Médecine
Les maladies sexuellement transmissibles (MST) : Hépatite B, Sida, Syphilis...
LES maladies sexuellement transmissibles (MST) sont des maladies infectieuses et se transmettent, comme leur nom l'indique, lors de rapports sexuels avec coït, mais aussi lors de contacts oraux ou anaux, avec un partenaire contaminé.
Autrefois appelées "maladies vénériennes" (de Vénus, déesse de l'amour), ces maladies connaissent depuis de nombreuses années une recrudescence à travers le monde.
La majorité des MST se traitent par des médicaments. En effet, la plupart guérissent rapidement avec un traitement adapté, mais certaines peuvent laisser des traces parfois graves. La seule manière de les éviter c'est de se protéger en utilisant un préservatif.
Ces maladies, aux symptômes parfois discrets, concernent aussi bien les hommes que les femmes. Il est donc primordial de les prévenir et de les traiter sans attendre.
Le virus se transmet par le vagin, l'anus, la bouche, l'urètre (canal qui conduit l'urine hors de la vessie), et le pénis.
Il existe différents agents responsables des MST : des virus (Sida, herpès génital, hépatite B, condylome), des bactéries (gonococcie, syphilis), des champignons (candidoses) ou des parasites (trichomonase).
Les symptômes d'une MST
Pour les hommes comme pour les femmes, certaines MST (Sida, hépatite B) ne se manifestent pas par des signes génitaux. D'autres (herpès, condylomes, chlamydiases) peuvent présenter des symptômes génitaux parfois évidents, mais le plus souvent très discrets, voire inexistants.
- Chez la femme :
- pertes vaginales importantes ou malodorantes,
- démangeaisons de la vulve,
- brûlures en urinant ou lors des rapports sexuels,
- saignements en dehors des règles,
- petites lésions ou cloques douloureuses sur le sexe, l'anus, la bouche,
- douleurs dans le bas du ventre,
- angine avec de la fièvre,
- verrues sur le sexe ou l'anus.
- Chez l'homme :
- écoulement à l'extrémité de la verge,
- brûlures ou difficultés en urinant,
- démangeaisons sur les organes génitaux,
- petites lésions ou cloques douloureuses sur le sexe, l'anus, la bouche,
- douleurs aux testicules,
- angine avec de la fièvre,
- verrues sur le sexe ou l'anus.
Que faire dès l'apparition d'un symptôme ?
Dès l'apparition du moindre symptôme, il faut consulter un médecin (généraliste, dermatologue ou gynécologue).
L'examen clinique est souvent suivi d'un examen sanguin et d'un prélèvement au niveau de la lésion ou des sécrétions pour rechercher le germe. Une fois le diagnostic établi, le médecin sera en mesure de prescrire un traitement efficace pour soigner la maladie, ralentir l'infection ou diminuer les effets gênants.
Parallèlement, il faut prévenir son ou ses partenaires, même s'ils n'ont aucun signe, et les inciter d'aller consulter un médecin pour :
- vérifier si eux-mêmes sont infectés,
- éviter de se réinfecter dès que l'on est guéri(e), si le (la) partenaire n'a pas été traité(e). En effet, pour être efficaces, certains traitements doivent être pris en même temps par les deux partenaires.
Il est conseillé de suivre le traitement jusqu'au bout, de respecter la dose et la durée prescrites. Il faut également utiliser un préservatif lors des rapports sexuels durant le traitement et en dehors du traitement pour certaines MST. En effet, certaines MST (exemple : l'herpès) sont récidivantes.
Par ailleurs, le fait d'avoir eu une MST ne permet pas d'être immunisé contre cette dernière, on peut être recontaminé très vite (en particulier si le partenaire n'a pas été traité ou si on ne se protège pas).
Si elles ne sont pas soignées, certaines de ces maladies peuvent avoir des conséquences graves, notamment la stérilité.
La prévention des MST
La prévention des MST passe tout d'abord par l'utilisation de préservatifs masculins ou féminins lors des rapports sexuels. En effet, une seule relation sans protection suffit pour attraper une MST.
Le gel est le complément indispensable du préservatif en cas de pénétration anale, afin d'éviter les ruptures (utiliser uniquement un lubrifiant à base d'eau).
Pour les relations entre la bouche et le sexe féminin ou l'anus, il est utile d'utiliser le "carré de latex" : il s'agit d'une feuille de film en latex, qui peut être remplacée par un préservatif coupé dans sa longueur, et qui permet d'avoir des relations bucco-génitales ou bucco-anales sans prendre de risques.
Les autres moyens relèvent d'un choix personnel :
- l'abstinence,
- la fidélité réciproque entre personnes non contaminées.
Une bonne hygiène corporelle est également indispensable :
- Se laver les organes génitaux tous les jours à l'eau et au savon aide à éliminer les bactéries de surface qui peuvent causer une infection.
- Les organes génitaux doivent être séchés soigneusement après la toilette, car chaud et froid font le bonheur des microbes.
- Les femmes doivent éviter les douches vaginales qui irritent le vagin et affaiblissent ses défenses, ainsi que l'utilisation d'un déodorant vaginal : l'eau et le savon suffisent pour une hygiène intime externe.
- Les produits de toilette trop détergents peuvent irriter les organes génitaux et affaiblir les défenses naturelles.
- Uriner après l'amour ne protège pas mais limite le risque de MST ; bien se laver après aussi.
ATTENTION :
La pilule contraceptive, le stérilet, les ovules, les crèmes spermicides, le diaphragme, le coït interrompu ne protègent pas des MST.
Les principales maladies sexuellement transmissibles
85 % des MST qui surviennent chez les femmes sont diagnostiquées chez les moins de 30 ans et notamment les 20-24 ans.
Les plus redoutables sont celles qui évoluent sans que l'on s'en aperçoive et qui peuvent être à l'origine de stérilité chez la femme. C'est le cas de la gonococcie qui, chez plus d'une femme sur deux, ne se manifeste par aucun symptôme. Chez les hommes, c'est ce qu'on appelle la "chaude pisse". Autres maladies sournoises car discrètes, les infections à papillomavirus encore appelées condylomes. Il est important de les détecter rapidement chez la femme pour les traiter car elles peuvent évoluer vers un cancer du col de l'utérus.
La chlamydiase est aussi très discrète chez 25 % des femmes. Fréquente chez les jeunes, elle peut s'étendre aux voies génitales hautes et provoquer des inflammations des trompes, et aux voies urinaires. Non traitée, elle aussi peut avoir des conséquences graves sur la fécondité.
L'herpès génital concerne cinq millions de personnes en France. Il atteint 3 fois plus souvent les hommes que les femmes.
Enfin, la trichomonase peut passer inaperçue chez environ une femme sur trois et davantage chez les hommes.
Pour en savoir plus, contacter :
La blennorragie gonococcique ou "chaude-pisse"
La blennorragie est due à un microbre : le gonocoque. Cette infection (gonococcie) est en recrudescence dans le monde.
Symptômes :
- Inexistants ou,
- Chez la femme : pertes blanches, inflammation locale au niveau du col ou du vagin, douleurs dans le bas ventre.
- Chez l'homme : l'urétrite apparaît deux à cinq jours après le contact contaminant (l'urètre est enflammé avec brûlures importantes lors de la miction, écoulement de pus à l'extrémité du pénis).
Modes de transmission :
- Par voie sexuelle, transmissibles même sans manifestations physiques.
- De la mère à l'enfant.
Complications principales :
- Risques de stérilité chez la femme comme chez l'homme.
- Complications oculaires chez le nouveau-né.
- Salpingites ou inflammations des trompes chez la femme.
Diagnostic :
Le diagnostic se fait par prélèvement local.
Traitement :
Un traitement antibiotique approprié permet une guérison rapide à la seule condition que les deux partenaires se soignent simultanément.
Si un homme atteint et en cours de traitement a un nouveau rapport sexuel avec une femme non traitée, il se réinfectera obligatoirement.
Comment diminuer les risques de contamination :
L'utilisation d'un préservatif est le seul moyen permettant de diminuer les risques de contamination.
Le chancre mou
Symptômes :
Ulcérations douloureuses et contagieuses dues au bacille de Ducrey (Augusto, italien) sur et autour des organes génitaux, constituant un risque majeur de transmission du Sida.
Incubation :
De 3 à 6 jours.
Traitements :
Sulfamides, antibiotiques.
La chlamydiase
La chlamydiase est due à une bactérie de petite taille, la Chlamydia trachomatis. C'est une MST de plus en plus fréquente et qui fait plus de victimes que la syphilis ou la gonococcie. En outre, elle montre une prédilection pour les jeunes, en particulier les femmes entre 20 et 30 ans.
Symptômes :
- Chez la femme : l'infection passe souvent inaperçue. Seules quelques pertes vaginales plus ou moins abondantes sont décelables, accompagnées parfois d'une brûlure au niveau de la vulve et du vagin.
- Chez l'homme : urétrite modérée, avec un léger suintement du méat urinaire et une faible irritation au niveau de l'urètre.
Modes de transmission :
- Par voie sexuelle.
- De la mère à l'enfant.
Complications principales :
Elles sont nombreuses aussi bien chez l'homme que chez la femme et peuvent entraîner à la longue une stérilité.
- Chez la femme : la complication essentielle est la salpingite ou inflammation des trompes pouvant entraîner la stérilité ou des grossesses extra-utérines.
- Chez l'homme : l'urétrite peut se propager à la vessie et être alors responsable d'une prostatite (inflammation de la prostate) ou d'une épididymite (inflammation de l'épididyme), baisse de la fertilité.
- Atteintes pulmonaire et oculaire chez le nouveau-né.
Diagnostic :
- Prélèvement cervical.
- Prélèvement d'urine.
- Prise de sang dans certains cas.
Traitement :
Les Chlamydiae étant résistants à la pénicilline, le traitement consiste à donner une autre catégorie d'antibiotiques à base de cyclines. Mais la maladie ne sera complètement enrayée que si les deux partenaires se soignent conjointement.
Comment diminuer les risques de contamination :
Pendant le traitement, il faut soit avoir des rapports protégés, soit respecter une abstinence sexuelle.
Les condylomes ou crêtes-de-coq
Ce sont des maladies et parasitoses transmissibles par contact sexuel, causées par le Papilloma virus.
Les condylomes sont encore appelés crêtes-de-coq, végétations vénériennes, papillomes.
Symptômes :
Excroissances (2 à 3 mm) de une à plusieurs dizaines ressemblant à des verrues sur les organes génitaux, l'anus. Parfois, non visibles à l'œil nu, non douloureuses, isolées ou groupées.
Verruqueuses, en forme de crête de coq, blanc rosé, à surface dentelée, chez l'homme et la femme. Elles se multiplient en vieillissant.
Modes de transmission :
- Par voie sexuelle.
- De la mère à l'enfant.
Complications principales :
- Chez la femme : cancer du col de l'utérus.
- Chez l'homme : cancer de la verge.
Diagnostic :
- Observation des excroissances.
- Test à l'acide acétique.
- Frottis du col.
- Parfois, biopsie cutanée.
Délai d'apparition après contamination :
De quelques jours à quelques mois.
Traitement :
Traitement local par un spécialiste : suppression par l'azote liquide, le laser au CO2 ou l'électrocoagulation.
Comment diminuer les risques de contamination :
Préservatif tant que la contagion persiste. Surveillance prolongée afin de dépister une récidive.
L'hépatite B
L'hépatite B est une maladie virale (virus identifié en 1968) se transmet par le sang et les rapports sexuels. Le virus responsable produit l'antigène Australia et appelé AgHBs (Ag : antigène, H : hépatite, B : virus B, s : surface car il s'agit d'un antigène d'enveloppe).
L'adulte a neuf chances sur dix de guérir complètement et une chance de devenir un porteur chronique de l'hépatite B.
On estime, en France, à 180 000 le nombre des porteurs d'hépatite B chronique.
Il existe également une hépatite dite fulminante dont le virus détruit rapidement le foie,
elle est mortelle et heureusement exceptionnelle en France.
Symptômes :
La maladie touche le foie, elle peut se révéler par une fatigue intense, une jaunisse, des urines foncées, des selles
claires et des troubles digestifs. Mais ces signes sont parfois discrets, voire absents, au
point que la personne ignore avoir contacté la maladie.
Diagnostic :
Seule la mesure des anticorps dans le sang la révèle.
Prévention :
La vaccination est un moyen de se protéger de l'hépatite B. Elle consiste en trois
injections ; les deux premières se pratiquent à un mois d'intervalle et la troisième, six
mois après la première. Le rappel s'effectue cinq ans après la dernière injection.
L'herpès génital
Cette affection est d'origine virale, causée par le virus de l'herpès (HSV).
Symptômes :
- Le premier contact avec le virus peut passer inaperçu.
- Mais dans bon nombre des cas, la maladie récidive et se manifeste alors par des démangeaisons, des brûlures, des petites cloques, des plaies sur les organes génitaux ainsi que sur les ganglions, qui peuvent donner naissance à des ulcérations rougeâtres et douloureuses.
Modes de transmission :
- Par voie sexuelle, mais les seuls contacts entre les muqueuses sans pénétration suffisent.
- De la mère à l'enfant pendant l'accouchement.
Complications principales :
- Impact psychologique important en raison de la chronicité de la maladie (anxiété, dépression, perte de confiance en soi...).
- Conséquences graves pour le nouveau-né.
Diagnostic :
- Culture après prélèvement local.
- Prise de sang dans certains cas. Si un doute existe après un rapport sexuel, on peut pratiquer une prise de sang quelques semaines plus tard (au moins 3) pour rechercher la présence d'anticorps anti-HSV dans le sang, preuve d'un contact avec ce virus.
Mais beaucoup d'adultes sont porteurs d'anticorps HSV1 depuis l'enfance ce qui n'est pas la preuve d'un herpès génital. Cependant, la présence d'anticorps anti-HSV2 est la preuve d'une contamination par ce virus et donc de l'existence d'un herpès génital.
Traitement :
L'herpès génital pose le problème des récidives fréquentes et plus ou moins rapprochées.
La maladie évolue par poussées, le malade n'étant contagieux que pendant ces manifestations ; il doit alors éviter tout rapport sexuel.
Il n'existe pas de traitement réellement efficace de l'herpès en dehors des antiviraux locaux pour bloquer la multiplication du virus, diminuer la contagiosité, réduire la douleur, la durée et la fréquence des crises. Ces médicaments doivent être pris le plus tôt possible, dès l'apparition des premiers symptômes.
Une femme enceinte atteinte d'herpès génital doit être vigilante, car il existe un risque de contamination de l'enfant au moment du passage dans le col utérin. La césarienne est dans ce cas impérative, car l'herpès peut entraîner un risque d'encéphalite mortelle chez le nouveau-né.
Comment diminuer les risques de contamination :
- Pendant les poussées : préservatif et traitement antiviral. Le HSV est assez fragile en dehors du corps humain ; mais il est prudent de ne pas partager les gants de toilette et les serviettes. De même, il faut se laver les mains après avoir uriné et ne pas se frotter les yeux si les mains n'ont pas été lavées.
- En dehors des poussées : préservatif et traitement antiviral (si poussées fréquentes).
Site Internet :
http://www.herpes.asso.fr/
Les mycoses génitales
Les champignons les plus couramment responsables de mycoses sont appelés Candida albicans et provoquent des maladies dénommées candidoses.
Symptômes :
- Chez la femme : irritations, démangeaisons du vagin et de la vulve et pertes blanches importantes.
- Chez l'homme : démangeaisons et rougeur de la verge.
Traitement :
La base d'un traitement difficile, car les récidives sont fréquentes, est constituée par les antimycosiques appliqués localement (crème, pommade, lotion) ou absorbés par voie orale.
Les parasitoses intestinales
Elles sont causées par :
- des amibes (parasites du tube digestif)
Symptômes :
Douleur accompagnée de diarrhées.
Contamination :
- Eau ou denrées alimentaires souillées, principalement sous les climats chauds.
- Rapports sexuels, notamment anaux ; il peut apparaître un chancre de la verge chez le partenaire.
Diagnostic :
Examen des selles dans les laboratoires spécialisés.
Traitement :
Simple et efficace, mais il y a des recontaminations fréquentes si les partenaires ne sont pas traités.
- des oxyures (vers intestinaux de 7 à 10 mm, très fins)
Symptômes :
Ces vers causent des démangeaisons anales.
Contamination :
Par ingestion de larves au cours des rapports sexuels ou simplement intimes (parasitose fréquente chez les enfants).
La phtiriase inguinale
Vulgairement appelés "morpions", les poux du pubis se localisent dans les régions poilues du corps : pubis, poitrine, aisselles. Les piqûres de ces parasites provoquent des démangeaisons qui peuvent s'infecter si l'on gratte la zone concernée.
Traitement :
Des règles d'hygiène très strictes constituent le traitement de cette parasitose, car le pou du pubis se transmet non seulement par contact sexuel, mais aussi indirectement, notamment par les lieux d'aisances publics.
Le traitement local pour détruire les poux se fait au moyen de poudre antiparasitaire au moins 8 jours, de spray antiparasitaire (efficace en 1/2 heure), ou de crèmes contenant du DDT.
Parallèlement, il faut désinfecter les vêtements et la literie.
Le Sida
Le Sida (ou syndrome d'immuno-dépression acquise) est une maladie grave, qui s'est manifestée et se développe depuis 1981. Il s'agit d'une affection provoquée par un virus de type particulier, le rétrovirus (virus de l'immunodéficience humaine ou VIH), qui entraîne une baisse de l'immunité, diminuant considérablement le nombre des lymphocytes, dont le rôle est fondamental dans la défense de l'organisme puisqu'ils le protègent des infections.
Le Sida se transmet par voie sexuelle, mais également par voie sanguine et de la mère à l'enfant. Donc les sujets à risque sont non seulement les homosexuels et les hétérosexuels, mais aussi les toxicomanes, les hémophiles et les personnes qui subissent des transfusions.
La lutte contre le Sida est devenue une préoccupation majeure dans de nombreux pays : en France, par exemple, les donneurs de sang sont soumis aux tests de dépistage de la maladie.
Depuis 1996, de grands changements ont bouleversé la façon dont les personnes atteintes par le VIH peuvent se faire suivre médicalement. En effet, deux événements ont coïncidé :
- l'arrivée de nouveaux médicaments anti-VIH, en particulier les antiprotéases, que l'on associe aux traitements déjà existants (multithérapies) ;
- la mise au point de nouveaux examens biologiques, permettant de mesurer très tôt l'activité du virus et l'efficacité des traitements.
Symptômes :
- syndrome pseudo-grippal au moment du premier contact avec le virus,
- fatigue prolongée,
- maux de tête persistants,
- état fébrile,
- infections multiples et répétées pouvant se manifester par des diarrhées très graves ou des lésions cérébrales souvent mortelles,
- cancers ou tumeurs malignes pouvant toucher différents organes (cerveau, peau, poumons...).
Dépistage du VIH :
- Il s'agit d'un bilan sanguin qui permet de détecter la présence de virus dans l'organisme, et donc de dire s'il y a eu ou non contamination par le VIH.
- Après une situation à risque, il ne faut plus attendre trois mois pour effectuer un test : au contraire, il faut consulter un médecin le plus tôt possible.
- Pour faire un dépistage du virus du Sida (VIH), on peut choisir entre plusieurs possibilités :
- rencontrer un médecin dans une consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG). Il y en a au moins une dans chaque département ; les adresses des CDAG peuvent être obtenues :
- sur le Minitel : faire le 36 11 puis taper "sida" dans la rubrique "nom" ou "activité" en précisant le numéro ou le nom du département ;
- en téléphonant à Sida Info Service : 0 800 840 800 (tous les jours 24h/24 ; appel confidentiel et gratuit) ;
- sur Internet : http://www.depistagesida.com/
- consulter son médecin traitant qui délivrera, si nécessaire, l'ordonnance permettant de faire pratiquer un test dans un laboratoire d'analyses médicales ;
- se rendre dans un centre de planification familiale, dans un dispensaire antivénérien ou dans un hôpital.
Comportements à risque :
Tourisme sexuel, recherche d'aventures sans préservatif dans les bars et hôtels.
Les rapports sociaux, professionnels, scolaires et familiaux (partage de vaisselle, vêtements, literie, toilettes et salles de bains, baignade en piscine) sont sans risque.
Le virus humain ne peut infecter les animaux (insectes compris).
Homosexuels hommes séropositifs : en Europe et aux USA, ils sont entre 10 et 80 % selon les régions.
Prostituées séropositives : en Afrique centrale et dans certaines villes de l'Inde et de Thaïlande : de 30 à 85 %.
En Afrique de l'Est : jusqu'à 30 % de la population générale adulte des villes est infectée.
Nord de la Thaïlande : 10 % des jeunes femmes enceintes sont séropositives.
Toxicomanes séropositifs : sur 172 000 cas de Sida diagnostiqués en Europe jusqu'à la fin 1995, 43 % étaient associés à l'injection de drogues.
Prévention :
- Fidélité constante et réciproque de 2 partenaires séronégatifs ;
- Rapports sexuels sans pénétration ;
- Usage de préservatifs ou digues dentaires en latex : usage unique, mise en place avant toute pénétration, port pendant tout le rapport pour éviter les contacts entre les muqueuses rectale, vaginale, urétrale ou buccale et le sperme, sécrétions vaginales et cervicales ou sang ;
- Au moindre doute, faire des tests de dépistage, les répéter et, dans l'intervalle, s'abstenir de tout rapport sexuel.
Traitements :
L'objectif essentiel des traitements actuels (anti-rétroviraux) est de maintenir la quantité de virus dans l'organisme à un niveau très bas, ce qui ralentit de manière importante l'évolution de l'infection vers la maladie Sida.
Actuellement, les traitements ne sont pas seulement prescrits à un stade avancé de l'infection :
- le traitement d'urgence, après exposition à un risque, peut empêcher la contamination. Il doit être pris pendant un mois. Son efficacité n'est pas certaine.
- quand il y a infection par le VIH, un traitement d'une durée illimitée vise à ralentir l'évolution vers la maladie Sida.
Cependant, les traitements ne permettent pas une disparition totale du virus de l'organisme. C'est pourquoi on ne peut pas parler de guérison à propos de l'infection à VIH.
Les patients sous traitement ont à faire face à des contraintes particulières :
- la nécessité d'un respect scrupuleux de la prise de tous les médicaments prescrits ;
- les effets indésirables ;
- les nombreuses interactions avec d'autres médicaments ;
- parfois, la résistance du VIH à certains traitements.
Malgré ces difficultés, les traitements améliorent, dans la plupart des cas, l'état de santé global des personnes infectées par le VIH.
Remarque importante :
Le fait d'avoir une MST multiplie par 100 le risque de contamination du virus du Sida (surtout si les MST présentent des signes au niveau génital). En effet, toute plaie au niveau des organes génitaux, si minime soit-elle, favorise la pénétration par voie sexuelle du VIH dans l'organisme. D'autre part, une MST qui survient chez une personne infectée par le VIH, connaît une évolution plus grave et un traitement plus difficile.
Si l'on a contracté une MST, le mieux est aussi de pratiquer un test de dépistage du VIH.
Information du public et aide aux personnes touchées
- Act Up-Paris (Aids Coalition to Unleash Power : Coalition du Sida pour le déchaînement du pouvoir)
45, rue Sedaine
75011 Paris
3615 Act-up
Créé en 1987 aux USA et en 1989 en France.
- Aides (fédération nationale des associations d'information et d'aide aux malades du Sida)
23, rue de Château-Landon
75010 Paris
Créé en 1983 en France.
- Association de lutte contre le Sida (ALS)
16, rue Pizay
69001 Lyon
- AP Sida (Assistance publique Sida)
3614 APP et permanence téléphonique
- Arcat-Sida (Association de recherche, de communication et d'action pour le traitement du Sida)
94-102, rue de Buzenval
75020 Paris
3615 Arcatsida
- Association Didier Seux - Santé mentale et Sida
6, rue de l'Abbé-Grégoire
75006 Paris
- Centre Tibériade
19, rue de Varenne
75007 Paris
- Dessine-moi un mouton (enfants et familles)
33, rue des Bergers
75015 Paris
- Crips-Ile-de-France (Centre régional d'information et de prévention du Sida)
Tour Maine-Montparnasse, 12e étage
33, avenue du Maine
BP 54
75755 Paris Cedex 15
3614 Crips
- Diagonale 91
2, rue du Lieutenant-Legard
91260 Juvisy-sur-Orge
- Ensemble contre le Sida (ECS)
228, rue du Faubourg-Saint-Martin
75010 Paris
- Institut Alfred-Fournier
25, boulevard Saint-Jacques
75014 Paris
- Prips (Pôle régional d'information et de prévention du Sida)
MRPS 4-6, rue Jeanne-Maillotte
59110 La Madeleine
- Safe (accueil, information et suivi des femmes séropositives enceintes)
Maternité de Port-Royal-Baudelocque
123, boulevard de Port-Royal
75014 Paris
- Sida info service (SIS)
190, boulevard de Charonne
75020 Paris
N° vert national : 0800 840 800
- Solidarité Sida
14, rue de Savoie
75006 Paris
- Union nationale des associations de lutte contre le Sida (Unals)
16, rue du Delta
75009 Paris
- Vaincre le Sida (VLS)
41, rue Volta
75003 Paris
La syphilis
La syphilis est également appelée "vérole". C'est la MST la plus anciennement connue en Occident et la plus grave. Son nom vient de Syphilus, berger héros du poème (1530) de Hieronymus Frascatorius, chirurgien de Vérone. Elle est due au tréponème pâle de Schaudinn, micro-organisme très mobile en forme de spirale. En 1998, des chercheurs d'Atlanta (USA) en ont décrypté les gènes.
Symptômes :
Après une période d'incubation de trois à six semaines apparaît le chancre, petite lésion ulcérée souvent indolore et parfois recouverte d'une croûte sur le gland, la marge anale, le rectum, le mamelon, la bouche ou dans la gorge. C'est le stade primaire de la syphilis, qui passe généralement inaperçu chez la femme, avec gonflement de ganglions voisins (adénopathies).
Modes de transmission :
- Par voie sexuelle.
- De la mère à l'enfant.
Complications principales :
Si le chancre n'est pas soigné, il évolue vers la syphilis dite "secondaire" avec apparition entre la 6e et la 10e semaine de petites taches rosées sur la peau (roséole) et de plaques muqueuses très contagieuses dans la bouche et sur les organes génitaux, perte de cheveux "en clairière" puis boutons (syphilides), notamment sur la paume des mains, la plante des pieds et autour de la bouche. Cette période est très contagieuse : les lésions fourmillent de tréponèmes. La guérison est observée sans séquelles par antibiotiques. Certains cas non traités évoluent en 5 à 30 ans après la contamination, vers des lésions graves, notamment cardiaques et nerveuses (paralysie générale, tabès) : c'est la "phase tertiaire".
Diagnostic :
Celui-ci est confirmé par la prise de sang qui devient positive un mois environ après le contact infectant.
Traitement :
Lorsque le diagnostic est précoce, une série d'injections d'antibiotiques spécifiques guérit le malade. Le traitement dure environ deux semaines, et l'évolution est ensuite surveillée de façon régulière par des prises de sang contrôlant l'efficacité des médicaments ; il doit s'étendre au partenaire.
Comment diminuer les risques de contamination :
Le préservatif est l'unique moyen de diminuer les risques de contamination.
La trichomonase
Cette affection est provoquée par le Trichomonas vaginalis, parasite du vagin chez la femme et des voies urinaires chez l'homme.
Symptômes :
- Chez l'homme : il n'y a aucun symptôme, mais l'homme porteur du parasite transmet la maladie.
- Chez la femme : après une période d'incubation de deux à soixante jours, apparaissent des pertes vaginales laiteuses et malodorantes accompagnées d'une inflammation et de démangeaisons du vagin.
Modes de transmission :
Par voie sexuelle.
Complications principales :
Infection sans gravité.
Diagnostic :
Prélèvement local.
Traitement :
Il est indispensable de traiter les deux partenaires en même temps par un médicament antibiotique.
Comment diminuer les risques de contamination :
Le seul moyen de diminuer les risques de contamination est l'utilisation d'un préservatif.
Le préservatif masculin : mode d'emploi
- Un préservatif doit être mis en place avant toute pénétration vaginale ou anale et n'être utilisé qu'une seule fois. Les préservatifs doivent être conservés à l'abri de la chaleur et de l'humidité.
- N'utilisez que les préservatifs portant le marquage CE sur l'emballage. Cette inscription est la preuve qu'ils ont été soumis à des contrôles techniques très sévères et qu'ils sont conformes aux normes de qualité européennes.
- Le préservatif féminin, qui est en polyuréthane, est une alternative au préservatif masculin, notamment en cas d'allergie au latex.
- Ouvrez délicatement l'emballage par son extrémité dans le sens de la largeur. Il existe souvent une encoche prévue à cet effet. Attention aux coups d'ongles, de dents ou d'objets coupants qui pourraient déchirer le préservatif.
- Le préservatif doit être mis en place sur le sexe en érection avant tout contact entre les organes génitaux.
- Lors de la mise en place, pincer avec les doigts le réservoir ou l'extrémité du préservatif pour en chasser l'air.
- Déroulez le préservatif aussi loin que possible sur le sexe. S'il ne se déroule pas bien, ne forcez pas. Jetez-le et prenez-en un autre.
- Si vous appliquez sur le préservatif un lubrifiant (indispensable seulement en cas de pénétration anale), ne pas utiliser de produit gras, mais exclusivement un gel à base d'eau (vendu en pharmacie).
- Retirez-vous après l'éjaculation, avant la fin de l'érection, en retenant le préservatif à la base du sexe, de façon à éviter toute "fuite" de sperme.
- Jetez le préservatif à la poubelle après l'avoir noué.
6 Décembre 2005
Diana BOUAYAD-AMINE
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