six ans et renouvelée par tiers tous les deux ans.
La Constitution a été adoptée en 1990 (année Népalaise 2047).
Le roi Gyanendra a déclaré le 1er février 2005 l'état d'urgence pour 3 ans, suspendant le gouvernement, assignant le premier ministre Sher Bahadur Deuba à résidence. Il a nommé un gouvernement de fidèles supposé lutter contre la rébellion maoïste et la corruption. Le Parlement et les Conseils locaux ayant été dissous en 2002, il n'y avait plus de pouvoir élu au Népal.
En avril 2005, le roi Gyanendra a promis des élections municipales dans un délai d'un an. Malgré les demandes des organisations non-gouvernementales, il a refusé la tenue d'élections législatives. Les partis politiques Népalais se sont raliés sous le mot d'ordre commun de réinstallation du Parlement dissout en 2002.
En avril 2006, une grève générale est déclenchée à l'instigation des partis d'opposition et de la guérilla maoïste, dans le but de faire plier le roi. Acculé par l'opposition démocrate, la guérilla et la communauté internationale, Gyanendra cède et réinstaure le parlement dans ses droits le 24 avril suivant.
Le 27 avril, le roi nomme Girija Prasad Koirala, Premier ministre. Aussitôt investit de ses fonctions, ce dernier déclare devant les parlementaires, son intention de convoquer une assemblée constituante, destinée à en finir avec la monarchie.
Durant le mois de mai suivant, le parlement vote une série de réformes institutionnelles supprimant tant des prérogatives royales (commandement de l'armée, nomination du gouvernement) que le caractère sacré de monarchie (désormais, le roi pourra être poursuivi devant les tribunaux comme tout citoyen). Du plus, le monarque sera tenu de payer ses impots comme tout Népalais.

Grève générale d'avril 2006 au Népal


La grève générale d'avril 2006 au Népal a été provoquée par les forces politiques opposées au coup de force constitutionnel du roi Gyanendra qui a commencé le 5 avril à Katmandou et d'autres villes du Népal.

Historique


Les rebelles maoïstes ont appellé à un cessez-le-feu dans la vallée de Katmandou afin de permettre la tenue de protestation pacifique. Cette grève générale a donné lieu à plusieurs manifestations et dont la répréssion a fait au moins une douzaine de morts. Un couvre-feu a été décrété par le gouvernement le 8 avril et la police a reçu l'ordre de tirer à vue sur tout manifestant. Malgré ces mesures, les manifestations se sont néanmoins poursuivies, tandis que les revendications des opposants se radicalisaient : beaucoup d'entre eux réclamant désormais l'abolition de la monarchie et l'instauration d'une république.
Le 9 avril, une coalition des sept principaux partis politiques du pays a annoncé qu'elle comptait poursuivre les protestations jusqu'à nouvel ordre et a demandé aux contribuables de cesser de payer leurs impôts et leurs taxes. Le gouvernement a annoncé qu'il comptait intensifier les mesures assurant le couvre-feu et estime que les rebelles maoïstes sont à la source de l'ensemble des manifestations. Prachanda, le leader du Parti communiste Népalais (maoïste) a déclaré : "Il ne s'agit plus d'une action de protestation des partis d'opposition... c'est maintenant un soulèvement populaire" et a averti qu'il pourrait bien mener lui même la révolte dans la capitale.
Le soir du lundi 24 avril 2006, dix minutes avant minuit, le roi Gyanendra a cédé aux appels de la rue. A la veille d'un rassemblement populaire qui promettait d'être particulièrement suivi et violent, il a annoncé qu'il redonnait le pouvoir au Parlement, et l'a invité à se réunir quatre jour plus tard. Le gouvernement sera formé sous la conduite de Girija Prasad Koirala, nommé Premier ministre par les sept grands partis.
Les rebelles maoïstes n'ont toutefois pas accepté la proposition du roi, et ont dénoncé la rupture de l'accord qui les associait avec les sept partis dans une coalition d'opposition au roi.
Les partis ont d'ores et déjà annoncé qu'ils prononceraient un cessez-le-feu avec les maoïstes. Il est peu probable, toutefois, que ceux-ci le suivent.

Zones du Népal


Le Népal est subdivisé en 14 zones administratives :
  1. Bagmati
  2. Bheri
  3. Dhawalagiri
  4. Gandaki
  5. Janakpur
  6. Karnali
  7. Kosi
  8. Lumbini
  9. Mahakali
  10. Mechi
  11. Narayani
  12. Rapti
  13. Sagarmatha
  14. Seti
Les zones sont divisées en 75 districts et regroupées en 5 régions de développement.

Royaume de Mustang


Le Mustang est un petit royaume situé dans le nord du Népal et fondé vers 1380. Ce royaume, également appelé le "Royaume Interdit", a pour capitale Lo Mantang. Isolé au sein de l'Himalaya jusqu'au début des années 1980, le royaume s'ouvre depuis aux touristes. Le régime politique du Mustang est de type féodal.

Géographie


Le Népal est un petit pays de 147 181 km2 entouré par l'Inde et la Chine, dont l'altitude varie de 60 mètres dans le Téraï jusqu'à 8 848 mètres avec l'Everest. Cet énorme dénivellé entraîne une grande diversité de climats et de terrains:
  • subtropical dans la zone du Téraï au sud ;
  • tempéré dans la région centrale de montagnes basses et collines ;
  • froid et sec dans la région des montagnes hautes de l'Himalaya.
Seul 20 % de la superficie totale du pays est cultivable, et les besoins croissants en chauffage et en riz de la population entraîne une déforestation inquiétante.

Localisation


Le Népal est un Etat enclavé de l'Himalaya, voisin de l'Inde et de la Chine (Tibet). Il est situé dans le sous-continent indien.

Superficie


Le Népal se présente comme une étroite bande de terre de 145 à 241 km de large qui s'étire sur 800 km.

Climat et subdivisions territoriales


Du Sud au nord :
  • Le Téraï, est une terre d'alluvions situé au nord de l'Inde.
  • Les Siwalik, situés juste au-dessus du Téraï, est constitué de formations montagneuses pénétrées par la forêt vierge.
  • Le Mahabharata Lekh est une chaîne de montagnes dont les sommets peuvent atteindre 3 000 m.
  • Le plateau Népalais, est une bande de 100 km de large. C'est de loin la zone essentielle du pays.
  • La chaîne himalayenne. Neufs sommets dépassant les 8000 m, dont l'Everest. Ils sont entourés de plus de 100 sommets de 7 000 m constituant une muraille géante entre le Népal et la Chine.

Economie


L'économie du Népal est l'une des plus pauvres et des moins développées au monde avec 42 % de sa population vivant au-dessous du niveau de pauvreté.
L'agriculture est le secteur principal de l'économie, fournissant un emploi à plus de 80 % de la population et comptant pour 40 % du PNB. L'activité industrielle consiste principalement dans le traitement des produits agricoles comme le jute, la canne à sucre, le tabac et les céréales. Les problèmes de sécurité que connaît le pays à la suite de l'activité des groupes maoïstes et les répercussions des attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont entraîné une diminution du tourisme, une source importante de devises étrangères.
Le Népal a d'importants projets d'exploitation de son potentiel en énergie hydroélectrique et tourisme, des secteurs qui ont récemment intéressé les investisseurs étrangers. Les perspectives pour le commerce extérieur ou l'investissement dans d'autres secteurs demeurent faibles, cependant, en raison de la petite taille de l'économie, son retard technologique, son éloignement et sa géographie sans littoral, ses problèmes politiques internes et les risques de catastrophes naturelles qu'il connaît.
Le rôle de la communauté internationale qui participent à hauteur de plus de 60 % du budget du développement du Népal et plus de 28 % de dépenses budgétaires totales continuera probablement à être dans l'avenir un facteur important de la croissance du pays.

Démographie


La population du Népal était estimée en 2004 à 27 millions d'habitants. La densité de population - rurale à 87 % - était d'environ 198 habitants au km2, toutefois, la majorité des Népalais vivant dans le Terai et la vallée de Katmandou, la densité de population est plus importante dans ces zones. En 2004, l'espérance de vie était de 59 années et la mortalité infantile s'élevait à 69 p. 1 000. Le taux de natalité - 32 p. 1 000 - demeure élevé.

Religions du Népal


Le Népal a la particularité d'être le seul pays dont la religion officielle est l'hindouisme, en effet environ 80,6 % de la population pratique cette religion. Le pays a longtemps pratiqué la discrimination religieuse et combattu le prosélytisme des autres religions.
La pratique du sacrifice animal est toujours pratiquée au Népal, alors qu'elle a quasiment disparu de l'Inde depuis mille ans, elle ne subsiste officiellement qu'au temple de Kâlî de Kolkata, sous l'influence du bouddhisme et du jainisme qui le réprouvent. Ces sacrifices ont lieu les jours de fêtes importants, comme par exemple le jour de la fête de Dasain, où l'on estime que plus de 10 000 animaux sont sacrifiés.
Une grande importance est donnée aux dieux dans tout le pays, et on peut en trouver partout. Il y un dieu pour toutes les choses. Entre temples et autels, la religion est omniprésente dans les rues ou dans les campagnes du Népal.
Le bouddhisme, la deuxième religion la plus pratiquée est celle de 11 % de la population, il est surtout présent dans les régions montagneuses du pays. On se souviendra que c'est à Kapilavastu qu'est né le Bouddha, un village dont la localisation traditionnelle serait Lumbinî au Népal, même si certains chercheurs lui préfère Piprâwâ en Inde.
Les deux religions, hindouisme et bouddhisme, la deuxième étant d'ailleurs considéré par la première comme une de ses sectes, se rencontrent en de nombreux points, et l'on trouve même des temples partagés par les deux confessions.
L'islam est présent et concerne 4,2 % de la population tandis que le christianisme possède une place très minime (moins de 0,5 %) dans la société Népalaise où il est toléré depuis peu.
3,6 % de la population est de confession kiranti, une religion locale.
Les pourcentages ci-dessus correspondent à ceux du recensement de 2001 depuis le mois de mai 2006, le Népal est devenu un pays laïc. Ce n'est plus un royaume mais un gouvernement du Népal.

Données statistiques


Capitale : Katmandou ou Kathmandou
Population : 24,7 millions
Superficie : 147 181 km2
Densité : 168 hab./km2
Frontières terrestres : 2810 km
Principaux sommets : Everest (8 848m), Annapurna (8 091 m)
Espérance de vie : 59 ans (en 2004)
Accroissement de la population : 2,2 % (en 2004)
Taux de mortalité infantile : 13,2 pour mille (en 1995)

Source : Wikipedia


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