Voyage et tourisme
La Russie (Europe et Asie)
LA RUSSIE ou Fédération de Russie est le pays le plus vaste au monde et s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie.
La Russie est membre fondateur de la Communauté des Etats indépendants (CEI), membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et membre du G8 ainsi que du Conseil de l'Europe.
La Russie est considérée comme le prolongement de l'Union soviétique, dont elle est l'héritière sur les plans diplomatique, culturel, militaire, historique et géographique.
La Russie possède des frontières terrestres avec 14 pays (dans l'ordre inverse des aiguilles d'une montre, en partant du plus au nord) : la Norvège, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne, l'Ukraine, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Chine, la Mongolie et la Corée du Nord. Ses côtes s'étendent de l'océan Arctique au nord à l'océan Pacifique à l'est. Elle est aussi baignée par la mer Baltique, la mer Noire, la mer Caspienne, la mer Blanche, la mer de Barents, la mer de Kara, la mer de Laptev, la mer de Sibérie, la mer d'Okhotsk, la mer de Béring et la mer du Japon.
Histoire
La Rous' de Kiev est le premier Etat fédéral slave (situé sur le territoire de l'actuelle Ukraine et une partie de la Russie occidentale). Le prince Vladimir Ier (en ukrainien Volodymyr) fut baptisé en 988 dans la tradition byzantine. Il commence alors à unifier le pays. La désintégration de l'Etat de Kiev donnera naissance à l'Ukraine, la Biélorussie et la Russie.
Du XIIIe au XVIIIe siècle, la Russie s'est essentiellement étendue à partir de Moscou et aux dépens de la Horde d'Or mongole, de l'Empire ottoman et de Cosaques de l'est.
En février 1917, l'Empereur Nicolas II abdique ; la Russie devient une République bourgeoise, le gouvernement provisoire est alors constitué, présidé par le prince Kerenski. En octobre 1917, suite à une révolution, les bolcheviks menés par Lénine prennent le pouvoir à Saint-Pétersbourg (alors capitale de la Russie). Une guerre civile oppose pendant 3 ans les Russes blancs (républicains ou monarchistes) aux Russes rouges (communistes). Après leur victoire, les bolcheviks instaurent l'Union des républiques socialistes soviétiques.
Fin 1991, l'URSS s'effondre et les républiques qui la constituaient prennent leur indépendance. Depuis, la Russie s'est dotée d'institutions démocratiques et son économie est libérale.
Lors de la période soviétique (1917-1991) la Russie portait le nom de République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR), elle était l'une des 15 Républiques qui composaient l'URSS.
Politique
Régime : République fédérale à régime présidentiel fort.
Chef de l'Etat (élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois) : Vladimir Poutine depuis 1999, par intérim, puis élu en 2000 et réélu en 2004.
Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée fédérale composée par :
- La Douma ou, plus précisément Douma d'Etat, formée par 450 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans. La Douma est présidée par Boris Gryzlov.
- Le Conseil de la Fédération formée de 178 représentants des Sujets de la Fédération (collectivités locales), appelés souvent "sénateurs". Le Conseil de la Fédération est présidé par Sergueï Mironov.
Subdivisions
La Fédération de Russie est constituée de 88 sujets égaux en droit :
- 21 républiques,
- 48 oblasts (régions),
- 7 kraïs (territoires),
- 9 okrougs (districts),
- 2 villes d'importance fédérale (Moscou et Saint-Pétersbourg),
- 1 oblast autonome (oblast autonome des Juifs, dit "Birobidjan", du nom de sa capitale).
Forte de ses 128 nationalités, la Fédération a découpé son territoire en de nombreuses parcelles juridiques : selon la nationalité pour les républiques ou okroug, pour des raisons administratives pour les kraïs et les oblasts.
Le Birobijan garde un statut particulier, il avait été prévu par Staline comme une terre d'accueil des juifs d'URSS.
Chacun des 88 sujets envoie au Conseil de la Fédération deux représentants. Chaque sujet a sa propre législation (une Constitution pour les républiques et un Statut pour les régions, territoires, districts et villes). La Douma représente la population de la Fédération.
Villes en Russie
- Moscou, la capitale de la Russie
- Saint-Pétersbourg, anciennement Petrograd, puis Léningrad (jusqu'en 1991)
- Iekaterinbourg, anciennement Sverdlovsk
- Grozny
- Iaroslavl
- Irkoutsk
- Kaliningrad, anciennement Königsberg
- Kazan
- Kirov
- Nijni-Novgorod, anciennement Gorkii
- Novosibirsk
- Oufa
- Rostov-sur-le-Don
- Samara, anciennement Kouibychev
- Togliatti, anciennement Stavropol sur la Volga
- Vladivostok
- Volgograd, anciennement Stalingrad et Tsaritsino
- Perm, anciennement Molotov
Géographie
Coordonnées géographiques : 60 00 N, 100 00 E
Carte de références : Asie
Superficie :
- totale : 17 075 200 km2 dont 74,7 % sont situés en Asie et 25,3 % en Europe
- terres : 16 995 800 km2
- eaux : 79 400 km2
- Superficie - comparaisons : Un peu moins de 1,8 fois la taille des Etats-Unis ; 31 fois le territoire Français (550 000 km2 environ).
- Frontières terrestres :
Economie
Si la Russie n'est plus une des premières puissances économiques mondiales comme au temps de l'Union Soviétique, elle demeure aujourd'hui une des 10 économies les plus importantes au niveau international (en 2005, 10e rang entre le Brésil et le Canada), avec des ressources naturelles inégalées, une population de plus de 140 millions d'habitants, des compétences scientifiques et techniques avérées, et une croissance économique forte depuis l'année 1999. La Russie est membre du club des pays les plus industrialisés, le G8.
Par son économie, la Russie se distingue par quatre caractéristiques majeures :
- L'économie russe est une économie de transition ou du moins dont la transition s'achève, et qui reste encore marquée par son héritage soviétique ;
- C'est une économie de rente, du fait de l'importance des ressources naturelles (pétrole et gaz naturel notamment), avec les conséquences politiques, sociales, qu'engendre en général la prédominance de ces secteurs (corruption, inégalités) ;
- C'est une économie qui souffre d'un vieillissement de sa population, du fait de déséquilibres démographiques apparus dès la fin de l'époque soviétique ;
- C'est enfin une économie où l'Etat a joué et joue toujours un rôle majeur - qu'il s'agisse du contrôle des principales entreprises du pays ou de la place préoccupante de la corruption.
Du fait de réformes tardives (le servage n'a été aboli qu'en 1861 par exemple), l'empire russe a connu la révolution industrielle avec un décalage avec les autres pays européens. Son développement économique a toutefois été relativement rapide à partir des années 1880. Ainsi, en 1913, l'Empire russe était la troisième économie mondiale, après les Etats-Unis et l'Allemagne.
La révolution russe de 1917 a conduit à l'instauration d'un nouvel Etat (l'Union Soviétique) et à l'instauration d'un nouveau système économique, l'économie planifiée. Cette première transition économique, en plusieurs phases (le communisme de guerre jusqu'en 1921, la Nouvelle Politique Economique ou NEP jusqu'en 1928, puis la collectivisation et l'industrialisation) a été extrêmement coûteuse en termes économiques (recul du produit intérieur brut) et humains (millions de victimes de la collectivisation de l'agriculture sous Staline). La mobilisation des ressources (niveau élevé d'investissement du fait des restructions de la consommation, exode rural permettant le développement des industries) a ensuite permis un certain rattrapage économique et industriel : l'URSS, dans les années 1950-70, a alors rivalisé avec les USA, notamment dans le domaine militaire, tout en gardant un retard notable en termes de niveau de vie de la population.
Cette croissance extensive étant par nature limitée, la croissance soviétique a commencé à ralentir dans les années 1960, suscitant de nombreuses tentatives de réformes, sans remettre en cause le principe du rôle dirigeant du parti communiste et la propriété collective des moyens de productions. La perestroïka, engagée par Mikhaïl Gorbatchev, a constitué un tournant majeur. Les réformes économiques, censées initialement dynamiser l'économie sans modifier le régime, ont précipité l'éclatement de l'URSS en 15 Etats et paralysé l'économie. La transition vers l'économie de marché est alors apparue inéluctable pour la Fédération russe née fin 1991. Dans un contexte de privatisations hâtives et d'inflation persistante, la transition s'est d'abord traduite par une quasi-division par deux du produit intérieur brut, ce qui a fait naître des controverses sur le rôle joué par le Fonds Monétaire International. La dépression économique a culminé avec la crise financière de 1998, marquée une dévaluation brutale du rouble et un défaut sur la dette russe (les GKO notamment). Mais cette crise a été salutaire, en ce sens qu'elle a permis à l'appareil de production russe de redevenir compétitif et de se remettre en marche. La hausse des prix du pétrole et les réformes économiques engagées par Vladimir Poutine à partir de 1999 ont favorisé également ce rebond. Entre 1999 et 2005, la Russie a connu une croissance économique moyenne supérieure à 6 %.
Grâce aux prix élevés de l'énergie, la demande intérieure se développe rapidement et une croissance du PIB de l'ordre de 6 % par an est anticipée dans les années à venir.
Après une baisse brutale de son PIB durant les années 1990, celui est revenu en 2005 à son niveau proche de 1990 en grande partie grace à la hausse des prix des matières premières dont la Russie est l'un des plus grands exportateurs.
Accords économiques
12 Etats issus de l'URSS, dont la Russie, ont institué à partir de 1991 la Communauté des Etats indépendants ou CEI. Il s'agissait pour la Russie de créer une sorte de Commonwealth qui lui permette de conserver une sphère d'influence. Pour d'autres, comme l'Ukraine, il s'agissait surtout d'une organisation destinée à gérer le démantèlement de l'URSS. En pratique, la CEI constitue une structure assez lâche de coopération économique (multiples accords commerciaux bilatéraux) et politique. Des sous-ensembles se sont par ailleurs constitués, comme l'Union entre la Russie et le Belarus, qui comporte une union douanière, ou la Communauté économique eurasienne.
La Russie et l'Union européenne ont signé un accord de partenariat et de coopération en 1997. Les relations entre la Russie et l'UE sont dominées par la problématique énergétique, l'Union européenne étant le premier client de la Russie, et la Russie le premier fournisseur de l'Union: les tensions entre l'Ukraine et la Russie en janvier 2006 ont mis en relief cette interdépendance, et les préoccupations de sécurité énergétique qui en résultent pour plusieurs pays européens.
La Russie négocie actuellement son adhésion à l'OMC : c'est en effet le dernier grand pays qui n'en est pas membre. Son adhésion est envisagée pour 2006.
La Russie fait partie de la Coopération Economique Asie Pacifique (APEC).
Monnaie et inflation
Depuis sa forte dévaluation en 1998-1999, la monnaie nationale, le rouble est relativement stable par rapport au dollar et à l'euro, la Banque centrale cherchant à limiter les mouvements dans un sens ou dans l'autre.
Les excédents de la balance commerciale ont provoqué une progression spectaculaire des réserves de la Banque centrale et entretiennent dans ce contexte une inflation, qui demeure supérieure à 10 % en 2005 mais tend à diminuer avec environ 8 % en 2006 selon les prévisions. La lutte contre l'inflation est qualifiée par V.Poutine d'une des tâches principales du Ministère des Finances, l'objectif étant d'arriver à un taux de 4 à 6 % en 2008.
Dette russe et soviétique
La Russie a hérité de la dette et des avoirs de l'URSS suite à l'éclatement de la dernière. Elle a poursuivi son endettement dans les années 1990, jusqu'à se retrouver dans une crise de paiements majeure en 1998. Cette dette ayant été restructurée et les cours élevés du pétrole aidant, la Russie commença à rembourser sa dette par anticipation dès le début des années 2000.
Le 21 août 2006 la Russie annonça avoir remboursé par anticipation l'intégralité de sa dette envers le Club de Paris après le versement d'une dernière tranche de 23,7 milliards de dollars, ce qui lui a permit de faire des économies substantielles sur les futurs intérêts.
Rôle de l'Etat
Après une première phase de transition pendant laquelle l'Etat russe a été très affaibli, avec de nombreuses privatisations opérées dans des conditions opaques sous Boris Eltsine, l'Etat a retrouvé une position de premier plan en Russie avec Vladimir Poutine.
L'Etat russe a mis au pas certains hommes d'affaires (les oligarques) qui s'étaient enrichis au moment des privatisations (par exemple avec l'affaire Ioukos), et a regagné le contrôle des principales entreprises énergétiques du pays, notamment le principal producteur de gaz, Gazprom. Il détient par ailleurs la principale banque du pays, la Sberbank.
L'Etat russe reste marqué par un degré important d'interventionnisme, et par une forte corruption : la Russie est ainsi située, dans les classements internationaux, au même rang que certains pays africains, malgré de nombreuses arrestations spectaculaires, notamment en 2006 ceux de plusieurs fonctionnaires haut placés de la Procurature Générale corrompus, ou encore de hauts gradés du Ministère des Situations Extraordinaires qui sont pour certains le retour des procès de Moscou.L'importance de l'économie informelle et de la mafia témoignent aussi de la faiblesse relative de l'Etat en Russie.
Indicateurs socio-culturels
Les indicateurs de niveau de vie situent la Russie parmi les pays à niveau de vie intermédiaire.
La situation démographique est particulièrement préoccupante, avec une espérance de vie inférieure à 60 ans chez les hommes (démographie de la Russie).
La transition de l'économie russe s'est accompagnée de la paupérisation d'une partie de la population, qui a culminé en 1998, et qui s'est en partie réduite depuis. La part de la population vivant sous le seuil officiel de pauvreté russe était de 17,8 % en 2004. Dans le même temps, les inégalités se sont sensiblement accrues, du fait notamment du mode de privatisation.
Déséquilibres régionaux
Il existe de fortes différences de taille et de richesses entre les régions russes.
Moscou et sa périphérie (oblast de Moscou) représentent à elles seules un quart du produit national brut, selon les statistiques officielles.
Les régions pétrolières et gazières (oblast de Tioumen) figurent également parmi les plus riches, tandis que le Caucase enregistre les plus faibles niveaux de richesse par habitant.
L'économie russe a été largement privatisée dans les années 1990.
En termes de population active comme de produit intérieur brut, les services dominent dans la structure de l'économie, mais le poids des ressources naturelles est très élevé.
Ressources naturelles :
La Russie est le deuxième producteur mondial de pétrole et le premier de gaz naturel, et parmi les premiers producteurs mondiaux de nombreux métaux. Ces ressources sont parfois difficilement accessibles, car situées en particulier au nord de l'Oural et en Sibérie.
Le pétrole représente, selon les calculs de la Banque Mondiale, un quart du produit intérieur brut, et le tiers des recettes du budget fédéral.
Les principales entreprises russes, par la capitalisation boursière, sont celles du secteur énergétique, notamment le géant gazier Gazprom, détenu en majorité par l'Etat, les majors pétroliers Rosneft et Lukoil, ainsi que celles du secteur métallurgique, comme Norilsk Nickel et Severstal (qui a annoncé en mai 2006 sa fusion avec le n°1 européen de l'acier, Arcelor - fusion finalement avortée).
Industrie
La Russie a hérité de l'URSS un socle industriel important, mais vieilli, avec une très faible proportion de petites entreprises et quelques secteurs de pointe, notamment dans le complexe militaro-industriel. Les armes produites, comme par exemple, le Su-27, commercialisé par l'agence Rosoboronexport ont un grand succés à l'exportation.
La transition a toutefois fait naître un grand nombre d'entreprises dynamiques, gérées de façon moderne, par exemple dans l'industrie agro-alimentaire ou les télécommunications, en particulier grâce au concours d'investisseurs étrangers.
Agriculture
L'agriculture russe a connu en quinze ans deux évolutions majeures. D'abord, les kolkhozes (fermes collectives) et les sovkhozes (fermes d'Etat) de l'époque soviétique ont été transformés en entreprises privées, collectives ou individuelles. La seconde évolution touche la propriété de la terre, qui est désormais possible.
Les conditions climatiques de la Fédération ne lui permettent une mise en culture de ses terres que sur une période relativement courte. La dimension de sa surface agricole utile et le facteur climatique permettent sans doute d'expliquer que son agriculture soit extensive plutôt qu'intensive comme c'est le cas en Europe occidentale
Avec plus de 200 millions d'hectares de terres cultivables, la Russie est un des principaux producteurs mondiaux de céréales et de pommes de terre. La production agricole russe, après avoir baissé fortement de 1992 à 1998, croît faiblement depuis 1999 ; mais grâce à la plus grande efficacité de la distribution et aux importations, la Russie ne connaît plus les pénuries alimentaires de l'époque soviétique.
Production agricole en 2005 (source Rosstat) - en millions de tonnes :
- Blé : 78,2
- Betterave : 21,4
- Pomme de terre : 37,3
- Légumes : 15,2
- Lait : 31,0
Commerce extérieur et partenaires commerciaux
Partenaires commerciaux
L'Union européenne est le premier partenaire commercial de la Russie et représente plus de 50 % de son commerce extérieur. Au sein de l'Union européenne, l'Allemagne est le premier partenaire commercial, loin devant l'Italie et la France. La Russie est notamment le principal fournisseur d'énergie de l'Europe.
Les pays de l'ex-URSS représentent désormais moins du quart du commerce extérieur russe.
La balance commerciale russe est très excédentaire, du fait des exportations d'hydrocarbures.
Exportations
Les exportations russes ont progressé à un rythme rapide ces dernières années du fait de la hausse des cours du pétrole.
La Russie exporte avant tout des matières premières, et notamment du pétrole, du gaz et des métaux pour près de 80 %. Les produits provenant de la pêche en Russie fournissent le quart des marchés mondiaux.
La Russie exporte par ailleurs des produits manufacturés sur les marchés proches ainsi que des armements (notamment en Chine et en Inde), la Russie en étant un des principaux exportateurs mondiaux.
Selon l'OMC, la Russie figure au 14e rang mondial des exportateurs en 2004.
Importations
Malgré une ouverture importante dans les années 1990, la Russie est un marché avec des barrières commerciales plus importantes que les pays industrialisés.
Les importations de biens de consommation et de produits agro-alimentaires dominent dans les achats de la Russie.
La Russie prévoit d'importer de l'Union européenne en 2004 205 000 tonnes de volaille, 227 300 tonnes de porc et 331 800 tonnes de boeuf. L'administration russe exige depuis le 1er juin un certificat unifié au niveau de l'UE.
Forces militaires
Soldats russes en manoeuvres au Kazakhstan :
L'actuelle Armée russe, formée en 1992, est l'héritière de l'ancienne Armée Rouge, qui était jadis l'armée de l'URSS de 1922 à 1991 (dislocation de l'URSS et du bloc soviétique...), dont elle a hérité de la quasi totalité de l'armement et de l'équipement.
La Russie est l'un des cinq pays reconnus officiellement par le TNP comme possédant l'arme nucléaire (c'est d'ailleurs elle qui possède le plus vaste arsenal nucléaire au monde).
Effectifs : 1 140 000 militaires et 2 000 000 de réservistes
Budget : 40 milliards de dollars (2006)
Démographie
Evolution de la démographie entre 1992 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005).
Population : 143,4 millions dont 73 % urbain
- Age : 70,4 % entre 15 et 64 ans
- Densité : 8,5 hab./km2
- Indice de fécondité : 1,35
- Taux de natalité : 10,4 pour mille
- Taux de mortalité : 14,52 pour mille (estimation 2005)
- Espérance de vie : femmes 72 ans - hommes 65 ans
- Age de retraite : 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes
La population de la Russie s'établit à 143,4 millions d'habitants avec un fort taux d'urbanisation (73 % de la population).
Les grandes villes russes sont aussi celles qui reçoivent le plus de subventions de l'Etat fédéral. Il existe 12 villes avec plus d'un million d'habitants en Russie, d'ouest en est : Saint-Pétersbourg, Moscou, Rostov-sur-le-Don, Nijni-Novgorod, Volgograd, Samara, Oufa, Kazan, Perm, Iekaterinbourg, Tcheliabinsk et Novosibirsk.
La Russie voit sa population baisser continuellement depuis 1970. Ce phénomène s'explique par les conséquences de la Seconde Guerre mondiale qui n'ont pas été compensées par un baby-boom contrairement aux pays d'Europe occidentale. L'espérance de vie des hommes est aujourd'hui de 58.8 ans (source : économie et statistique N°383-384-385, INSEE, 2005). La Russie compte 13 millions d'handicapés, presque 9 % de la population, ce qui représente une très lourde charge pour le budget fédéral.
D'après une étude récente par un spécialiste de gynécologie de l'Académie des sciences de Russie, Vladimir Koulakov, fortement contestée par ses pairs, la Russie perd chaque année 700 000 habitants. Avec une natalité de 10,3/1000 et une mortalité de 16/1000, la Russie fait face à un "fossé démographique". L'expert ne met pas en cause les conditions économiques, qui n'incitent pas les jeunes couples à procréer, et note le fait que, selon lui, sur 39,1 millions de femmes en âge de procréer, 6 millions sont stériles, en partie à cause de conditions d'avortement clandestin sous le régime soviétique (sous l'URSS, la contraception était prohibée ; depuis la fin de l'URSS, le nombre d'avortements a fortement diminué). Mais ces données sont très contestables, car le niveau de vie augmente chaque année et la croissance économique de Russie est bien supérieure à celle des pays occidentaux, mais moins importante que celle de la Chine. La Russie se mobilise autour de la dépopulation et devrait adopter un concept de politique démographique visant à endiguer celle-ci par la protection de la santé. La natalité annuelle est d'environ 1,4 million de personnes, mais près de 2,3 millions de personnes meurent tous les ans en Russie, d'après un député russe. Ces chiffres sont cependant faussés, puisque la particularité de l'état civil russe consiste à enregistrer uniquement les naissances des citoyens russes et les décès de tous les habitants (même ceux qui ne possèdent pas la nationalité russe) et l'écart est énorme : entre 38 % et 42 %. L'immigration couvre au maximum 15 % de cette décrue. La Russie est le deuxième pays au monde qui accueille le plus grand nombre d'immigrés (après les Etats-Unis). Selon les experts, la réalisation de la doctrine démographique proposée par la Douma (chambre basse du parlement russe) qui vise à réduire la mortalité et à encourager les jeunes ménages permettrait de relever la population à 200 millions d'habitants d'ici 2050, contre 143 millions en 2005.
Education
Le taux d'alphabétisation est élevé : 99,5 % (1999). La population des régions non russes est bilingue (exemple : russe/tatar, russe/udmoure, russe/yakoute)
Culture
Littérature russe
Littérature vieux-russe :
La littérature vieux-russe se constitue de rares ouvrages écrits en vieux-russe (à ne pas confondre avec le slavon d'Eglise) comme l'anonyme Dit de la campagne d'Igor. Les bylines, épopées orales, ont mélangé les tradition païennes et chrétiennes. L'influence de la littérature byzantine se fait sentir.
La littérature médiévale russe est écrite en slavon avec une très forte thématique religieuse. Le premier ouvrage en russe courant, l'autobiographie de l'archevêque Avvakoum, ne voit le jour que vers le milieu du XVIIe siècle.
Littérature russe moderne :
Sous l'influence de Pierre Ier le Grand, le pays s'occidentalise ; l'usage du russe est facilité par la réforme de l'alphabet et s'en voit donc démocratisé. De plus, l'idée d'utiliser une langue profane pour la littérature se trouve plus grandement acceptée. Des auteurs comme Antioch Kantemir, Vasily Trediakovski, et Mikhaïl Lomonossov au début du XVIIIe siècle forment la première vague littéraire russe. En poésie Derjavine, en prose Karamzine et Radichtchev, au théâtre Soumarokov et Fonvizine défrichent des genres littéraires pour l'instant inexistants.
Le romantisme, au début du XIXe siècle voit l'éclosion d'une génération talentueuse avec Vasili Joukovski mais surtout Alexandre Pouchkine, Mikhaïl Lermontov et Fiodor Tiouttchev.
Ce siècle sera le siècle d'or de la littérature russe et plus particulièrement du roman avec Dostoïevski, Gogol, Gontcharov, Leskov, Saltykov-Chtchédrine, Tolstoï, Tourguéniev. Parallèlement, les autres domaines littéraires se développent aussi avec le fabuliste Ivan Krylov, les poètes Evguéni Baratynski, Konstantin Batyouchkov, Alexandre Nekrasov, Alexeï Konstantinovitch Tolstoï, Fiodor Tiouttchev et Afanasi Fet, le collectif satirique Kosma Prutkov. Anton Tchekhov développe à la fois une oeuvre théâtrale essentielle, mais aussi tout un registre d'histoires très courtes qui en fait un des auteurs russophone les plus marquants.
Le début du XXe siècle voit une vive activité dans le champ poétique avec l'éclosion de beaucoup de tendances telles le symbolisme puis l'acméisme et le futurisme. De nombreux poètes participent à ce nouvel âge d'or : Anna Akhmatova, Innocent Annenski, Andreï Biély, Alexandre Blok, Valéry Briousov, Marina Tsvetaeva, Sergueï Essénine, Nikolaï Goumilev, Daniil Harms, Vélimir Khlebnikov, Ossip Mandelstam, Vladimir Maïakovski, Boris Pasternak, Fiodor Sologoub ou Maximilien Volochine.
Littérature soviétique russophone :
La mise en place de l'URSS et de son régime socialiste va pousser en avant la tendance du socialisme réel dans la littérature nationale. Cette doctrine littéraire est simple, il s'agit d'utiliser le talent des écrivains pour vanter les mérites et les réussites du régime ainsi que pour expliquer la propagande officielle. Le régime s'occupe d'organiser la vie littéraire et l'orientation des thèmes via l'Union des Ecrivains qui relève directement du commissaire politique Jdanov. Très rapidement les écrivains réfractaires seront contraints à l'exil, à la prison, au camp ou tout simplement exécutés comme Nikolaï Goumiliev ou Ossip Mandelstam. Les poètes futuristes Vladimir Maïakovski et Marina Tsvetaeva choisiront le suicide. Malgré la politique littéraire officielle, certains auteurs comme Mikhaïl Boulgakov, Boris Pasternak, Andreï Platonov, Ossip Mandelstam, Isaac Babel ou Vassili Grossman continuent leur travail de romancier de manière clandestine en espérant être publiés de manière posthume ou à travers le régime des samizdat (publications artisanales clandestines). Les frères Serapion insistent sur leur droit de créér une littérature apolitique sans ingérence du gouvernement mais cela leur est refusé. L'art expérimental des Oberiouts est aussi interdit.
Les auteurs en exil comme le prix Nobel Ivan Bounine, Alexandre Kouprine, Andreï Biély, ou Vladimir Nabokov réussissent à vivre de leur travail, gardent leur liberté créatrice mais ne peuvent atteindre leur public, le public russophone, que par samizdat.
Dans l'URSS d'après Staline, le socialisme réel reste le seul style littéraire autorisé mais les auteurs publiant sous samizdat ont plus de libertés. Surtout les auteurs peuvent vivre de leur travail et craignent moins la répression et l'internement. Le prix Nobel Alexandre Soljenitsine peut même (par samizdat) parler des goulag. Nikolaï Boulgakov et Varlam Chalamov sont publiés officiellement sous Khrouchtchev. Vénédict Erofeiev continue son travail de publication par samizdat.
Dans la période de déclin de l'empire soviétique, les Russes émigrés reçoivent en Occident une reconnaissance assez forte tels le prix Nobel Joseph Brodsky ou le nouveliste Dovlatov. Leur oeuvre n'est alors connue en URSS que par samizdat.
Littérature russe contemporaine :
A la fin du vingtième siècle, la littérature russe doit passer une phase délicate : celle de la renaissance, par-delà le sel semé par des décennies de socialisme soviétique. Les besoins de cette période sont de deux types : former et découvrir de nouveaux talents et créér une économie de l'édition en Russie. Les maisons d'édition trouvent de l'argent pour se développer en vendant des romans de piètre qualité littéraire. Peu d'écrivains, comme Viktor Pelevine ou Vladimir Sorokine sortent du lot. Les maisons d'édition publient peu des oeuvres étouffées sous la période communiste ou connues par samizdat.
La poule aux oeufs d'or de l'édition russe est, comme partout ailleurs, la littérature policière. Les polars empreints d'ironie de Daria Dontsova connaissent un grand succès. Les 50 romans policiers qu'elle a pour l'instant écrits se sont vendus à des millions d'exemplaires et sont traduits dans plusieurs pays européens.
Au début du vingt-et-unième siècle, la demande du public russe s'est fortement accrue, en qualité comme en quantité. En conséquence, l'économie de l'édition russe est obligée de fournir ses clients en cherchant et rémunérant de nouveaux talents littéraires. Le nombre de maisons d'édition et les tirages augmentent.
Certains critiques littéraires ont vu dans le roman "Une Saga moscovite" (en russe Moskovskaya saga) de Vassili Axionov un nouveau Docteur Jivago, une épopée russe racontant la survie pénible de la famille Gradov sous le stalinisme.
Un certain nombre d'écrivains russes sont désormais populaires en Europe occidentale et en Amérique du Nord, telles Tatiana Tolstaïa ou Lïoudmila Oulitskaïa. Les polars de Boris Akounine avec son personnage fétiche Eraste Fandorine sont publiés en Europe et en Amérique du Nord. Alexandra Marinina, la plus grande écrivain de roman policiers en Russie a réussi à exporter ses livres en Europe et a bénéficié d'un grand succès en Allemagne.
La littérature plus traditionnelle trouve aussi un nouvel essor avec des auteurs venus de régions éloignées comme Nina Gorlanova de Perm avec ses histoires sur les difficultés quotidiennes et les joies de l'intelligentsia provinciale ou encore Youri Rytkhéou de Tchoukotka qui raconte les problèmes identidaires des Tchouktches.
Religions
- Chrétiens orthodoxes : 55 % (y compris les Vieux-Croyants)
- Musulmans : 15 % (principalement Sunnites)
- Juifs : 3 % (seulement Orthodoxes et Hassidiques)
- Protestants : 8 % (principalement Luthériens et Baptistes)
- Catholiques latins : 1 %
- Bouddhistes : 1 % (de tradition tibétaine)
Source : Wikipedia
|
|
|
|