Cinéma
Anny Duperey
ANNY Duperey est née le 28 juin 1947 à Rouen. Annie Legras, de son vrai nom, est la fille aînée d'un jeune couple ; son père Lucien Legras était photographe, sa mère Ginette s'occupait d'elle et de sa petite soeur, Patricia, de sept ans et demi sa cadette.
Anny Duperey passa sa petite enfance heureuse avec des parents aimants et dynamiques. Elle aimait jouer en compagnie de ses cousins dans le jardin de ses grands-parents paternels ; elle adorait les tartes aux pommes (Normandie oblige) que sa grand-mère préparait avec amour pour nourrir "les siens".
Dans ce joli cocon de paix, Anny Duperey vivait en harmonie et elle était radieuse. Elle habitait avec ses parents chez ses grands-parents maternels. Ils vivaient nombreux dans une petite surface, mais qu'importe le confort il y avait tellement d'amour !
Peu après la naissance de sa petite soeur, Anny Duperey et ses parents déménagèrent.
Tout ce bonheur se vit bouleversé en ce jour du 6 novembre 1955 à 11 heures. Un drame terrible allait traumatiser à jamais la vie d'Anny Duperey et de sa petite soeur adorée. Ses parents alors âgés de trente ans laissaient deux orphelines de cinq mois et de huit ans. Ils ont trouvé la mort, asphyxiés accidentellement par l'oxyde de carbone dans la salle de bain de leur pavillon de la banlieue rouennaise.
Anny Duperey, pendant longtemps culpabilisa de leur mort, car "elle doit en quelque sorte sa survie" à la désobéissance de venir se laver dans la salle de bain au profit de rester plus longtemps dans son lit.
Après ce départ à tout jamais inacceptable, après la mort de ses parents donc... la petite Anny fut "placée" chez sa grand-mère paternelle et sa tante ; et sa petite soeur chez ses grands-parents maternels. Quel choc pour Anny, elle vivait "un second deuil", après le décès prématuré de ses parents. Elle s'est vu amputée d'une partie d'elle-même : on la séparait de sa petite soeur adorée avec laquelle elle avait une certaine complicité.
La vie devait reprendre malgré tout. Sa grand-mère et sa tante lui donnaient tout leur amour pour que la toute jeune Anny puisse revivre après ce tragique et très douloureux passage.
Après la mort de ses parents, Anny s'était en quelque sorte formé une "carapace" : son voile noir (titre de son roman qui fut publié aux Editions du Seuil en avril 1992 et qui eu un succès immense auprès du public) pour pouvoir cacher ses sentiments lorsque quelqu'un lui parlait de ses parents. Elle souffrait en silence.
La petite fille grandit et devint adolescente ; elle trouva un refuge dans l'écriture de son journal intime qu'elle appela : "Le Journal du Moi".
Elle passa son BEPC qu'elle eut avec justesse en profitant du dramatique fait d'être orpheline pour toucher la sensibilité du jury. Puis elle entra aux Beaux-Arts : enfin une institution répondant à ses aspirations : le dessin, le théâtre, la comédie, la danse. Anny n'eut pas trop de mal à faire accepter ce choix "d'études" à sa famille : sa tante lui laissa "carte blanche", elle prenait une revanche à travers sa nièce. A dix-sept ans, après avoir obtenu un Premier Prix de Comédie suite à deux années d'études au Conservatoire de sa ville natale, elle décida de partir "tenter sa chance" à Paris pour s'investir davantage dans la comédie avec la ferme intention de fréquenter le Conservatoire de Paris.
Elle va finalement suivre les prestigieux Cours Simon et pour financer ses cours, elle va être mannequin. Dès sa première année dans l'établissement, elle est remarquée par Jean Meyer, qui l'engage au Théâtre Michel pour "Les trois mariages de Mélanie".
A la même époque, elle va faire la connaissance de beaucoup de personnes "du métier" comme Jean Mercure qui créa et anima le Théâtre de la Ville, et avec lequel elle travailla pendant près de dix ans.
Son rôle très remarqué dans "La guerre de Troie n'aura pas lieu" lui vaudra la reconnaissance de ses pairs.
Les rôles au cinéma vont s'enchaîner à vive allure, elle va tourner pour les plus grands réalisateurs : Jean-Luc Godard, Michel Deville, Alain Resnais.
Dans les années 1970, elle va montrer au public tout son registre, notamment en tant que danseuse et comédienne de théâtre, dans la comédie musicale : "Attention fragile" qu'elle jouera aux côtés de Bernard Giraudeau qui deviendra son mari et le père de ses enfants.
En 1992, Anny Duperey écrivit un livre au succès considérable : "Le voile noir". Ce récit autobiographique lui permit de mettre enfin des mots sur ce "boulet au coeur" que fut la mort tragique de ses parents alors qu'elle était enfant. Le succès de cet ouvrage fut tel que l'année suivante elle publie : "Je vous écris" livre dans lequel elle reprit des extraits des lettres qu'elle avait reçues.
La même année, Anny Duperey eut beaucoup de succès en interprétant le rôle de Catherine Beaumond dans la série : "Une famille formidable" sur TF1. Elle reçut d'ailleurs avec Bernard Le Coq un 7 d'Or pour leur prestation. Sur le tournage d'une saison ultérieure de cette même série, elle va rencontrer Cris Campion qui va devenir son compagnon.
Anny Duperey est également marraine de l'association SOS PAPA, qui vient en aide aux pères divorcés, pour la garde des enfants, mais surtout pour éviter une éducation séparée. Elle a également associé son nom avec une autre association Rire Médecin, qui a pour objectif de faire venir des clowns pour apporter un peu de joie aux enfants hospitalisés.
La carrière d'Anny Duperey est complète et variée, elle a réussi dans beaucoup de domaines : le théâtre, la comédie musicale, le cinéma, la télévision, la publicité et l'écriture.
2003 : en juin, elle participe à l'opération "Vente aux enchères Photos de Stars", parrainée cette année-là par Sophie Marceau, organisée par Reporters sans frontières www.rsf.org.
Fimographie Cinéma :
2000 Tôt ou tard d'Anne-Marie Etienne
1993 Germinal de Claude Berri
1991 Contre l'oubli de Chantal Akerman
1986 Gandahar de René Laloux
1984 La triche de Yannick Bellon
1983 Le démon dans l'île de Francis Leroi
1983 Les compères de Francis Veber
1981 Le grand pardon d'Alexandre Arcady
1981 Mille milliards de dollars d'Henri Verneuil
1982 Meutres à domicile de Marc Lobet
1980 Psy de Philippe de Broca
1980 Carnapping de Wigbert Wicker
1978 Trocadéro bleu citron de Michael Schock
1978 De l'enfer à la victoire de Hank Milestone
1977 Bobby Derrfield de Sydney Pollack
1976 Un éléphant, ça trompe énormément de Yves Robert
1976 Nuit d'or de Serge Moati
1975 Umarmerungen und andere sachen de Jochen Richter
1975 L'arriviste de Samy Pavel
1975 Maladie mortelle de François Weyergans
1974 Stavisky d'Alain Resnais
1974 Pas de problème ! de Georges Lautner
1974 Le malin plaisir de Bernard Toublanc-Michel
1973 L'oiseau rare de Jean-Claude Brialy
1972 Sans sommation de Bruno Gantillon
1972 Pas folle la guêpe de Jean Delannoy
1971 Les malheurs d'Alfred de Pierre Richard
1969 Les femmes de Jean Aurel
1969 La rose écorchée de Claude Mulot
1968 Sous le signe de Monté-Cristo d'André Hunebelle
1968 Un jeune couple de René Gainville
1968 Bye Bye Barbara de Michel Deville
1968 Histoires extraordinaires de Federico Fellini
1967 L'homme qui valait des milliards de Michel Boisrond
1967 Jerk à Istanbul de François Rigaud
1966 Deux ou trois choses que je sais d'elle de Jean-Luc Godard
Filmographie Télévision :
2002 Une famille formidable - Cinquième saison de Joël Santoni
2001 Chère Marianne de Bernard Uzan
2000 Une famille formidable - Quatrième saison de Joël Santoni
1998 Le juge est une femme - Le rachat Pierre Boutron
1998 Marseille de Didier Albert
1997 La vocation d'Adrienne de Joël Santoni
1997 Un et un font six de Franck Apprédéris
1996 Une famille formidable - Troisième saison de Joël Santoni
1994 Une famille formidable - Deuxième saison de Joël Santoni
1993 Charlemagne de Clive Donner
1992 Une famille formidable - Première saison de Joël Santoni
1992 Renseignements généraux - Jeux dangereux de Philippe Lefebvre
1990 La seconde de Christopher Franck
Théâtre :
2003 Sarah Bernhardt de John Murrel - Théâtre Edouard-VII
1990 Le plaisir de rompre - Le pain de ménage de Jules Renard - Comédie des Champs-Elysées
1986 La répétition ou l'amour puni de Jean Anouilh - Théâtre Edouard-VII
1970 La guerre de Troie n'aura pas lieu de Jean Giraudoux
1970 La Mamma d'André Roussin
1970 Isabelle, trois caravelles et un continent de Dario Fo
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