Thérapeutique
L'allopathie
L'ALLOPATHIE désigne la médecine conventionnelle par opposition à l'homéopathie. De ce fait, elle englobe les traitements médicamenteux habituels, mais aussi les médecines dites parallèles telles que la phytothérapie.
Le terme "allopathie" a été inventé par Samuel Hahnemann, fondateur de l'homéopathie, pour désigner la médecine dite "classique", thérapie ne recourant pas au principe de similitude (omoïos), allos signifiant autre ou différent, et pathos, maladie en grec.
Principes de base
L'allopathie repose donc sur l'administration de substances actives visant à contrecarrer les effets ou les causes des maladies.
Associée aux conditions d'hygiène de vie, l'allopathie est l'un des principaux éléments de la longévité croissante de la population. Elle utilise de plus en plus fréquemment des molécules de synthèse mises au point par l'industrie pharmaceutique. Aujourd'hui, l'allopathie est la thérapeutique "officielle", c'est-à-dire celle pratiquée dans les hôpitaux, et enseignée pendant les études universitaires.
L'allopathie, méthode curative de l'ancienne école médicale, se vante de posséder depuis 2500 ans l'art de détruire la cause des maladies dont elle entreprend le traitement, et d'être la seule qui opère des cures dirigées contre les causes, la seule qui guérisse d'une manière rationnelle.
L'allopathie est critiquée pour le fait d'utiliser des substances toxiques et de cibler plus la maladie que le patient. Pour justifier l'utilisation de substances toxiques, on prend en compte la balance bénéfice/risque : pour soigner une maladie, on administre une substance active à des doses thérapeutiques (bénéfice) normalement inférieures au seuil de toxicité (risque). De ce fait, les médicaments doivent démontrer, via des études cliniques, leur efficacité avant de pouvoir obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) en France, donnée par la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis.
Médicaments utilisés
Ils sont reconnus par les instances officielles (gouvernements et universités, syndicats de l'industrie pharmaceutique, OMS) ; ils ne peuvent être commercialisés qu'après certaines réglementations (sur 10 000 molécules créées dans un laboratoire, une seule aura l'AMM).
Les recherches reposent sur les points suivants :
- expérimentations sur des organes isolés et sur l'animal entier ; études de toxicité sur plusieurs espèces animales, de création possible de cancer (de 6 mois à 2 ans), de modification du patrimoine héréditaire, du cheminement et de la transformation du médicament dans l'organisme, de l'action du médicament chez l'homme sain, puis chez l'homme malade (échantillon de 200 personnes environ), études multicentristes.
- fabrication industrielle (1 à 2 ans pour la réalisation) si l'autorisation gouvernementale de vente est donnée.
Quelques exemples de traitements allopathiques :
- L'insuline administrée dans le diabète de type I (mort des cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas).
- Un antibiotique tel qu'une pénicilline contre la tuberculose.
- Un anti-inflammatoire dont le nom indique bien l'action contraire au phénomène d'inflammation de nombreuses maladies (maladie de Crohn, arthrose, etc.).
21 mai 2006
Diana BOUAYAD-AMINE
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