Réchauffement climatique
Japon et Union européenne pour des objectifs "contraignants"
LES dirigeants du Japon et de l'Union européenne ont revendiqué une approche "ambitieuse et contraignante" pour lutter contre le réchauffement climatique et réclamé des actions d'urgence face à la crise alimentaire mondiale.
Le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda, le président en exercice de l'Union européenne et Premier ministre slovène, Janez Jansa, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, se sont dits "déterminés à promouvoir le partenariat stratégique Japon-Union européenne", afin de faire face aux "défis mondiaux".
Au premier rang de ces défis, la lutte contre le réchauffement climatique, pour laquelle ils ont appelé à l'instauration "d'objectifs chiffrés de réduction d'émissions (de gaz à effet de serre) à moyen terme", ce qui constituerait "un élément essentiel d'un accord" post-protocole de Kyoto.
Le Japon et l'Union européenne ne donnent toutefois aucun chiffre à atteindre.
L'Union européenne voudrait obtenir un engagement sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre allant de 25 à 40 % d'ici à 2020, par rapport à 1990.
Mais le Japon s'est jusqu'à présent gardé d'avancer tout chiffre, se fixant pendant longtemps sur la position américaine en la matière. En début d'année, l'archipel avait toutefois annoncé qu'il fixerait son propre objectif national de réduction d'émissions.
L'évolution actée dans le texte conjoint de mercredi 23 avril a fait dire à José Manuel Barroso qu'il était "très heureux" des conclusions du sommet.
Yasuo Fukuda a pour sa part expliqué à ses interlocuteurs la proposition japonaise d'"approche sectorielle" de réduction des émissions - branche économique par branche économique - qui a laissé sceptiques de nombreux pays, notamment en développement.
Les dirigeants japonais et européens se sont par ailleurs penchés sur la crise alimentaire mondiale, notant "avec beaucoup d'inquiétude" la hausse des prix de la nourriture, ainsi que du pétrole.
Ils ont souligné "la nécessité urgente de s'occuper de ce problème, notamment au vu de son impact sur les efforts des pays en développement pour vaincre la pauvreté et atteindre les objectifs de développement du millénaire" de l'ONU.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a prévenu mardi 22 avril que la crise alimentaire mondiale menaçait de plonger dans la famine des dizaines de millions de personnes.
23-04-2008
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